« C’est une imposture ! » Aurélien à propos de The Brain

Dix losers se sont retrouvés chez Poupart pour en découdre, vendredi dernier, dont six qui avaient déjà croisé le fer, ou devrais-je dire le carton (même si on joue avec des Fournier 100% plastique), lors du premier round des LSOP.
Riton, grand absent de l’étape inaugurale, signait une entrée rageuse dans la compétition (et en même temps un peu vaine, tant il semble parfois que Riton se bat contre lui-même). Il entraînait dans son sillage François le Français Breton (AOC) qui avait à l’évidence prévu de siffler plus de bières qu’un Irlandais le jour de la Saint Patrick.
Enfin, Élo et Nas arrivaient en guests pour compléter le line-up (en l’absence de Karine, Doc et Vince) et ajouter un peu d’expertise à cette compétition qui n’a jamais brillé par autre chose que son niveau de brêlitude (ils ne parviendront hélas pas à donner leur pleine mesure, déroutés par le jeu atypique des LSOP, loin, très loin des standards habituels : « — je relance de 12 fois la BB ! — Mais putain t’es premier de parole ! — Ouais, et je reprendrais bien du Tariquet ou un Extrême à la fraise… »).

Petit replay, de ma fenêtre :
Finaliste lors de la première étape, Thomas est le premier à quitter la table, il la quittera même deux fois (l’effet rebuy). Il me confiera avoir surévalué ses mains et commis des erreurs dont il ne manquerait pas de tirer les enseignements. Quatrième au général, il conserve toutes ses chances dans la course qui mène au précieux.
François n’ira pas beaucoup plus loin avec sa deuxième cave, il sort par la petite porte (neuvième), et Riton craque sur je ne sais quelle main (c’est le blackout dans ma tête), mais je suppose qu’il y avait pas de quoi appeler Guinness.
Élodie, septième, paie peut-être le prix d’un jeu trop attentiste : les rares fois où Élo décide de jouer un coup vous êtes à peu près sûrs qu’elle a une arme de destruction massive dans les mains (genre Armageddon).
Benito n’est jamais vraiment dedans (soit qu’il n’est pas dans les bons coups, soit qu’il manque de chatte) mais, short stack, il gratte à l’énergie une sixième place synomyne de bonus au classement. Son auto-évaluation à chaud est un peu sèche : « Au final, après deux parties jouées, je suis réellement rentré dans cinq ou six coups et j’ai pas ramassé un seul jeton, pas même réussi un vol de blinds, que dalle. » Plus tard, il renouera avec l’esprit Dudeiste qui nous rassemble et fait le sel des LSOP : « Stop worrying so much whether you’ll make it into the finals. Kick back with some friends and some oat soda and whether you roll strikes or gutters, do your best to be true to yourself and others – that is to say, abide. »
Nas, le patron, est sorti par Juju qui trouve une paire gagnante au turn alors que Nas avait la sienne sur le flop. That’s Poker !
(Pendant ce temps, Mat’ roule sa bosse sans faire trop de vagues…)
Aurélien devient rapidement chip leader en remportant deux ou trois gros coups, il a les moyens de lever le pied et de mouliner en attendant la finale mais il est rattrapé par son goût pour le bon vin et prend des risques inconsidérés qui finiront par le perdre…
Mis à mal par un bad beat, je refais peu à peu mon retard en jouant serré. Nous ne sommes plus que trois à la table et je pense pouvoir faire le break dans un mano à mano qui m’oppose à Juju, mais c’était sans compter avec ce maudit turn qui sourit une nouvelle fois à cette raclure (bis repetita placent).
Durant le heads up, Juju devient trop lisible (nombreux tells) et joue petit bras (smooth calls fébriles, couché à la moindre relance…). Mat’ portera l’estocade au bout de quelques mains seulement, après un travail de sape efficace sur les blinds. Il s’adjuge ainsi la deuxième étape des LSOP, bravo à lui ! (Rase les murs mon pote, you’re entering a world of pain !) Et, ce faisant, prive The Brain du doublé et l’empêche de creuser un peu plus son avance au classement, laquelle est déjà conséquente.

Vu que je recevais et qu’il fallait que j’assure le service, j’ai passé pas mal de temps backstage à enfourner des pizzas, préparer des amuse-gueules et ouvrir du pinard. Du coup, il se peut que j’aie loupé quelques faits marquants, que ce soit à la table de Pok ou en off. Désolé donc pour ce replay pour le moins approximatif / partiel ; je compte sur ceux qui étaient de la partie pour balancer des anecdotes ou rejouer le match dans les commentaires. J’avais prévu de faire des interviews en mode conseil de Koh-Lanta : analyses post mortem, vieilles rancœurs et concours de mauvaise foi, mais la soirée a passé comme une balle…
Heureusement, Riton a réussi à sortir quelques tofs sympas de son boîtier (merci !). Au passage, vous noterez que Benito a la gueule d’Angel Batista dans Dexter 😀

Merci à tous pour votre présence chez moué et l’excellent moment passé ensemble.
Petite dédicace aux filles : Claire, Yamina, Marie, Sylvie et la boulette, reléguées aux rôles de pintades durant cette soirée, mais qui n’ont jamais hypothéqué leur bonne humeur, communicative et agréable à tous.

Je vous laisse avec deux trois rushes de merde que j’ai mis bout à bout, on y voit fifre mais ceux qui en étaient apprécieront.
Prochaine étape prévue quelque part en mars. Nom et lieu to be announced.

[SLVideoPlayer file=LSOP_2011_r2.wmv,width = 640,height = 360,shownavigation = false,image=LSOP_2011_r2.jpg, bufferlength = 15 /]
[ télécharger la vidéo ]
WMV env. 33Mo
2 commentaires sur “LSOP Round 2 – Le Lounge”
  1. Mat dit :

    Du grand LSOP !!!
    Merci pour ce superbe CR Poupart !

  2. Heg dit :

    Du grand Poupart encore et encore. J’ai le coeur qui bat quand je te vois seul, là, tout petit bonhomme à ton bureau… et que je me dis qu’on serait sur une terrasse en train d’écrire des trucs avec des mojitos que ça serait plus rentable. M’enfin à un moment ça va nous péter. Tout ça pour dire que tu me redonnes, encore une fois, l’inspiration qui avait disparue. Bisou dans les fesses.

  3.  
Je commente, je flatte, je tacle...