Au départ, j’avais donné comme titre à ce billet : L’obésité morbide du chat est-elle liée à la crise des subprimes ?
C’était un peu racoleur, et surtout complètement con… du coup j’ai changé. Et vous allez me dire : mais qui est Poupée de Maldapour ?

Poupée, c’est la mère de l’autre fils de pute, je veux dire Samy, notre chat (cf. photo ci-contre). Ce n’est pas sa mère biologique, notez bien, mais plutôt son aïeule la plus éloignée, celle qui, d’après la légende, serait la mère de tous les sacrés de Birmanie en occident.
Les origines de cette race sont assez floues et reposent sur des hypothèses plus ou moins vraisemblables. Cela dit, j’ai pas l’intention de refaire l’histoire, c’est juste que récemment je me suis posé pas mal de questions sur Samy, au point que je me suis demandé s’il y en avait d’autres comme lui, ou si c’était juste tombé sur nous, un gène qui aurait muté, je sais pas, ou simplement la poisse, la boule noire dans Motus
Quoi qu’il en soit, en tirant sur le fil de la pelote j’ai trouvé cette photo, il s’agit d’un portrait de Dieu d’Arakan, un des étalons fondateurs de la race (Dieu d’Arakan, sans déconner, pourquoi pas Sauron tant qu’on y est :-D). La ressemblance avec Samy est assez flippante…

Au bout du compte j’ai trouvé aucune réponse aux questions que je me posais. D’ailleurs j’aurais dû commencer par là : depuis quelque temps, Samy a changé. Ou plutôt, c’est son rapport à la bouffe qui a changé.
En principe, et contrairement aux chiens, les chats sont relativement autonomes vis-à-vis de leur alimentation. On remplit leur gamelle et on n’a plus besoin de s’en soucier, ils s’auto-gèrent, ils vont à la gamelle plusieurs fois par jour et bouffent de petites quantités de croquettes. C’est même un des rares trucs appréciables chez les chats, ils font leur life : pas besoin de les sortir pour aller chier, pas besoin de leur filer à bouffer à heure fixe, ils se jouent des tours à eux-mêmes et se fightent contre des ombres… No stress quoi.
Sauf que depuis quelque temps, donc, Samy se comporte comme un clebs. Lorsqu’on lui file à bouffer, il descend sa gamelle comme s’il avait pas bouffé depuis une semaine. Après quoi il est pas rare qu’il gerbe dans un coin et, pour peu qu’on fasse pas gaffe, qu’il se mette à bouffer son gerbis (atroce).
Au début on s’est dit que c’était passager, qu’il avait pas trop le moral et qu’il compensait par la bouffe (ouais ça s’appelle un transfert, mais bon on essaie de se rassurer comme on peut). Sauf que ça ne lui passe pas.

Il nous restait donc deux options. Soit on le laissait faire, au risque de le voir se transformer en ça ; soit on le rationnait.
Perso j’étais assez chaud pour la première option (gnruf gnurf gnurf !), mais la boulette était un peu moins enthousiaste à l’idée de voir Samy quadrupler de taille, elle m’a donc invité à télécharger le cône doseur Friskies pour réguler son alimentation.

Nous n’avons pas encore assez de recul pour dire que tout est rentré dans l’ordre, mais c’est en bonne voie, et nous ne manquerons pas de vous tenir au courant. Car il ne fait aucun doute que ce sujet vous passionne, n’est-ce pas ?

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« Well-behaved women rarely create history. »
Laurel Thatcher Ulrich

Céline a été vilaine. Très vilaine.
D’aucuns diront qu’elle n’y est pour rien, qu’il y a toujours une part de chatte au poker, que ça fait partie du jeu et qu’il faut l’accepter. Ouais mais non. Nous autres ça nous aide pas, le hasard c’est un concept qui nous échappe, il nous faut du concret, un coupable, quelqu’un sur qui taper…

Tout avait pourtant bien commencé.
De mémoire, c’est Alex qui avait émis l’idée de faire une étape le weekend du 1er septembre. On était déjà le 27 août, ça ne laissait pas beaucoup de temps pour s’organiser mais c’était jouable.
Dans un souci de simplicité, je proposai de bouffer tous ensemble quelque part en ville et de se retrouver ensuite chez quelqu’un pour jouer, ça changerait de la formule habituelle (laquelle veut qu’un gus se porte volontaire pour qu’on lui vide son frigo, dépouille son appart et ruine ses rapports de bon voisinage), et surtout ce serait moins de bordel à gérer pour l’hôte de la soirée.
Sur ces entrefaites, Riton nous fait savoir que François est chaud pour faire ça chez lui. Il précise que François ne sera pas là. [Euh quoi ?!] Il nous explique que François doit tracer en Bretagne pour récupérer sa marmaille mais qu’il nous met son appart à dispo. Le cœur sur la main, François. Sans déconner.

C’est donc à Saint-Miche qu’on jouerait, restait à trouver un endroit à proximité pas trop dégueulasse pour bouffer.
Riton en ferait son affaire. Je sais pas pour les autres, mais perso quand Riton prend le lead sur un truc je suis jamais tranquille. C’est un peu comme lorsqu’il joue au poker, avec lui on sait jamais ce qui va sortir du chapeau… Je dois pourtant avouer que si le restau dans lequel on a atterri avait des airs de cantoche sociale (du genre qui prend pas la carte de crédit), l’ambiance était plutôt rock et la bouffe correcte rapport aux tarifs pratiqués. Bref, plutôt sympa cette Tanière qui propose une cuisine aux accents basques et réserve à ses clients un accueil des plus chaleureux.
A fortiori, sympa aussi cette formule de soirée en deux temps puisque Claire, Roxane et la boulette ont fait le déplacement au restau sachant qu’elles ne joueraient pas au poker. Soit dit en passant, je pense que j’ai un méchant ticket avec Roxane  😉

Cyril nous a fait la surprise de se joindre à nous dans le courant de la soirée, il serait donc de la partie, et Tony Jazz avait prévu de se rendre directement chez François. Tony Jazz, un putain de guest ? Ouais, mais pas un guest comme les autres. Tony, c’est un artiste. Producteur, compositeur, multi-instrumentaliste, cofondateur de la On Air Agency, une boîte de design sonore qui colle du lourd. Le genre de guest qui inspire le respect.
Tony s’est notamment fait connaître en démoulant un clip sur la campagne d’Obama lors des présidentielles de 2008 :

Après, artiste ou pas, du moment que y’a moyen de lui taper cinq euros…  😀

Bon, l’heure est venue de débriefer.
En lice pour cette huitième étape de la saison : Alex et Céline les bons plans foireux, Cyril, Le Prof, Mat, Riton, Tony et votre serviteur (Poupart).
J’ai pas la force de vous raconter l’étape par le menu (je comptais un peu sur François en fait 😀 ), une partie de pok c’est comme un film de boules, t’en as vu une… Au reste, il me semble que le tiercé s’est joué sur un coup, un coup terrible, un coup shakespearien qui a vu quatre joueurs aller à tapis pré-flop !

Voici donc une infographie de ce qu’il convient d’appeler le coup de la mort :

Probabilités du plus gros traquenard de la saison

Tâchons de reprendre le déroulement de cette main et d’analyser à froid ce qui se passe, en nous appuyant sur les probabilités* de gain.

Pré-flop : Céline est logiquement devant avec American Airlines, suivi par Riton et sa paire de 10. Là, il faut comprendre que Cyril (paire de Dames) est derrière Riton parce que Mat a une Dame en main, ce qui minimise ses chances de toucher un brelan alors que celles de Riton restent entières. Enfin, ça sent déjà le sapin pour Mat qui a pourtant une jolie main (QK couleur) mais qui était premier de parole. C’est sale.

Flop : Avec autant de têtes, on était en droit d’attendre un flop de merde : JK10, bim ! Riton touche son brelan, il prend une méchante option sur le pot.
Vous observerez que la somme des pourcentages n’est pas égale à 100, c’est dû au fait qu’il y a des possibilités de split. Dans cette configuration, Mat et Cyril ont à peu près 20% de chance de se partager le pot. En effet, si un As ou un 9 venaient à tomber au turn et qu’une merde sortait à la river (ou inversement), ils toucheraient tous les deux la suite (grâce à leur Dame).

Turn : Le brelan de Riton se transforme en full, c’est tout bénéf pour lui, il a plus de huit chances sur dix de gagner le coup. Mais c’est aussi le Roi de l’espoir pour Mat : une Dame (pour un full supérieur à celui de Riton) ou un Roi (pour le carré) ferait bien son affaire. C’est en revanche perdu pour Cyril, et seul un As pourrait sauver Céline…

River : Ouch ! Atroce.

Moralité : C’est dur à encaisser pour Riton. D’un autre côté, il faut bien admettre que Céline a la meilleure main pré-flop, au moment où les décisions se prennent, après quoi ce sont les cartes qui décident. Tout n’est peut-être pas si pourri au royaume des LSOP…
Ce coup était de toute façon hors normes, rendez-vous compte : 13 cartes sur la table (soit 25% du paquet de 52) et pas une seule en dessous de 10 !
Un peu plus tard, Céline me sortira à la régulière, dans un coup difficile à lire, preuve que sa performance ce soir-là ne devait rien au hasard et qu’elle mérite les félicitations du jury.

Notons qu’à la fin de l’histoire c’est Alex qui gagne, c’est même la quatrième fois qu’il remporte une étape des LSOP (pas peu fier, ce saucisson m’a fait remarquer qu’il était invaincu en head’s up !), mais c’est surtout à sa p’tite femme que nous pensons. Au mal qu’elle nous a fait. Au temps qu’il nous faudra pour nous relever. Au panier de crabes qui nous attend chez Tom.

*Les probas sont tirées de http://www.pokerlistings.com/online-poker-odds-calculator

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« C’est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre.  S’il se passe un truc moche, on boit pour essayer d’oublier ;  s’il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter,  et s’il ne se passe rien, on boit pour qu’il se passe quelque chose. » Charles Bukowski, extrait de Women.

Les 21 et 22 juillet derniers, la septième étape des LSOP a posé ses jetons au manoir familial de votre rédacteur : la Chaumière.
C’est la deuxième fois que nous nous retrouvons en ces lieux, petite piqûre de rappel de la première (double) étape hivernale : http://www.frank-poupart.org/blog/?p=7720
Cette fois-ci, six losers ont répondu présents : Jul’ aka Spiderwoman, Poupart, Riton, The Brain, Tom et moi-même (Le Prof).

L’occasion rêvée de participer à nos JO à nous, plusieurs épreuves étant au programme :

– se mettre d’accord sur la liste des courses (médaille d’or pour Jul’, nous avions perdu d’avance…)
– se faire prendre en photo devant un monster truck (épreuve réussie en équipe avec brio, cf. photo plus haut)
– rally champêtre Polo vs Audi entre Ruffec et Chenon (nouvelle médaille d’or pour Jul’ qui a contenu les assauts de The Brain)
Time’s up ! (Jul’ et Poupy en force, Gary Gygax represents !)
– meilleure salade composée (le titre pour Tom, en même temps c’était le seul en lice…)
– boire du bon vin (je pense être légèrement devant, mais alors légèrement…)
– casser de la vaisselle (Jul’ avec son all-in « assiette/lardons » pré-frigo)
– lutte gréco-romaine avec une armoire (médaille d’argent pour Poupy, l’armoire conserve son titre)
– dormir dans la même piaule que Riton (Tom, seul participant, respect mec, sûrement la discipline la plus hard du weekend !)
– boire de la bière avec une partie de son corps non prévue à cet effet (big up à Poupy !)
– rester à moins de deux mètres de Riton dimanche après-midi (cinq abandons, Riton a vaporisé ses adversaires !)
Skull & Roses (moi, oui, moi gagner au Skull, ça sent la charité à plein nez de mes invités !)
– maîtriser le recul d’une bonbonne de chantilly (Poupy a sublimé l’art de décharger son liquide blanc à des hauteurs insoupçonnées !)
– se faire copieusement engueuler par sa femme pour retour tardif à la maison (The Brain ou comment dormir sur la canapé. « Le changement, c’est maintenant ! »)

Accessoirement, nous avions aussi prévu de jouer au poker. Au départ, c’était même la raison de notre rassemblement. À ce petit jeu qui s’échelonne sur douze mois, Poupart mène la danse avant cette septième étape et pour dire les choses crûment ça pète les couilles à pas mal de monde. Non pas que les loosers aient quelques griefs personnels contre lui (quoique), disons simplement qu’on aimerait bien que la roue tourne et que si au passage on pouvait lui chier sur la gueule… On a l’esprit de service entre potes  😀

Accéder au dossier des rushes (fichiers _70 à _85) © HEG

À partir de ce constat, Riton et moi avons donc ruminé une stratégie la veille. En effet, dès le 20, nous avons monté l’opération « Petits meurtres entre amis ». Celle-ci sonnerait la déchéance du despote. Il fallait cinq larrons prêts à tout avec des rôles bien précis :

1. Jul’ : Seule drôlesse dans l’histoire, elle avait la lourde tâche de faire du gringue à la victime désignée.
2. The Brain : Être The Brain n’est déjà pas une mince affaire, nous avons donc décidé qu’il reste lui-même.
3. Moi : Faire semblant d’être bourré pour endormir la bête, rôle taillé sur mesure au vu de mes compétences.
4. Riton : Rapporter, espionner, noter tous les faits et gestes du Poup’.
5. Tom : Discrètement, le moment venu, c’est Brutus qui poignarderait César.

J’aime dire à la façon d’un Hannibal Smith : « J’adore qu’un plan se déroule sans accroc ! » C’était sans compter que dans nos rangs il y avait un ou deux Looping qui se cachaient…

Nous sommes samedi soir, il est 23:04, la partie débute.

À ce moment-là, je suis complètement fondu dans mon rôle, véritable démonstration d’Actors Studio, tout le monde n’y voit que du feu, même moi. Jul’ fait ce qu’elle peut pour comprendre les règles (« Ah bon ? Le 8 est plus fort que le 3 ? »), The Brain fait profil bas, Riton continue d’espionner et Tom fait le travail en remportant de manière agressive des jolis coups.

23h37 : La première banderille est plantée, je fais une annonce alors que je ne suis pas de parole… histoire de destabiliser le Poup’. Tom, Dude, Jul’ et moi sommes à tapis, c’est Poupart qui remporte le coup avec un brelan de trois… Là, je me dis que j’ai peut-être pas choisi les bons partenaires pour mener à bien mon coup de génie.

23h50 :  Jul’ rebuy pour la première fois… Prévisible. Tenir trois quarts d’heure relevait déjà de l’exploit. Elle remplit son rôle à merveille !

23h54 : Nouveau coup de pute de ma part, un petit mélange pré-flop ni vu ni connu, enfin si, vu quand même sinon ça sert à rien. Sans audace pas de gloire !

00h07 : Comme prévu la veille, je suis out au bout d’une heure et file mon stack à Riton. Naturellement, je rebuy.

00h15 : Pause Cornetto et petit moment pour faire un bilan de l’opération. À ce stade, on tient le bon bout, Tom est bien-bien, Riton s’est bien refait la cerise grâce à mon stack, The Brain passe à travers les balles, je suis moyen, Jul’ a compris comment faire une paire et Poupart n’a toujours pas saisi dans quel traquenard il a foutu les pieds.

00h30 : Reprise des hostilités. Poupart enchaîne quelques vols de blinds, c’est un peu le poker du pauvre mais ça paie.

01h06 : Tom part à tapis suivi par Riton. Tom rebuy. Là, Riton a merdé, il a fait son « Looping », il aurait dû laisser Tom gagner (Riton, tout le monde sait que tu sais pas gérer les bigs stacks).

01h17 : Deuxième « Looping » de la soirée, il est pour ma pomme. Je fais all-in, en soi c’était prémédité. Tirer ma révérence au bout d’1h45 faisait parti du deal. Néanmoins, je n’avais pas imaginé filer mes jetons à cette crapule de Poupart.

01h33 : The Brain is out. Jul’, sur un malentendu, réalise une paire qui lui permet de survivre. The Brain a rendu une copie presque parfaite, aucun tapis gagnant, aucun bluff réussi et que des folds perdants !

01h38 : Jul’ a paire de Dames servie, une Dame tombe sur la river… n’oublions pas qu’une heure et demie plus tôt Jul’ apprenait à faire une paire ! Imaginez sa situation, elle pense avoir Armageddon dans les mains ! La pov’ petite en perd ses moyens et balance quasi tout son stack sur la river bien évidemment. Pas de bol, il y avait aussi un tirage couleur à trèfle et Tom avait le Roi en main.

01h45 : Nouvel entracte. Tom assure comme un chef, après avoir saigné Jul’, il est devenu chip leader. Poupy, comme prévu, n’est pas loin. Jul’ est au plus mal et Riton limite la casse.

01h56 : Reprise. Jul’ is out deux minutes après, Poupy l’a nettoyée. Bon bilan pour la demoiselle qui aura su maîtriser l’art de composer une paire et même un brelan au cours de cette soirée.

02h18 : Un drame se produit… Riton est démoli de la plus sale des manières par Poupy, je vous retranscris ici-même ses dernières notes : J’ai A10, Poupy 77. Sortent 3, 7 et 8 sur le flop ! ‘Culé Poupart – chienne, salope, petite merde – il en a pas branlé une depuis le début, en loucedé comme à chaque fois, je suis short stack. Putain fait chier ! On sent que le Riton en a gros sur la patate !

02h37 : Riton finit par déposer les armes, l’augmentation des blinds a eu raison de lui. Pause avant le head’s up : Tom/Poupy. État des lieux : Poupy possède une avance plus que confortable (d’après Riton, 53 fois le stack de Tom) et peut se permettre de voir venir.

03h00 : Le duel commence. Tom est en pleine crise d’adolescence, mode rebelle activé, il agresse le Maître ou la Pourriture de la partie, c’est selon, à tout-va et vole les blinds. Tom est bien entré dans le head’s up. S’ensuit un nombre incalculable de folds, on commence à s’endormir…

03h31 : Premier tapis simultané. Poupy AK dépareillés, Tom K8 à pique. A7 pique et 7 tombent sur le flop. Ça sent le pâté pour Tom. 10 sans valeur sur le turn, Poupy savoure déjà sa victoire avec un air négligé. Dame de pique sur la river ! Bad beat ! Couleur venue des limbes pour le Tom qui se remet en selle.

03h49 : Round 2. Poupy 10-10, Tom K9 à carreau. Rien sur le flop et le turn. River, un roi tombe. Deuxième bad beat ! Poupart est assommé, lui qui pensait remporter cette étape voit le sort se jouer de lui une nouvelle fois.

03h59 : Round 3. Poupy fait all-in avec AJ à trèfle, Tom suit avec A8 dépareillés. Trois trèfle tombent, Poupart is back ! Tom est au plus mal, il peut à peine payer les blinds.

04h02 : Round 4. Tom réalise une belle couleur qui double son stack, il a la peau dure ce Tom.

04h12 : Round 5. Poupy tapis avec A2, suivi avec un malheureux 86 par un Tom exténué, la partie dure depuis plus de cinq heures ! Deux 6 au flop. Atroce, troisième bad beat contre Poupart. Celui-ci me jette un regard noir puisque c’est moi qui deale depuis le début du head’s up. Là, c’en est trop, Poupy est sous le choc, à cran, perlant de sueur, et une fois n’est pas coutume me presse expressément de distribuer la prochaine main. Je prends donc un malin plaisir à rassembler le plus lentement possible les cartes et les mélanger au moins une bonne dizaine de fois. Tom, lui, est aux anges, son caleçon en garde les stigmates.

04h21 : Round 6. Poupy part all-in avec A2 (bis repetita), Tom suit avec J2. Cette fois-ci, un quatrième miracle ne se produira pas, rien ne sort et l’As est high card. Poup’, au terme d’un voyage à travers les enfers, qui est passé du stade d’une victoire facile à une déchéance sans nom, finit pas achever Tom.

J’aurais vraiment aimé dire qu’un plan se déroule sans accroc mais le bon vieux Poupart a déjoué tous nos pièges. Faut dire que nous l’avons bien aidé… Perso, j’ai oublié le plan au bout d’une heure de jeu, la faute à une immersion totale dans mon rôle. The Brain a fait du The Brain donc on ne peut pas lui en vouloir. Jul’ était là pour faire le nombre donc… Riton, franchement j’y ai cru, en tout cas au début puis finalement non, bluffs foireux, all-in maladroits, trop de pression, tout ça. Tom, le seul, l’unique à avoir assuré et quasiment rempli sa mission, il s’en est fallu de peu, dommage my friend !

Une bien belle victoire pour Poupy, qui au final l’a bien méritée après cet interminable marathon qui de mémoire s’est terminé sur le plus long head’s up de l’histoire des LSOP.

Je finirai par un grand merci aux cinq loosers d’être venus dans ma chaumière et mention spéciale pour Jul’ qui a dû supporter cinq mâles en rût tout un weekend.

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Aujourd’hui, j’ai renouvelé nos ESTA (Electronic System for Travel Authorization) à la boulette et moi. C’est un truc obligatoire dont on doit s’acquitter pour pouvoir se rendre aux States. Ça consiste en un formulaire à remplir et une taxe de 14$ payable en ligne (ça me fait penser que la première fois qu’on a fait notre demande, en août 2010, c’était encore gratuit).

Certaines questions du formulaire sont assez amusantes, comme la question C :

« Avez-vous autrefois été impliqué(e), ou êtes-vous maintenant impliqué(e), dans des activités d’espionnage ou de sabotage ; de terrorisme ; de génocide ; ou, entre 1933 et 1945, avez-vous participé, de quelque façon que ce soit, à des persécutions perpétrées au nom de l’Allemagne nazie ou de ses alliés ? »

Seriously ?

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À une époque c’étaient des petits soldats…

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« Kinda lonely tonight, I guess I have bad intentions… » DSK Brett Favre

J’ai retrouvé un peu par hasard une vidéo des highlights du match Jets versus Vikings auquel la boulette et moi avons assisté en octobre 2010 à New York (voir plus bas dans cet article).

C’était un rêve de kid, un château en Espagne.
Je me revois, vingt-cinq ans en arrière, demander à ma tante d’enregistrer le match NFL de la semaine sur Canal avec une de mes vieilles VHS BASF usées jusqu’à la corde. Si on m’avait dit qu’un jour je serais aux premières loges…
Et l’enthousiasme est là, intact, lorsque j’ouvre l’enveloppe qui contient les précieux sésames ; c’est toute une partie de mon enfance qui remonte.

J’avais d’abord essayé de booker des places pour les Knicks (NBA) mais les premiers matches avaient lieu deux semaines plus tard, et aucune rencontre de pré-saison n’était prévue au MSG durant notre séjour à NY (nous aurons toutefois la chance d’assister à un entraînement, cf. cet ancien post). Après quoi j’avais hésité entre un match des Yankees (MLB) dans le Bronx et un des Jets (NFL) dans le New Jersey, les Giants jouant à l’extérieur cette semaine-là. Un choix cornélien, mais je ne pouvais pas décemment infliger deux soirées sport US à ma boulette (des mecs qui s’astiquent pour un yard ou un vol de base, ça ne l’émeut pas plus que ça), ce serait donc les Jets, avec une affiche particulièrement alléchante puisque ces derniers recevaient les Vikings où officiait un certain Brett Favre !

En fait, depuis que nous étions arrivés, Favre faisait régulièrement la une des journaux TV. Au début je pensais que c’était en raison de son statut de légende vivante (41 ans), et que les journalistes spéculaient sur la date de son départ à la retraite sachant qu’il était probablement en train de faire la saison de trop, mais quand j’ai tendu l’oreille j’ai compris qu’il s’agissait de tout autre chose. Favre était en fait poursuivi par une ancienne « Gameday Hostess » des Jets, une certaine Jenn Sterger, à qui il aurait envoyé des SMS pour le moins suggestifs, avec des photos de sa teub. Forcément, ça ne cadre pas vraiment avec les valeurs d’exemplarité qu’on voudrait faire porter aux champions de son rang, mais je trouve que les Ricains en font des caisses (ils sont friands de ce genre de scandales). D’autant que j’ai quelques doutes sur les mœurs de notre hôtesse, et qu’il me surprendrait qu’elle aille au catéchisme tous les dimanches.
Au fond, c’est jamais que des SMS ; Clinton lui, au moins, il s’était fait sucer 😀
Un peu plus tard, juste après que Favre ait été condamné à une amende de 50 000 dollars (non pas qu’il ait été reconnu coupable dans l’affaire Sterger mais officiellement « for not being forthright in an investigation »), deux autres nanas taillées comme des miss vénézuéliennes, anciennes « massage therapists » de l’équipe de Jets (c’est dingue les noms qu’ils trouvent pour pas dire « putes »), ont également accusé Favre de les avoir harcelées par SMS.
Alors, Brett Favre est-il un serial sexter adultère ? Ou nos masseuses ont-elles trouvé un filon potentiellement juteux (sans mauvais jeu de mots) ? La Cour suprême de Manhattan doit bientôt entendre Favre (et un ou plusieurs membres du staff des Jets) au sujet des accusations qui pèsent contre lui.
M’est avis que Favre aurait dû tirer sa révérence après son excellente saison 2009, mais il semble qu’il ait voulu se laisser une dernière chance de… rater sa sortie.

Revenons au match.
Tout se présentait pour le mieux. La boulette et moi avions passé la journée à flâner du côté de Brooklyn Heights, nous étions retournés à l’hôtel pour nous rafraîchir avant de remettre les gaz direction le New Jersey. Nous avions décidé d’y aller en bus vu que la station (Port Authority Terminal) se trouvait à quelques blocs de là où nous créchions.
Il avait fait un temps radieux toute la journée, la soirée s’annonçait claire et douce, rien ne laissait augurer que des pluies diluviennes et des boules de feu allaient s’abattre sur New York. Pourtant…

La file d’attente pour le bus faisait bien deux-cents mètres de long mais des navettes se relayaient toutes les cinq minutes, limite en flux tendu. Question logistique, ça ne lésinait pas. Le temps d’avaler un soda et quelques frites, on se retrouvait au fond d’un bus rempli de fans surboostés qui commençaient à pousser des slogans pro-Jets, des trucs plutôt bon enfant, loin des « PSG enculés ! » et autres grivoiseries de gros beaufs décérébrés. D’ailleurs, pas de hooliganisme aux US ni de ghettoïsation dans les stades, total respect entre les supporters qui à l’image du Rugby en Europe font la fête ensemble.

Le New Meadowlands Stadium (rebaptisé MetLife Stadium en 2011), il se voit de loin ; j’ai trouvé sur le site des Jets une photo de nuit qui permet de se faire une assez bonne idée du bouzin. Petite claque.
Ce monstre bénéficie des technologies les plus récentes (il avait été inauguré six mois plus tôt). Il a été construit sur le parking du mythique Giants Stadium (surnommé Meadowlands Stadium) dans le quartier d’East Rutherford, pour la modique somme de 1,6 milliard de dollars et appartient désormais à parts égales aux deux clubs de la ville, lesquels entretiennent une rivalité assez inhabituelle étant donné qu’ils ne jouent pas dans la même conférence (AFC East pour les Jets, NFC East pour les Giants). Les derbys sont donc rares mais intenses, les deux équipes jouant à domicile ! :-)
Je crois savoir que les deux clubs s’affrontent chaque année en août lors d’un match de préparation (pre-season game), sinon il faut attendre que les deux conférences se rencontrent lors de la saison régulière, ce qui se produit tous les quatre ans si j’ai bien compris le fonctionnement du championnat NFL, ou miser sur un hypothétique Super Bowl Giants versus Jets !

Nous sommes donc absorbés par le spectacle de ce mastodonte de lumière, le nez collé à la vitre, lorsque, d’un coup d’un seul, des trombes d’eau se mettent à tomber. Je ne vous parle pas de la pluie qui bruisse gentiment et sous laquelle on s’amuse façon Sinatra, non, je veux parler de la mousson, celle qui sévit normalement en Inde ou au Bangladesh et finit en torrents de boue. C’est un peu comme si des milliards de gus avaient mis le pommeau de leur douche en mode gros jet et poussé la pression à burne.
Sur le moment, on s’est dit que le chauffeur était pas con, qu’il allait nous poser juste devant l’entrée du stade, quitte à faire une légère entorse au règlement. Négatif, à cinq-cents mètres qu’il nous a lâchés, comme des merdes, au beau milieu du parking, aucun moyen de s’abriter. Atroce.
Vous allez me dire, ça reste de l’eau, c’est pas la fin du monde, le blème c’est que j’avais toutes mes économies dans mon sac photo (deux boîtiers, quatre objos…) et que je commençais à faire dans mon slip, y’avait bien une sorte de capote pour protéger le sac mais j’étais pas sûr que ça suffise vu l’intensité du merdier. Au reste, il n’y avait pas trente-six solutions, une fois sur le marchepied du bus, la boulette et moi nous sommes regardés, nous avons regardé en direction du stade, nous nous sommes regardés à nouveau, d’un regard qui voulait dire : « C’est l’enfer qui nous attend, mais on est pas des tapettes : banzaaaaaiiiiiii ! »

On avait pas fait dix mètres qu’on était déjà trempés jusqu’aux os. Nous marchions dans vingt centimètres d’eau (et j’ai pas l’accent de Marseille), des éclairs déchiraient le ciel dans un bruit assourdissant. Mauvaise passe.

Une fois franchis les portiques de sécurité, il nous apparaît urgent de trouver des ponchos (inconcevable de voir le match avant d’avoir réglé nos problèmes d’étanchéité sachant que le stade n’est pas couvert), nous nous dirigeons donc vers la boutique la plus proche. Je dis boutique mais le premier « store » dans lequel nous entrons doit être aussi grand que la FNAC Bordeaux, tout ici est démesuré, jusqu’aux milliers d’écrans HD qui tapissent les coursives du stade…

Nous nous rendons ensuite à l’entrée de notre section et, détail amusant, chacun de nos pas fait ce petit bruit caractéristique des chaussures qui contiennent au moins 50 cl. d’eau :-)
Là, nouveau coup du sort, nous sommes informés que, les conditions météo étant exceptionnellement mauvaises, l’accès aux gradins est retardé, principe de précaution oblige, des risques électriques sont évoqués. Nous voilà donc stoppés dans notre progression, pris dans la nasse, jouant des coudes au milieu de la meute pour ne pas mourir asphyxiés (je dramatise un peu mais bon, ça ressemblait quand même à ça), et ce pour une durée indéterminée. C’est à ce moment-là, il me semble, que j’ai cru qu’on allait perdre la boulette… Je sentais la détresse dans son regard et en même temps le courage qu’elle se donnait pour sauver les apparences ; c’était un moment important pour moi, elle le savait.

« J-E-T-S ! Jets ! Jets ! Jets ! » Fireman Ed

Après quarante-cinq interminables minutes, nous entrons enfin dans le chaudron du New Meadolands Stadium. Impression visuelle à couper le souffle, ambiance de folie. Énorme claque. À cet instant précis je retrouve mes yeux de gamin, mais en version IMAX !
Autre motif de satisfaction, la vue cadre parfaitement avec celle qu’on m’avait vendue sur le Net (j’en reparle plus bas). Nous n’avions pas très fière allure avec nos ponchos (cf. photo ci-contre) mais nous étions bel et bien dans la place, et la pluie avait finalement cessé (pour mieux revenir à la fin du deuxième quart-temps, atroce).
La suite des évènements est plus convenue : hymne américain chanté a capella par une jeune black façon The Voice, suivi d’une salve de feux d’artifice. Et pour monter en pression avant le kickoff, on pouvait reprendre les cris de ralliement d’Edwin M. Anzalone, plus connu sous le nom de Fireman Ed, ce pompier de NYC devenu figure de proue des fans des Jets (sa notoriété est telle que les Jets ont développé la Fireman Ed Chant App), et mater les chorégraphies du Flight Crew Cheerleaders, l’escouade des danseuses locales carénées comme des poupées Barbie.

Je vous épargne le récit du match sachant que la vidéo ci-dessous en résume les moments clés. Je précise juste que Brett Favre a passé ce soir-là le 500e touchdown de sa carrière (record absolu en NFL) !
Perso j’ai kiffé le jeu de Mark Sanchez (QB des Jets) qui n’est pas forcément très spectaculaire mais qui fait le job avec un sang froid remarquable, ce qui lui permet notamment d’optimiser le temps qu’il passe dans la « pocket ». Impressionnant.

Quelques infos et bons plans à l’usage de ceux qui envisageraient d’assister un jour à un match de ligue américaine (Alex, sors de ce corps !) :

– Acheter vos places à l’avance (les matches se jouent souvent à guichets fermés). Sauf exception, se pointer au stade le jour J en espérant dégotter des places (côte à côte, bon marché et bien situées) n’est pas une idée très « secure ».

– Vous paierez toujours plus que la valeur faciale des billets.
Aux US, les places (toutes les places) sont achetées en amont par des sociétés privées qui les revendent via différents réseaux de distribution. Non seulement le prix de revente est plus important mais des frais de dossier et des taxes s’appliquent, sans parler du port pour nous autres les Frenchies. À l’arrivée, l’addition peut donc être assez salée. D’où l’importance de comparer les prix sur différents sites de vente en ligne, à ce petit jeu j’aurais tendance à penser que ticketnetwork.com et stubhub.com ne sont pas les plus pourris. (Attention, certains sites n’expédient pas en dehors de l’Amérique du Nord et il n’est pas toujours possible de s’en rendre compte sans faire une simulation d’achat. Pensez à vérifier ce point avant de faire des plans sur la comète.) J’ai observé des écarts assez hallucinants d’un site à l’autre pour des places identiques (même section, même rangée). Bref, ne vous précipitez pas et faites des simulations pour connaître le montant TTC des places.
À titre d’exemple, les deux places de ce match m’avaient coûté 386 dollars alors que la valeur faciale d’un billet à l’unité dans la section que nous avions choisie était de 120 dollars, ça vous donne une idée du surcoût lié à la marge du distributeur et aux frais/taxes appliqués. Ça pique.
Naturellement, le taux de change entre aussi en ligne de compte. Quand on observe l’historique de ces dix dernières années, on voit que certaines périodes ont été plus favorables que d’autres (2008 a été une année exceptionnelle). Hélas, avec la crise, l’euro a pris du plomb dans l’aile…

– Pour obtenir les billets, plusieurs soluces s’offrent à vous.
La plus économique, c’est le Will Call : vous payez les billets en ligne et vous les retirez sur place le jour J en présentant au guichet ad hoc une pièce d’identité et la carte de crédit qui a servi au paiement. J’ai utilisé ce service pour booker des places au MSG, c’est easy. L’opération est généralement facturée 2,5 dollars, autant dire peanuts.
La deuxième solution consiste à repérer les places dispos avec l’option « electronic delivery » (envoi par email) ; au départ cette option était gratuite mais elle est de plus en plus souvent facturée (environ 5 dollars).
Enfin, si comme moi vous êtes un romantique et préférez les versions originales, il vous en coûtera environ 40 dollars (les envois internationaux ne sont jamais effectués autrement qu’en express via FedEx ou UPS avec tracking et assurance. Vous payez le prix fort mais le risque de mauvaise surprise est quasi nul). Attention toutefois aux dates d’envoi qui sont mentionnées sur le site et vérifiez que le délai de livraison est suffisant (comptez trois ou quatre jours max), le cas échéant, et si les dates de votre séjour le permettent, n’hésitez pas à vous faire livrer directement sur place, à l’adresse de votre hôtel, cela vous reviendra moins cher.

– Dernier point mais pas le moins important, utilisez un simulateur pour vous faire à l’avance une idée de la vue que vous aurez en live. Ça peut même s’avérer déterminant pour le choix des places. Certains sites proposent directement un outil de virtualisation, d’autres non. Pour un macth au MetLife Stadium, par exemple, il est possible d’obtenir une vue panoramique en renseignant sa section et sa rangée sur la page suivante : http://www.seats3d.com/nfl/new_york_jets/#/p_129_3/ (exemple pour une vue depuis la section 129, rangée 20).

Le 8 octobre prochain, les Jets reçoivent les Texans. Il est pas impossible que la boulette et moi soyons dans les parages…

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« De toute façon, l’homme n’est jamais gagnant dans le duel sexuel. La femme lui est ‘fatale’. »
Jean Delumeau, extrait de La Peur en Occident.

En tant que local de l’étape, c’est moi qui vais vous faire le CR de cette sixième manche des LSOP Saison 2.
Mais avant toute chose, je pense qu’il est bien de recontextualiser un peu tout ça, notamment depuis mon arrivée dans la confrérie des LSOP…
Je me présente : Alex, dit « Alex les bons plans » rapport à mon traquage systématique de tout ce qui peut se faire de mieux à New York.
Arrivé sur Bordeaux en juillet 2010 avec ma femme et mes deux cats, j’ai aussitôt mis en éveil tous mes sens pour chercher et découvrir les bons plans qui existent ici, dans cette magnifique ville du Sud-Ouest.
Prof d’EPS à mes heures, guide de voyage le reste du temps, j’ai fureté dans les bistrots, les coins de rues, les pissotières… pour dénicher LE bon plan de Bordeaux. Et justement, c’est à la suite d’un échange virtuel bordelo-new-yorkais que j’ai fait la rencontre d’un gars du cru qui s’appelait tantôt Frank, tantôt David, tantôt Lambonrice (!?). Nous nous sommes alors fixés une date dans un resto new-yorkais à Bordeaux, avec nos poulettes. Résultat : le coup de foudre !!! J’ai découvert un Poupy en or massif avec sa délicieuse petite boulette.
Plus tard, et bien qu’ils voyaient en moi plus de Dexter que de Huggy Bear, je les conviais at home pour un nouveau repas. Poupart me racontait alors les soirées poker qu’il organisait avec ses potes. « Hummmm intéressant !!! » pensais-je…
J’ai tout de suite flairé la bonne affaire.
Et je peux le dire maintenant (il y a prescription) : quand, en avril 2011, je lui demande si on peut faire une étape à la maison en invitant toute sa bande, j’ai bien évidemment une idée derrière la tête, voire deux : la première est bien sûr de découvrir les potes de sa bande, et la seconde, de m’intégrer à ces locaux.

Mais finalement c’est tout autre chose que je découvre : une famille de barrés, de gue-dins, de p’tites bites… bref de gros loosers prêts à en découdre chaque mois tant au poker qu’au chifoumi ou au golf-ballon-pot-de-fleurs.

Et c’est donc après quatorze mois de vie dans cette joyeuse bande de déglingos que je prends la parole sur le blog du Boss.
Aussi je ne peux m’empêcher de faire ce que je sais faire : expliquer les bons plans, et notamment le meilleur plan de Bordeaux :

Les LSOP (Loose Series Of Poker)

Si vous souhaitez vous amuser, vous divertir, vous évader, c’est bien à une étape des LSOP qu’il faut vous rendre.

Qu’est-ce que sont les LSOP ?

Appelé Loose Series Of Poker, c’est tout simplement la crème de la crème des gros loosers de tout le Sud-Ouest qui se réunit ici. Vous aurez du bon gros bâtard périgourdin à la Riton, au plus petit bâtard ukrainien à la Cyril. Le tout mélangé avec quelques zests de bâtartitude freenaute.

Quelle est l’ambiance ?

C’est à la fois magique et tragique. On peut dans la même minute se sentir partir dans une euphorie irrésistible, comme ne pas comprendre la réaction d’une personne à cet instant « T ».
C’est toute l’ambivalence et l’ambiguïté des membres des LSOP.

Où trouver une étape des LSOP ?

N’étant qu’à la saison 2, vous trouverez les étapes directement chez nos membres.
Maintenant rien ne dit qu’à la saison 3 ou 4 les étapes ne se déplacent dans les plus grandes métropoles à travers le monde.
Wait & see…

Qu’y fait-on ?

Chaque étape est le savant mélange d’une double soirée.
Et oui, les loosers ne sont pas si cons finalement. Ils arrivent à organiser 2 soirées en 1 : la première soirée se déroule entre potes, les loosers se racontent généralement leur loose du mois. Cette soirée est arrosée de bières, bons vins bordelais et se déguste avec pizzas, merguez voire makis suivant les lieux.
Puis la seconde soirée prend le pas. Tout le monde se réunit autour d’une (ou deux) table(s) de poker et se la joue alors perso, et beaucoup plus soft au niveau alcool.
Ces 2 soirées en 1 sont vraiment la marque de fabrique des LSOP.

Comment pouvoir intégrer les LSOP ?

« Rien d’impossible. » Juste se faire intégrer par un des membres, puis réussir à être un vrai gros looser dès la première partie et enfin, bien respecter la règle qui veut que : « tout guest ne doit opposer aucune résistance à sa première étape ».

Combien ça coûte ?

Rien, zéro, nada.
Ah si pardon. Il faut juste se faire pécho par le Dude. Oui, David, Poupart, Poupy, le Dude, c’est notre chef à tous, l’organisateur, l’arbitre, l’homme à abattre… il est tout à la fois. Et justement pour intégrer les LSOP, il faut y passer !!!
Et croyez-moi, on s’en souvient !!!

Le service est-il de qualité ?

Oui vous verrez que les LSOP ne laissent aucune trace sur leur passage. Très bien élevés, ils mangent et boivent tout, puis rangent même avant de partir. Bref la grande classe. En sachant qu’à chaque fois le maître de maison traite ses hôtes dans les meilleures conditions.
Et oui, ici, le service ne peut qu’être de qualité !!!

Le bon plan de ce bon plan :

Si je dois vous donner le bon plan de ce bon plan à Bordeaux, c’est bel et bien de venir jouer quand il y a plus de 15 joueurs, et de finir septième.
« Pourquoi ? » me direz-vous. Car le règlement actuel fait par Benito, Poupart & co donne plus de points au septième joueur de l’étape qu’au sixième.
« Normal ??? »
Je dirais : « NON, mais c’est ça qui est bon !!! »
En voilà un BON PLAN !!! :-)

Conclusion :

N’hésitez pas une seconde : courez, bondissez, rampez, nagez, glissez… en direction des LSOP.
Mais une chose est sûre, si toi, petit scarabée, tu veux intégrer cette grande famille : « Ne te prends jamais au sérieux, et n’attends rien en retour sinon prendre du bon temps !!! »

Le résumé de l’étape 6 de la saison 2 des LSOP

Maintenant venons-en à cette fameuse étape 6 du Pool House.
Pour l’inauguration de mon tout nouveau pool house, il fallait une étape !!! Et justement, ce samedi 9 juin, le pool house a accueilli seize esthètes des jetons de poker.
Nous avions, pour la première fois dans l’histoire des LSOP, quatre filles : Juliette, Karine, Lydie et Stéphanie. Et pour la seconde fois, après Le Garage lors de la saison 1, nous étions seize joueurs : Adrien, Benito, Doc, François, Juliette, Karine, Le Prof, Lydie, Mat, Mat 2, Néo, Poupart, Riton, Stéphanie, The Brain, et votre serviteur, Alex les bons plans.

Avec quatre guests jamais vus parmi les LSOP, nous partions un peu vers l’inconnu. Mais comme dit dans la présentation ci-dessus, ils nous ont respecté à 100%. Ils sont partis bien vite, sans douleur et avec fair-play. Ils reviennent quand ils veulent !!!

Sinon, bien évidemment, cette étape signe le grand retour de Doc & Karine. À fond dans leurs concours respectifs, cela faisait un petit moment qu’ils n’avaient pas trinqué et misé quelques jetons avec nous. Mais bon, finalement, à J+1, je ne pense pas que leur présence soit indispensable lors des prochaines étapes. Ou du moins, celle de Karine, car Doc, lui, est un humain comme nous.
Et oui, Karine est bel et bien « LA » personne qu’il fallait pour détrôner le Dude. Une vraie tueuse en série que nous avions samedi soir. Froide, sûre d’elle, sans pitié… elle nous a tous abattus les uns après les autres.

D’ailleurs, le Dude n’a pas fait un pli, même s’il termine à la sixième place. Il n’a pas pu utiliser ses pouvoirs de super patron de la table. Très tôt désœuvré, et sans avoir de grosses cartes en main, il nous a quitté après un bon coup réussi par Benito, son dauphin au classement général.
Ce dernier a été éliminé en même temps que moi, et a fait la quatrième place sur un nouveau coup de maître de Karine. Mais il n’a pas du tout digéré son classement alors qu’il avait un stack plus gros que le mien !!! Après une répartition des gains entre nous deux très logique, le feu en lui s’est éteint et il est redevenu l’unique Benito que l’on aime !!!

Sinon que dire de cette soirée, à part que The Brain est sorti au bout de 2 min 12 sec, et a failli casser ma maison tellement il l’avait mauvaise. Mais non, il est parti dormir tranquillement pour mieux oublier et revenir en hôte de soirée des plus serviables !!! Bel esprit mec !!!
Après, nous avons eu Doc, des plus discrets, Adrien qui a fait sa plus grosse perf pour sa troisième participation, Mat qui ne s’en remet toujours pas de mon coup de bluff avec mon J2, et Juliette qui s’est faite sortir à cause d’un Riton exécrable.
Justement, Riton, Riton, Riton !!!
Il n’était pas là à la dernière étape, et oui, il faut l’avouer, il nous a manqué. Son personnage est tel qu’on pourrait tantôt écrire un bouquin pour raconter ses frasques et l’encenser, tantôt vouloir le démonter car il est ingérable et illisible !!! Bref ce mec est une énigme à lui tout seul. Mais oui, on l’aime !!! Et d’ailleurs samedi soir, il a sorti pas mal de monde, et s’est placé deuxième avec les plus grands honneurs. Chapeau bas poulet.

Voilà donc une belle victoire de Karine qui met le doute au Dude. Félicitations à elle, et merci à tous pour cette superbe soirée.
Et merci à Benito pour le câlin cette nuit 😉

Accéder au dossier des rushes (fichiers _50 à _69) © HEG

Le « KI-KA-DI-KOI »

Pour finir, je vous propose un nouveau petit jeu.
Étant un peu moins culturé que notre chef à tous, j’aime tout autant les citations. Et justement, j’ai pris pas mal de notes durant la soirée, et relevé des petites phrases piquantes à souhait.

Le principe :  Chaque personne a au moins une citation d’inscrite. À vous de retrouver l’auteur de cette citation.

Désolé par avance pour ces propos quelques peu offensants, mais j’ai vraiment souhaité garder les citations à l’état brut. Et désolé Riton, mais il y a souvent de la haine à ton égard !!!

Rappel des joueurs : Adrien, Benito, Doc, François, Juliette, Karine, Le Prof, Lydie, Mat, Mat 2, Néo, Poupart, Riton, Stéphanie, The Brain, et votre serviteur, Alex les bons plans.

  1. Simplement sorti avec une suite par Stéphanie…
  2. J’ai fait tapis. J’avais pas d’mains, ça me saoulait !!!
  3. P’tite bite Riton !!!
  4. C’est laid. De pire en pire. 2012, c’est pas mon année !!!
  5. J’pensais qu’il avait rien Riton !
  6. Je suis content de l’enrichir (dit avec un sourire fair-play)
  7. J’vous avais dit, je suis au chômage, je ne suis pas venu enfiler des perles !
  8. Aaahhh ! J’vous ai tous niqués pour mon retour !!! (bon c’est inventé, mais cette personne l’a pensé tellement fort !)
  9. Riton, c’est Mister Chatte !
  10. Et un autre qui ajoute dans la seconde qui suit : C’est à dégueuler whaaaaaaa !!!
  11. Quel bâtard !!!
  12. Non, mais là j’peux pas y’aller. C’est trop juste. Cette personne me montre ses cartes, j’acquiesce, et comme un vrai bon looser elle jette ses cartes sur la table n’importe comment, et forcément ces dernières se retournent pour révéler à tout le monde une paire de 3 !!! Chapeau bas. En sachant que dix minutes avant, cette personne avait fait tapis avec paire de 4 préflop et disait : Attends, normal quoi !!!
  13. J’t’ai sorti. J’ai pas pu faire autrement…
  14. Salope !!! Je n’ai pas eu de chatte !
  15. Accroche-toi Riton, tu peux entrer dans l’histoire !
  16. Vous avez vu comment j’m’endors avec mes nouvelles pastilles d’homéopathie ! (cette personne ne l’a pas dit, mais c’était criant de vérité)
  17. Riton, l’enculé, il m’a mis un bad beat de malade !
  18. Benito, sûr de lui, fait un gros raise, et la personne en face de lui dit calmement « tapis ». Benito se couche. Réaction : Ouch ! il s’est vite couché, la queue entre les jambes !!!
  19. Tant qu’il y a de la bière, ça va !
  20. Je suce pour 20 euros !
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« Je s’occupe de tout, tu s’occupes de rien » Jamel Debbouze

Poupart a confié les clefs du blog à l’hôte de cette étape (Benito, pour ceux qui souffriraient d’Alzheimer précoce ou qui tomberaient sur ce post par hasard).
Merci par avance pour votre indulgence, ma seule référence littéraire étant Jojo Lapin Se Rebiffe. Vous voilà prévenus…

Lundi 21 mai 2012, fin d’après-midi. Moment soudain d’angoisse : pas d’étape LSOP en vue. WTF !? 😯 La suite, ça me prend comme une furieuse envie de pisser, je lance une invitation dans la foulée pour le vendredi même en me disant qu’on aura seulement besoin d’être six joueurs pour valider l’étape. Neuf joueurs se présentent à « The Apartment ». Ok, pas original comme nom d’étape mais l’honneur des LSOP est sauf, c’est l’essentiel.

Une étape LSOP sans pré-soirée c’est un peu comme faire l’amour sans préliminaires et, personnellement, j’adore les préliminaires (peut-être trop d’ailleurs). C’est sans doute la raison pour laquelle j’aime autant faire la cuisine et partager une des bonnes bouteilles de vin avec les potes. Pourtant, c’est bien avec du champagne et des amuse-gueules maison que nous avons débuté cette étape pour fêter dignement le CDI du père Jean-Neudes (congrats bro’). Après tout, c’est pas parce que l’étape s’annonçait « poilue » (comprenez « entre couilles ») qu’on allait se restreindre. Pour le reste, les deux moments marquants de la soirée :

N°1 : Riton en Hispanie

Quelqu’un : « Hey ! Il est pas là Riton ? »
Moi : « Non, il est en Espagne. Il lui arrive des trucs de fou ! »
(rires)
Quelqu’un d’autre : « Non mais vas-y, raconte… »
Moi : « J’peux pas vous raconter mais d’accord pour vous lire les SMS échangés plus tôt cette semaine avec lui :
SMS de moi : Tu viens vendredi ou quoi ?
SMS de Riton : Putain fait chier je suis en Espagne à Séville… et je viens de prodiguer les premiers secours au gérant du bar à tapas qui vient de se faire poignarder par son employé…

N°2 : Des fraises en dessert ?

– Compter 1 barquette de fraises (préférablement des Gariguettes ou des Ciflorettes) pour 2 à 3 pers.
– Laver et couper les fraises dans leur longueur.
– Agrémenter d’une cuillère à café de sucre en poudre par barquette.
– Remuer énergiquement et réserver au frigo au moins 1h.
– Dresser dans des bols individuels
– Assaisonner d’un trait de citron vert.
– Garnir de crème fouettée ou de feuilles de menthe fraîche.
– Bon appétit !

Si vous avez pris la peine de lire jusqu’ici, vous aurez compris que la partie de poker qui s’est déroulée dans la foulée relève pour moi plus du détail que de la finalité. Néanmoins, vous trouverez ci-après quelques morceaux choisis en toute subjectivité pour chacun des joueurs (par ordre d’élimination) :

Max : Le perfect guest. Sûr de lui, j’ai bien cru qu’il allait nous faire une Richard Gere.

Mat : Jamais dans les bons coups, il s’incline sans avoir vraiment pu lutter.

Cyril : Dominant en début de partie, il s’engage dans un coup foireux contre Jean-Neudes et c’est le drame…

Benito : Quatre mains jouées, trois perdues, that’s poker ! Mention spéciale à The Brain qui consolide ses étoiles de bâtardise.

Le Prof : Franchement je vais pas vous mentir, je sais pas ce qui s’est passé.

Jean-Neudes : Au début en souffrance, il passe chip leader en milieu de partie. Agacé de ne plus rien toucher, il commence à jouer trop large et finit par dilapider tous ses jetons.

Alex : En mode survivor pendant un bon moment, il arrache une place sur le podium. Le vrai bon plan de la soirée (ok, elle était facile… désolé).

The Brain & Poupart se retrouvent en head’s up. The Brain touché par la grâce dispose d’un stack impressionnant. Poupart, une nouvelle fois en finale, sait qu’il lui faudra prendre des risques pour remporter l’étape. Triste dénouement en deux actes pour The Brain qui se prend quasiment coup sur coup The bad beat de la soirée puis une paire de 10 dans la face, cette dernière scellant définitivement son sort. Poupart vainqueur par KO.

En résumé, merci pour ces bons moments passés ensemble. Un gros merci à Céline qui, au-delà de partager ma vie, tolère tous mes excès et enfourne les pizzas comme personne. Et je n’oublie pas Amandine (notre fille de 9 mois) qui n’est pas sortie des bras de Morphée malgré l’ambiance festive.

À la prochaine les losers !

Benito

NB : Rayer de ma liste des trucs à faire avant de mourir : « Écrire un truc sur le blog de Poupart ».

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Immersion quelque part entre Le Tourne et Tabanac…

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MP4 env. 96Mo
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En bonus, deux titres qui font du bien aux oreilles (en attendant le récital de Sylvain !).
All Kooked Out ! © Stanton Moore, 1998.

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