C’est un peu Caméra Café dans une boutique de disques, rapport à un concept de focalisation qui s’exporte plutôt bien, mais le caractère loufoque et underground de Vinyl Office le range immédiatement du côté de Clerks et Coffee & Cigarettes.
Elle n’est pas sortie des cartons que cette série à sketches sent déjà le collector. Mention spéciale à mon demi-frère : le type au bonnet qui élabore des théories fumeuses.

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« Peu de gens ont compris l’intérêt de la photogénie. Au reste, ils ne savent même pas ce que c’est. Je serais enchanté qu’on supposât un accord mystérieux de la photo et du génie. » Louis Delluc

À Noël – force et robustesse de la tradition – je n’ai eu que des cadeaux de merde. J’ai donc décidé de me faire plaisir avant que la crise ne me rattrape : j’ai craqué pour un Nikon D300, sur lequel j’ai monté un 50mm f/1.4 histoire de me faire la main. Pourquoi ce caillou ? Je pourrais avancer que j’aime le portrait (cet équivalent 75mm en 24×36 me permet d’être ni trop loin ni trop près, toujours à bonne distance pour rester discret et jouer sensiblement sur les profondeurs de champs) et j’aime aussi l’idée de pouvoir shooter en basse luminosité sans flash. Mais la vraie raison, c’est que ma copine pense que je dois perdre du poids, alors je me suis dit qu’avec une focale fixe je serais contraint de bouger : hop, un pas en avant, hop hop, deux pas en arrière, à l’arrivée je crame trois calories par shoot. C’est imparable.

À terme, évidemment, il faudra que j’offre à ce boîtier d’autres optiques pour m’amuser en toutes circonstances (j’ai pris l’extension de garantie qui comprend un abonnement à Europatate).

Devoir de mémoire oblige, j’ai découvert la photographie numérique avec un Coolpix 880 (à l’époque ça m’avait coûté un bras, rapport à ce que je gagnais, c’est-à-dire peu, voire moins) ; n’eût été la latence au déclenchement, je trouvais ça plutôt cool car ça m’évitait d’avoir à scanner les photos pour les charger sur Internet, sans parler de tous les avantages du numérique sur l’argentique (pour un profane comme moi, s’entend) : visualisation des photos et ajustements en temps réel, pas de frais de bobines ni de tirages pour un usage exclusivement numérique… Le bestiau avait bonne presse, et c’est un investissement que je n’ai jamais regretté, même après six ans de service.

Avant ça, j’avais eu une petite expérience du reflex grâce au F801 que me prêtait fébrilement mon grand-père. C’est à cette époque que je découvrais le plaisir de viser et de déclencher avec un reflex. Rhoooo ! Quel sentiment de puissance ! Je pensais ne jamais en revenir, mais la réalité de mon porte-monnaie était beaucoup plus prosaïque et il a fallu que je me fasse une raison…

Jusqu’à ce jour donc.

Dans mon empressement à shooter, j’ai commencé à shooter un peu tout et n’importe quoi, de la daube le plus souvent, un shooting compulsif, à la limite de l’hystérie : « Putain classe le magnet Nintendo sur la porte du frigidaire ! », « Chérie, trop bien, je peux mettre des figurines Pokémon dans ta teucha pour faire des photos ? », et puis je me suis rappelé que pour faire de belles photos il fallait avoir un minimum de talent. Pas le genre de truc livré en kit, ni qu’on se paie avec une Eurocard Mastercard. Le boîtier et les optiques ne suffiraient pas, en fin de compte…
La loose, je n’avais pas pensé à ça.

C’est au moment où j’allais basculer la chaise qui séparait mes pieds du lino que je l’ai vue.
Elle se tenait là, immobile et lisse façon statue grecque. Un mètre soixante et un au cordeau ; une plume à la pesée. Son nom ? Quatre syllabes dans un jaillissement de lumière : PHO-TO-GÉ-NIE. Adèle de son prénom. Ma copine, en fait.

Atavisme lointain ou héritage des bancs de la fac, ces mots de Gustave Courbet résonnent encore en moi : « Je préfère peindre des yeux humains plutôt que des cathédrales. »

Résultat : je Nikonais rien mais j’ai une copine qui déchire.
Je sais aussi qu’aux trois couleurs primaires de la Peinture répondent trois composantes essentielles en Photographie : sensibilité, ouverture et vitesse. Et que, fort de cette certitude, tout devient possible, ou presque.

Série en cours. La suite dès que j’aurai fini de déra(w)tiser.

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Frank Poupart Entertainement vient de changer d’hébergeur.

Je pensais que ce changement serait transparent pour les visiteurs mais c’était sans compter avec le plantage de notre base de données MySQL, ce qui explique l’indisponibilité du site ces dernières semaines.

Plates excuses donc, encore que, vu l’activité du site en temps normal – proche du point mort – je suppose que cela ne fait pas une grande différence.

Au fond, il s’agit peut-être d’un mal pour un bien puisque j’en ai profité pour installer la dernière version de WordPress (2.7), revoir certains aspects du template Mandigo, et surtout intégrer les vidéos WMV avec Silverlight afin de faciliter leur accessibilité en streaming, quels que soient les navigateurs et systèmes d’exploitation utilisés.

Les anciens articles seront progressivement remis en ligne, et de nouveaux suivront avant le printemps (touchons du bois), afin de relancer le bouzin, dans le sens où le dictionnaire du bas-langage d’Hautel l’entendait, car à y fourrer tout et n’importe quoi, c’est inévitablement à un bouzin que finira par ressembler cet endroit…

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La marque Diesel fête ses 30 ans et elle a tenu à le faire savoir avec cette vraie fausse pub porno. Un concept que la naïveté dispute à l’habileté. Une communication sur le mode du Safe For Work. Un buzz instantané.
Manifestement, Diesel recycle une idée originale de NetDogSoft (pour son logiciel de contrôle parental Porn Blocker) mais pousse le bouchon un peu plus loin. Le résultat est aussi simple que hilarant.

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« Le combat peut être une fête. » Jorge Luis Borges

http://voodooskim.com/

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Deux Messerschmitts étrennent le miroir d’eau, quai de la Douane à Bordeaux.
Le plus grand du monde, à ce qu’il semble. Achtung !

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« What’s the most you ever lost on a coin toss ? »

No country for old men revisite un genre, à mi-chemin entre polar et western, et signe le retour des frères Coen en très grande forme.
La première demi-heure est tout simplement époustouflante. Quelle claque !
Je n’aurais jamais imaginé qu’il fût possible de planter le décor d’une façon si redoutablement efficace. Jusque-là je pensais que c’était un effet réservé à la littérature – question de moyens. Mais c’était sans compter avec la virtuosité du « réalisateur à deux têtes » (Barton Fink, Fargo, The Big Lebowski…).

No country for old men surprend d’abord par son silence (la musique ne l’interrompt qu’en de rares et subtiles occasions), son cadre (comme si le désert texan pouvait encore surprendre) et son faux rythme qui, entre deux crises de fibrillations, est là pour servir l’idée d’une certaine mélancolie.
Tommy Lee Jones rappelle Frances Mac Dormand dans Fargo : un flic droit dans ses bottes, sorte de caution morale et conservatrice. Ce n’est d’ailleurs pas la seule analogie de ces films qui composent avec le minimalisme de leurs récits et l’inévitable fuite en avant de leurs héros…

Comme toujours chez les Coen, les personnages sont plus ou moins barrés (Javier Bardem campe un tueur psychopathe improbable et particulièrement réjouissant). La narration est linéaire mais le suspense est savamment entretenu, comme si le fragile équilibre des situations était sans cesse sur le point de rompre. Ainsi les dialogues font-ils le jeu d’un certain paroxysme, un point de rupture que l’on sent mais que l’on ne voit pas forcément venir, un style qui évoque Tarantino, sans toutefois l’imiter.

Un film audacieux, intelligent et jubilatoire. Vous l’aurez compris, je suis encore sur le cul.

2007 restera un excellent cru pour le cinéma américain : Deathproof de Tarantino ; Zodiac de Fincher ; We Own the Night de Gray… Gageons que le prochain P. T. Anderson (There Will Be Blood) sera du même acabit.
Je vous déconseille de voir la bande annonce avant de voir le film mais, si vous y tenez, cliquez sur « Lire la suite ».

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« Je mets les pieds où je veux, Little John… et c’est souvent dans la gueule ! »

Cette réplique, tirée du nauséabond Portés disparus III, en dit long sur le personnage de Chuck Norris, sa nature, son impérieux besoin d’en découdre, et finalement sur l’absolue nécessité d’en faire un archétype. Aujourd’hui, la légende de Chuck Norris se construit sur Internet, à l’aune des milliers d’aphorismes qui fleurissent sur les sites et les blogs à la gloire de l’acteur. Au-delà d’être fan ou non de Chuck Norris (la question ne se pose même pas), une certaine émulation est née autour de cette idée que Chuck Norris serait au-dessus de tout. Et tous de lui attribuer des actes de bravoure plus improbables et plus drôles les uns que les autres. Beaucoup tombent à plat (ce serait trop facile), mais on trouve aussi de véritables perles d’humour, et on finit par se dire qu’il y a quelque chose d’universel, au fond, dans cette entreprise un peu vaine. Voici quelques-uns de mes facts préférés, en français dans le texte :

Chuck Norris a éclaté les couilles des Bee Gees.
Lorsque la tartine de Chuck Norris tombe, la confiture change de côté.
Les extra-terrestres existent, ils attendent juste que Chuck Norris meure pour passer à l’attaque.
Fumer provoque Chuck Norris.

Et aussi:
Quand Chuck Norris fait des pompes, il ne se soulève pas, il pousse la Terre vers le bas.
Chuck Norris ne porte pas de montre. Il décide de l’heure qu’il est.
Chuck Norris ne se mouille pas, c’est l’eau qui se Chuck Norris.
Chuck Norris n’a pas de poils aux couilles, car les poils ne poussent pas sur l’acier trempé.
Chuck Norris ne dort pas. Il attend.
Chuck Norris ne fait pas caca.
John Rambo a dit: « C’était pas ma guerre ! », car en fait c’était celle de Chuck Norris !
Le calendrier de Chuck Norris passe directement du 31 mars au 2 avril ; on ne blague pas avec Chuck Norris.
Certaines personnes portent un pyjama Superman ; Superman porte un pyjama Chuck Norris.
Nul n’est censé ignorer Chuck Norris…

Ian Spector, le créateur du Random Chuck Norris Fact Generator, a rassemblé les meilleures « vérités sur Chuck Norris » dans The Truth About Chuck Norris : 400 facts about the World’s Greatest Human, aux éditions Penguin. Avis aux amateurs.

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« La vie exige une équitable dose d’imbécillité. » Joseph Delteil

Où l’on apprend que Bernardo et Rem’s sont fans de Tokio Hotel ;
Que Caco kiffe les crevettes à la sauce piquante ;
Que Mauve et Poupart ont souscrit un plan épargne sur 5 ans ;
Que Blanche n’est pas au piquet (même si tout indique le contraire) ;
Que Minou connaît la règle de chat-bite ;
Que Jul ne tire pas la chasse…

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Ce soir-là, Ben fêtait ses 30 ans. Le cahier des charges disait : Barbies et Playmobiles only.
D’aucuns avaient manifestement décidé de jouer les trouble-fêtes. Une contre-soirée riche en acides gras et généreuse comme une pizza McCaine.

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