La bouffe, c’est pas vraiment le fort des Ricains. C’est un des enseignements que je tire de mon récent séjour dans la Grosse Pomme.
Une chose est sûre, ils ne lésinent pas sur la quantité ! Si ma principale préoccupation avait été de bien manger, au sens de manger jusqu’à satiété, j’aurais été servi au-delà des mes attentes : j’ai souvent eu du mal à finir mon assiette (j’ai pourtant un bon coup de fourchette). Le problème, c’est que j’accorde de plus en plus d’importance au goût et à la préparation des mets,  et c’est là que ça se gâte (c’est pas ma faute si le « repas gastronomique des Français » est désormais inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, et que la tradition culinaire française fait école un peu partout dans le monde. Aller sur la Lune ou gaver les oies, chacun sa priorité). Au point qu’après avoir testé quelques adresses qui semblaient recommandables (c’est en tout cas ce que laissaient entendre les critiques), mais dont la cuisine s’avérait en fin de compte décevante (à part peut-être l’Esca, dans la 43e), la boulette et moi nous rabattions parfois sur les points de restauration à emporter, arguant que quitte à mal bouffer, nous aurions tort d’y laisser tous nos billets verts. C’est alors que nous avons trouvé la guitoune de Mohammed Rahman, un chef Bengalî qui cuisine des spécialités à l’agneau au coin de 6th Avenue et de 45th St. Son « Lamb on rice » est à tomber (quoiqu’un peu trop épicé pour la boulette), s’il n’avait tenu qu’à moi, j’en aurais mangé tous les jours ! Kwik Meal, c’est LE bon plan à moins de dix dollars.

Mon autre coup de cœur, c’est ‘wichcraft sur Bryant Park (une franchise du chef Tom Colicchio). Des dwiches froids ou chauds, préparés en temps réel avec uniquement des produits frais, une tuerie.

2 commentaires sur “Kwik Meal”
  1. Clint dit :

    À table !!!
    J’avoue que commencer un « récap’ de mon voyage aux States » par la case bouffe c’est un peu comme partir sur l’étape du jour sans avoir pissé le garrot encore accroché au bras… C’est couillu dirons-nous, mais c’est pas pour autant qu’on finit pas maillot jaune…
    M’enfin dans la Poupart Enterprise on comprend bien que c’est pas le chrono qui compte mais le style.
    Le souci c’est que mon séjour californien m’avait laissé un tout autre souvenir, plutôt enthousiasmant.
    J’avais bouffé des california rolls, du mexicain, et du burger de qualité… tellement bien que je me suis demandé si le mythe de la malbouffe aux States c’était pas un peu l’histoire du chaperon rouge revisité par Maïté…
    Il va donc falloir que je me fasse un trip côte Est histoire de vérifier tes dires…
    Non pas que je mette en doute tes talents de critique au guide Minchelin int., mais disons que ça me fait une raison de plus de tailler la route à NYC.

    PS : Je reste toujours bluffé par l’absence de bruit et la finesse du Nikon by night…
    Vais finir par virer de bord^^

  2. Frank Poupart dit :

    Ouais, on dirait que j’ai un avis assez tranché sur la question. Après, j’ai pas forcément mis les pieds là où il fallait…
    Quoi qu’il en soit j’aurai sans doute l’occase de me raviser (ou pas) puisque je remets le couvert l’an prochain avec la boulette (encore des tonnes de trucs à faire).
    Et toi, quand est-ce que tu crames tes premières cartouches mexicaines ? On a hâte. Gruss est revenu en kit ou bien ?
    Je prévois un Soccer 5 (indoor ;-)) + McDaube à la casa pour que vous nous racontiez tout ça…

  3.  
Je commente, je flatte, je tacle...