Depuis que j’ai rejoint une cellule de management fonctionnel et que je n’ai plus de lien hiérarchique avec les personnes avec lesquelles on me demande de bosser, je me rends compte que je suis condamné à arrondir les angles, à chercher en permanence le consensus pour faire adhérer à mes projets, à jouer de mon entregent pour faire bouger un tant soit peu les lignes…
Je me mens à moi-même depuis tant d’années qu’on a sans doute vu en moi les qualités idéales pour ce poste.
Et quand j’en ai plein le cul, je me détends en matant cette vidéo sur le management façon Terry Tate :


« Tu sais qu’il faut une page de garde pour les rapports d’activité, Richard ! » 😀

Un commentaire sur “Office Linebacker”
  1. X-Ray dit :

    Welcome dans le monde de la transversalité ! L’étrange endroit où les habitudes de la bonne vieille organisation pyramidale n’existent plus. Fini le management direct. Fini les « heu chef, oui chef, d’accord chef » sans lesquels le subalterne pourrait (éventuellement) prétendre à un refus d’octroi d’un jour de RTT, un vendredi soir, veille de Noël (vous admettrez que c’est un peu salop !)

    Welcome dans l’ère matricielle, où l’on est un peu rattaché à tout le monde sans l’être vraiment, où l’on entend presque l’annonciateur « pffffff… ho non ! Pas encore lui ! » lors d’une arrivée inopportune, et où l’on peut définitivement sentir que la partie est loin d’être gagnée, dès le départ – encore faut-il que l’autre, le « vrai chef », ait envie de chausser les crampons pour engager la partie. Dans ces moments, il doit être possible de faire référence à l’incompris Darwin (en son temps) : « les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ». Sauf que si la survie corporate n’est pas menacée, le manager fonctionnel est réduit à trouver sans cesse d’improbables compromis.

  2.  
Je commente, je flatte, je tacle...