Magnus contre le reste du monde.
Même pas peur.

Pas de commentaire »

« Dieu ne joue pas aux dés » Albert Einstein
Il aurait ajouté : « …mais une partie de Tumblin-Dice, ça ne se refuse pas ! »

La parole est au p’tit gros à lunettes dans le fond : « Tumblin-Dice ? La chanson des Stones ? »
– Non, jeune branleur, arrête le McDo’, rien à voir avec Mick et sa bande, mais le jeu homonyme des frères Nash, édité par Ferti.

J’ai craqué pour ce jeu il y a deux ans, à Cannes (where else ?). Cédric et Rodolphe (les gars en coulisse) n’ont pas eu à se donner trop de mal car, à l’évidence, Tumblin-Dice sonne le retour des grands classiques du jeu de bistrot.
Il n’est que de le voir posé sur une table pour s’en convaincre. Il a fière allure, avec ses plateaux en bois vernis et ses dés translucides façon Craps. On imagine tout de suite le bar-PMU qui va autour : un comptoir qui manque de lasure, quelques pressions et une assiette d’olives vertes.
Ne vous fiez pas à l’accroche marketing : « Award Winning / Educational Game » qui le prédisposerait au marché des joueurs les plus jeunes (ou celui des vieux incontinents, c’est selon). Rien à battre des tables de multiplication : Tumblin-Dice, c’est du fight ! On s’affronte à coups de pichenettes, certes, c’est pas du K-1… mais ça fight !
Je dirais même que, rendu à un certain niveau, c’est un jeu où l’expression « faire sa pute » prend tout son sens. Mais dans une ambiance qui sait rester bon enfant, car un jeu de plateau, fondamentalement, c’est aussi le retour du contrat social autour d’une table. Une valeur qui se perd.

4 commentaires »

« La meilleure façon de tuer un artiste est sûrement de lui donner tout ce dont il a besoin. » Henry Miller

Heureusement, Riton, aka HEG, n’a jamais besoin de rien.
Quoique ce soit contraire aux lois de la nature, son cerveau est constamment en effervescence.
Et si un jour il avait vraiment que dalle, nada, genre une météorite a désintégré la Terre, y’a plus rien ni personne sauf Riton, m’est avis qu’il trouverait encore le moyen de faire du Giacometti avec son propre caca.

Vous pensez que j’exagère ? À peine. Au fond, vous méprisez les artistes. Les super-pouvoirs de Riton vous insupportent parce que vous êtes des larves, imbues et congestionnées.

Parfois, Riton débarque à mon bureau, fiévreux, un filet de bave le suit comme la traîne d’une mariée, limite en transe, comme s’il n’avait pas dormi depuis quatre jours et que des extra-terrestres menaçaient d’envahir la Terre : « Boss ! boss ! » S’avance-t-il, l’œil hagard, manquant de s’entraver dans une chaise et de renverser quelqu’un.
– Boss ! Il faut que tu me croies, dis que tu me crois, dis-le… Putain t’es où, boss ?
– Euh, je suis là Riton, en face de toi… Riton, ça va ?
– Dis-le putain que tu me crois !  Dis-le ou je te jure que je te fume sale fils de chien ! J’en ai besoiiiin, dis-leeee aaaarrrrgh…
– Riton, Riton, Riton ! (Je vois qu’il tente de se planter un crayon dans l’oeil, je l’en empêche.)
– C’est bon, respire, je te crois, tu m’entends ? Je te crois. Assieds-toi et essaie de te détendre. Reste calme et force.
Et Riton de me raconter en long, en large et surtout en travers ce qui lui est arrivé. Je dis « ce qui lui est arrivé » parce que quand Riton explique régurgite une idée qu’il a eue entre deux crises d’insomnie, vous avez vraiment l’impression qu’un illuminé est entré dans son corps et qu’il s’y sent comme un hamster dans sa roue. Votre première réaction serait de décrocher le téléphone rouge : « Sécurité ! »
À tout prendre, Riton me fait parfois penser à Paul Hackett dans l’excellent et méconnu After Hours, de Martin Scorsese, au moment où il tente d’expliquer à un quidam les trucs improbables qui lui arrivent.

[SLVideoPlayer file=After_Hours.wmv,width = 320,height = 176,shownavigation = false,image=after_hours.jpg, bufferlength = 5 /]

Sauf que Riton, c’est pas l’invraisemblance des choses qui le panique, c’est la démesure de ses propres idées.
Soit que ces dernières sont trop dispersées : l’une croquée sur un coin de table, l’autre à moitié raturée dans son Moleskine, la plupart en bordel dans sa tête, avec la peur viscérale d’en perdre en route ou de ne plus trouver les connexions nerveuses qui lui permettent de les maintenir entre elles ; soit qu’elles procèdent de l’utopie pure ou cabalistique.
– Riton, le prends pas mal mais tu sais que ce tu veux faire, en admettant que ce soit faisable, ça doit coûter des milliards ?
– Ah merde… (Riton retrouve un niveau de pressurisation humainement supportable, comme si on venait de lui faire une ponction lombaire.)
– Mais c’est cool, je te paie un café.

N’empêche, faut pas croire, HEG, il est pas toujours sous emphét’. La plupart du temps c’est un mec adorable qui donne sans compter, même ce qu’il n’a pas. Ouais mon pote, respect. Avec ça t’as le bon goût de savoir dessiner, et t’es pas non plus manchot avec un appareil photo. Pour preuve, ce shoot de Nanou (c’est la frangine de Riton). Appréciez l’élégance du déséquilibre provoqué par la ligne d’horizon (comme si l’anneau de feu l’entraînait dans son tournoiement) et le contrepoids donné par la verticalité du cadrage. Cerise sur le gâteau, la lune répond comme un écho à la scène de light painting et déchire les nuages à la lisière des arbres (si vous ne faites pas la différence entre les arbres et le ciel, c’est pas les noirs qui sont bouchés, c’est vos écrans qui sont mal calibrés). Une bien belle image.
C’est quand que tu nous fais un book, Riton ?

Pour finir, ça n’aura pas échappé à votre sagacité : j’avais prévu de développer une thèse selon laquelle Joe l’Indien aurait été enlevé par les FARC (oui, j’aime le mélange des genres), mais je me suis ravisé.
Reste le titre, qui semble tout droit sorti des phases finales d’un tournoi de Kamoulox. J’avais rien d’autre en magasin.

2 commentaires »

« On se trouve toujours des excuses pour vivre. » Boris Vian

Je ne suis pas rock’n’roll. Trop peur du vide.
Je ne vais jamais à tapis pré-flop avec 7 et 2 dépareillés, normal vous me direz, mais la vérité c’est que même avec Ace-King il m’arrive de me chier dessus. Vous voyez le tableau ?

Ma vraie vie n’a pas commencé.
C’est pas ce qui était prévu.

Le karma n’a pourtant rien à y voir, je ne me voile pas la face. C’est juste que j’ai une petite bite.
Jusqu’à encore récemment, je pensais pouvoir tomber le masque, révéler mes fausses dispositions aux servitudes d’un travail ordinaire (fût-il grassement payé). Car oui, je suis un imposteur (je travaille chez Free, j’ai pas tout compris). Mais le manque de courage c’est un puits sans fond. J’ai plus à perdre en l’affrontant qu’en essayant de l’apprivoiser. Alors, c’est pas glorieux, mais je préfère opposer à la folle poursuite d’un talent que je n’aurai peut-être jamais, le pragmatisme des petits compromis.
Lâcheté ? Hypocrisie ? Un peu des deux, sans doute. Mais que savons-nous de nos premières amours quand le fantasme les dispute à la vocation ? Je vais finir comme un des vieillards de Ōe Kenzaburō dans M/T et l’histoire des merveilles de la forêt, qui ne savent plus s’il vivent un rêve ou s’ils rêvent leur vie, ou bien comme Henry Hill à la fin de Goodfellas : « I’m an average nobody. I get to live the rest of my life like a schnook. » À ceci près que je n’aurai jamais connu l’exaltation d’être affranchi, pas dans la peau d’un gangster, notez, mais dans celle d’un artiste. Car c’est bien de cela que je rêvais petit : créer, mettre en scène, écrire, peindre, jouer… Peu importe le terrain, en fin de compte, du moment que je pusse laisser libre cours à ma créativité.
« As far back as I can remember, I always wanted to be an artist. » Jolie épitaphe.

Dans La crucifixion en rose, Henry Miller écrivait: « Il ne se passe pas de jour que nous ne menions à l’abattoir les plus purs de nos élans. » L’important, disait-il dans Tropique du Capricorne, ce n’est pas de vivre – « si l’on peut appeler vivre ce que font les gens » – mais de s’exprimer.

Pour ça – comprenez, pour le faire vraiment – il faut parfois en avoir. Être capable de sauter le pas.

Et quand on joue petit bras, comme moi, encore faut-il que la loose ne s’en mêle pas.
Illustration : j’anime à Paname un groupe de travail sur les vertus du management de la qualité (pure branlette), ça tombe bien, ce jour-là, l’équipe de Pix’n Love organise une soirée évènement pour la sortie de leur dernier opus, chez RetroGame Shop*, rue Trousseau, dans le 11e. En bonus, dédicace d’Alexis Blanchet, l’auteur du livre Des Pixels à Hollywood, et un tournoi informel de Street Fighter II Turbo.
Pour une fois que le hasard fait bien les choses, je me languis par avance de cette soirée geek-saucisson-cahouètes. Je décide de faire un crochet par l’hôtel, au risque d’être à la bourre, pour prendre une douche et troquer mon costard contre un baggy et une paire de tongs. Je m’assois sur le lit, je délace mes chaussures, je bascule sur le dos, je ferme les yeux – histoire de me poser une minute, je les rouvre… il est 4h du mat’. Bad beat.

Prochaine blinde : NYC, en octobre. Faut pas que je me rate.

* Cette boutique n’est pas plus grande qu’une boîte à chaussures, mais c’est une mine.

Un commentaire »

Patrick Dewaere a trente-deux ans lorsqu’il endosse le rôle de Frank Poupart dans le film d’Alain Corneau, Série noire.
J’avais l’intention de monter une sélection de ses scènes les plus fortes, mais je réalise qu’il est de tous les plans, avec une intensité rare. Je choisis finalement d’isoler le générique qui, de mon point de vue, résume l’homme autant que le personnage.

[SLVideoPlayer file=serie-noire.wmv,width = 640,height = 393,shownavigation = false,image=serie_noire.jpg, bufferlength = 10 /]

Patrick Dewaere aurait soixante-trois ans.
« Chienne de vie ! »

15 commentaires »

Deuxième fournée pour Éric Chevillard qui, non content d’être un bon romancier, confirme ses talents de diariste*.

Cohérent avec lui-même, l’auteur annonce sur son blog :
« Parution aujourd’hui aux éditions l’Arbre vengeur du second volume de ce journal (septembre 2008-septembre 2009) sous le titre L’Autofictif voit une loutre et suppression simultanée quoique subséquente des archives correspondantes en ligne. C’est la règle. Elle est implacable (mais juste, me semble-t-il). »

Lu récemment, à la même adresse :

« J’écoute dans le train deux étudiantes toutes fraîches qui sont, je le comprends, en première année de sociologie. Elles ont une vivacité, un débit, des façons de parler et des manières de fillettes encore, mais elles évoquent les grandes questions de leur cours, les grands noms de la discipline. J’entends Durkheim, positivisme, Max Weber. On dirait deux enfants qui profitent de l’absence de leur mère pour essayer ses robes et son rouge à lèvres. »

« Chevillard à la librairie feint de chercher un livre de Chessex ou de Cholodenko dans les rayons. »

Ce week-end, je file chez Mollat m’offrir ce deuxième volume, il aura sa place dans mes chiottes.
Dit comme ça, on pourrait penser que je fais bien peu de cas de cet auteur, mais cela procède d’une idée reçue. Comme si nous choisissions toujours des ouvrages inconsistants pour nous accompagner dans l’épreuve freudienne et solitaire qui nous attend sur le trône. Pour mon propre usage, et au-delà de l’admiration que j’ai pour Chevillard, je trouve le format de son journal idéal. Je suis infoutu de lire L’autofictif d’un seul trait, j’aime me sentir libre de le feuilleter au jour le jour, comme un éphéméride. Comprenez que si je commence à lire Douglas Kennedy ou Haruki Murakami, il faut que j’avale a minima un chapitre (pas moyen de m’arracher à ce genre de lecture), ce qui me prend en général plus de temps qu’il ne m’en faut pour mener ma petite affaire. Il est en effet rare que je passe plus de dix minutes aux chiottes, à moins de choper un lumbago en plein effort. Or donc, le format court et invariable de L’autofictif (trois paragraphes jetés sur le papier chaque jour, pas plus, pas moins) convient parfaitement à ce moment d’introspection qui est tout aussi court et invariable.

*Ce néologisme me semble plus opportun que le lourd et vieillot « auteur de journal intime », et je bloque un peu sur le terme « blogueur » qui à mon sens s’arrête à la frontière du numérique et ne peut pas s’appliquer à l’auteur d’un livre, quand bien même le contenu de ce dernier serait tiré in extenso de la blogosphère. Diariste a l’avantage de la simplicité et de la polyvalence.

2 commentaires »

« Il existe une infinité de mondes possibles, le nôtre n’est que le plus probable »

J’adore cet aphorisme, même s’il ne me permet pas une transition facile avec le Festival des Jeux de Cannes dont il est présentement question.
Je m’en veux de ne pas l’avoir écrit moi-même.
Avez-vous jamais éprouvé ce truc ? Lu un texte ou une phrase qui correspond si parfaitement à la représentation d’une idée ou d’un sentiment que vous pensiez vôtre, et touche votre intimité avec un retentissement tel, que vous avez l’impression de lire cela même que vous n’avez jamais su dire ou écrire… Non ? (Je me ferai une raison.)

Il se pourrait que j’aie quelques liens avec la Fédération Française d’Othello, il se pourrait même que j’anime chaque année à Cannes des initiations au jeu d’Othello, que j’y organise des tournois et que je me livre à pas mal d’autres activités peu recommandables. Par sadisme (ou panurgisme, allez savoir), je remets le couvert tous les ans, immanquablement, avec un plaisir sans cesse renouvelé.
Une fois n’est pas coutume, je vais partager cette parenthèse récréative avec mon pote Riton, aka Heg, graphiste et fist fucker de sa juridiction (vingt mètres carrés quartier Saint-Pierre : imaginez un claque à San Juan, en plus cosy).
La vérité, c’est qu’on s’est mis en tête, Riton et moi, d’inventer un jeu.
Le plan A (garder une île en Australie) était déjà pris. L’idée, c’est donc de tester un maximum de jeux, de critiquer vertement et tous-azimuts : « C’est toi qui édites cette daube ? Ça vaut rien ; c’est le festival des tocards ici… », identifier les mécanismes les plus originaux, nous approprier les meilleures idées – avec l’air de ne pas y toucher –, et faire disparaître le corps de ceux qui les avaient.
« Il faut être dans la mauvaise foi comme un poisson dans l’eau », a écrit Montherlant.
En définitive, il est probable qu’on ponde une grosse bouse prétentieuse et injouable. Mais qui sait, sur un malentendu…

Rendez-vous sur les marches.

Un commentaire »

« La grippe, ça dure huit jours si on la soigne et une semaine si on ne fait rien. » Raymond Devos

Je m’étonne, avec tout ce ramdam autour de la grippe A, que personne n’ait encore déterré cette perle de Raymond Devos, clown et poète unique en son genre (on ne dira jamais d’un humoriste contemporain qu’il est l’héritier de Devos car, et c’est une distinction qui l’honore, il n’en a pas).

Parenthèse à part, la grippe A n’était pas au programme de Ce soir (ou jamais !), ce mardi 15 décembre.

Quand nous ne sommes pas occupés à en découdre au Backgammon, ma boulette et moi, il n’est pas rare que nous jetions un œil (voire les deux) à l’émission de Frédéric Taddeï, qui a le bon goût de porter un regard contradictoire sur les sujets qui font l’actualité. Le plaisir et l’intérêt qu’on y trouve sont à géométrie variable, selon les thèmes et les invités, forcément, ou selon qu’on a modérément ou trop mangé (je ne suis pas du genre accommodant en phase digestive, qu’on se le dise, quoique je m’adoucisse avec une verveine et une cuiller de miel…).
Le plateau de ce mardi 15 décembre, donc, était plutôt intéressant car il réunissait deux octogénaires merveilleux : Edgar Morin et Michel Piccoli. Des viocs en voie de disparition qui me font dire que c’est peut-être pas si mal, en fin de compte, de vieillir.
Edgar Morin a d’ailleurs dit le truc le plus sensé qu’il m’ait été donné d’entendre depuis qu’on nous rebat les oreilles avec cette putain de crise :

[SLVideoPlayer file=Edgar_Morin.wmv,width = 320,height = 213,shownavigation = false,image=Edgar_Morin.jpg, bufferlength = 5 /]

Pas mieux.

3 commentaires »

« Ma devise est : D’où venons-nous, où allons-nous, et à quelle heure on mange ? » Woody Allen

Parce que ce jour n’est pas tout à fait comme les autres pour ma boulette et que je préfère éviter les lieux communs (j’ai pourtant la guimauve facile), j’ai décidé d’invoquer Woody Allen à l’accroche de ce billet.
Soit dit en passant, je me suis tapé des barres énormes, la nuit dernière, en relisant Pour en finir une bonne fois pour toute avec la culture.

Il y avait mille et une façons d’accrocher le wagon, j’ai choisi, un peu gauchement, de faire part à ma boulette d’une étude menée par un scientifique américain auprès de trois mille couples, étude selon laquelle la différence d’âge idéale entre un homme et une femme serait de onze ans, quel que soit le sens de cet écart (sans déconner).
Foutaises me direz-vous, nous sommes dans le domaine du déraisonnable, cette question touche à la quadrature du cercle, et vous aurez raison (d’autant que les sources ne sont pas citées, et que la méthode, telle que relatée par les experts fantaisistes de Scientists of America*, est pour le moins sujette à caution). Mais c’est un peu comme l’astrologie : on se dit que c’est de la daube, on ne se refuse pourtant pas le droit d’y prêter une oreille distraite, à l’occasion, pour conjurer le sort ou y trouver une vague résonance qui nous laisse le plus souvent bredouilles…
Quoi qu’il en soit, je me permets de souscrire à cette thèse – vous devinerez pourquoi –, avec bonne humeur et mauvaise foi.
Naturellement, si un jour l’équilibre se rompait, je nierais avoir tenu ces propos ; au reste, en tant qu’administrateur de ce blog, il me serait facile de modifier cet article et de lui faire dire son contraire.
Il faut bien que j’aie raison.

Un six shot pour fixer la trombine de ma boulette (aucun lien avec le gun d’Harry Callahan) ; un chocolat chaud et la douceur d’une étreinte, hors-champ.

*Jean-Noël Lafargue, maître de conférence associé à Paris VIII, a créé ce site de détournement scientifique sur le postulat qu’on peut faire dire à un article ce qu’on veut. Il explique : « Je m’amusais souvent à raconter avec sérieux des choses plus ou moins absurdes en commençant mes phrases par : “Savez-vous que des savants américains ont calculé que…” ».
Voilà une idée grisante, diablement efficace, et qui met en garde sur la malléabilité de l’information, même quand elle a l’apparence d’une vérité encyclopédique (Vous avez dit Wikipédia ? Mauvaises langues).

Pas de commentaire »

En prenant sous son aile le jeune Norvégien Magnus Carlsen, Kasparov a eu le nez creux.
Jugez plutôt : en octobre, Carlsen remporte le tournoi de Nanjing (catégorie 21), en Chine, réalisant au passage une des meilleures performances de l’histoire, évaluée à 3002 points Elo. Stratosphérique ! Le mois dernier, détendu, il devient champion du monde de blitz en s’imposant à Moscou, avec 3 points d’avance sur Vishy Anand, et pas moins de 6 points sur le troisième, Sergey Karjakin.
Du haut de ses dix-huit piges, ça calme.
Ci-dessous, Carlsen (de face) fait mordre la poussière à Alexander Grischuk dans la trentième ronde, au terme d’un zeitnot bien « crunchy ».


De son côté, le Japonais Yusuke Takanashi a remporté le championnat du monde d’Othello.
Il a dix-sept ans. Atroce.

Pas de commentaire »