« Diggin’ in the crates »

J’avais prévu d’aller chez l’ORL jeudi soir pour un nettoyage en règle des tympans, mais c’était avant que Rems ne me propose d’assister au concert de Breakestra, à l’Espace Tatry (à cent mètres de chez moi, aucune excuse).
Savant mélange de funk, de soul, de jazz et de hip-hop, les cuivres de Breakestra attaquent l’oreille à la soude caustique pour une tuyauterie garantie sans grumeaux. Des samples qui sortent de Harlem (ici un air d’Apache de Sugar Hill Gang), des enchaînements de beats old school qui sentent le grenier, un groove et un style qui n’appartiennent qu’à eux (là un type casquette vissée façon gangsta et chemise de bûcheron qui joue de la flûte traversière…), autant de détails qui me font dire que ces californiens maîtrisent l’art de faire du neuf avec du vieux. Ou alors je n’y connais rien, le cas échéant je plaide coupable, rien à battre.

Mention spéciale à Miss Elo, la chanteuse de Madison Street Family, qui nous a mis la fièvre en première partie (une pensée émue pour Gruss qui était forfait en raison d’un couvre-feu rue Georges Mandel).

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2 commentaires sur “Breakestra”
  1. Clint dit :

    Aujourd’hui j’ai bien failli y rester.
    Une bonne vanne de merde décochée par ma collègue d’à côté, un morceau de chocolat Poulain (noir à 75% il me semble) et un café mal engagé auraient limite pu me faire trépasser.
    La trachée engluée et chocolatée, le café régurgité, et le souffle découpé… je refaisais déjà le film de ma chienne de vie à la Super 8 sans trépied.
    Des flashs rapides se précipitaient, et je me revoyais …
    À 5 ans en pull rose et slibard en train de me les peler au bord d’une aire de repos dans les Pyrénées…
    Ado en train de me riper comme une merde dans le garage voulant garer mon scoot en dérapage (non) contrôlé.
    Encore viré pour « foutage de gueule » du cours de Microbio à 20 balais..
    La dernière fois que j’avais failli y rester c’était pour une crise de rire chez les portugais grâce au tandem Alain/Fix et leur numéro bien huilé… et franchement j’aurais préféré.

    Ça m’aurait fait chier d’y rester là, étouffé, raide comme un balai sur le gerflex dégueu au bout de 27 petites années.

    Tout ça pour dire que plutôt que de rester la tête dans le bidet à regarder de la merde à la TV, se sentir toujours obligé de… balancer 400e dans une queue de chat cassée… ben on ferait bien d’en profiter et d’en croquer tout plein des bons plans comme ce live funkyp-hop savamment breakestré et sur-ensoleillé… que même ça redonnerait la banane pour l’année à un régiment de vieux chimpanzés.

    Poupart je t’aime comme tu es ; sinon je crois que je vais bientôt détapisser.

  2. Heg dit :

    J’aime !!!

  3.  
Je commente, je flatte, je tacle...