« Je vous laisse 5 minutes pour calter de chez moi ! » Benito

Annoncée comme une étape coupe-gorge, Le Saloon me promettait les enfers. Ma trogne était même placardée sur la porte d’entrée. Mais les Chicanos en seront pour leurs frais. Votre serviteur rafle une nouvelle fois la mise, en arborant un joli chapeau rose (mon côté wild gay) et en trouvant un allié inattendu en la personne de Jean-Neudes, lequel a sorti quelques-uns de mes adversaires les plus dangereux ; j’ai rarement vu un type avoir une chatte aussi insolente  😀

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Jean-Neudes ou le genre de type qui va à tapis pré-flop avec une paire de 3 !
Benito pose fébrilement King Kong sur la table (un ange passe), Riton un As et une merde ou un Roi je sais plus, whatever… On se dit alors que ça devrait bien se passer pour Benito, à moins que Riton trouve sa paire d’As, et naturellement personne ne met un billet sur Jean-Neudes, certains se retiennent même de rire. Mais voilà, « That’s Poker ! » Le flop et le turn ne donnent rien ; un 3 tombe à la river, c’est Jean-Neudes qui encaisse. Instantanément, Benito prend trois flèches de Cheyennes : une dans la jugulaire (petit moment d’incrédulité), une autre dans le cœur (impression de déjà-vu), et la dernière dans le cul, comme pour sceller l’affaire.

Le bad beat fait toujours son petit effet, mais c’est pas tant la chatte qui doit nous interpeller ici, qu’une question de logique.
Le fait est que si nous n’étions pas les brêles que nous sommes, personne ne serait allé à tapis pré-flop avec une paire de 3, le deal se serait réglé entre Benito et Riton : KK contre AK couleur, en head’s up, pré-flop, on est approximativement sur un rapport 66% / 34%. Bref, avantage Benito mais sans regret si ça passe pas.
Lorsque Jean-Neudes entre dans le coup, ses chances de gain face à Benito et Riton sont de l’ordre de 18%. Pire, lorsque le turn arrive, ses chances tombent à 5%  😯 (tandis qu’avec son jeu fait, Benito gagne dans 70% des cas, et que Riton a environ 25% de chances de trouver l’As ou le Cœur qui lui manque).
Seulement voilà, nous jouons bel et bien comme des brêles, ce qui autorise les situations les plus improbables, celles dont on pense pouvoir se mettre à l’abri après une grosse relance ou un tapis. Dans ces circonstances, il faut un peu plus que de la chatte et des cartes pour gagner. Il faut un hachoir, des sacs plastiques et un grand coffre.

Pour le reste, RAS. Service aux petits oignons, dégaines de bouseux, cigarillos, ambiance ad hoc… Merci Benito.

Hop, une petite vidéo pour finir (ça tourne court car j’avais pas assez d’images, pour changer). Vingt dirhams à celui qui trouve de quel film est tirée la musique ; dix pour le nom du compositeur (plus facile).

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3 commentaires sur “LSOP round 5 – Le Saloon”
  1. Aurélien dit :

    Encore un zoli compte rendu… Un coup pour résumer cette magnifique (ça dépend pour qui) soirée au Saloon.
    En attendant celui du Goulag !

    Ah oui, au fait, la musique est tirée d’Opération Dragon évidemment !
    Faut bien connaitre ses classiques ! 🙂

  2. Frank Poupart dit :

    Le plus prompt à tirer la queue du Mickey est donc Le Professeur. Il empoche 20 dirhams, un numéro de Big Tits & Round Asses et une boîte de crayons aquarellables.

  3. Alex dit :

    Super compte rendu avec des vraies trombines !!!
    … et certaines (dont la mienne) qui sortent directement de Brokeback Mountain !!!

  4.  
Je commente, je flatte, je tacle...