Il faut avoir vécu avec un chat pour apprécier les productions Simon’s Cat à leur juste valeur.
Car c’est dans les plus petits détails que le talent de Simon Tofield prend toute sa mesure, dans cette méticuleuse façon de restituer, en les exagérant finalement à peine, les traits de caractère de son chat, qui sont peu ou prou ceux de tous les chats qui savent rester eux-mêmes : ingrat, hypocrite, fourbe, sans-gêne, indifférent, je-m’en-foutiste…

Cela fera bientôt un an et demi que je suis contraint de cohabiter avec le chat de ma boulette, Sam, qui est devenu, par le fait, un peu le mien (Sam, mais aussi Jay-Z, Usher, le zonard, la guigne ou encore le fils de pute, selon le sobriquet du moment, vu qu’il ne répond de toute façon jamais à son nom).
Et si ma préférence continue d’aller aux chiens – pour des raisons qui ne sont pas celles évoquées par Jack Byrnes (Robert De Niro) dans le désopilant Meet the parents, de Jay Roach…

Greg, how come you don’t like cats ?
I don’t not like cats, I… I just prefer dogs. I mean, I’m just more of a dog kind of, you know. Come home, wagging their little tails, happy to see you kind of…
You need that assurance ? You prefer an emotionally shallow animal ?
I…
You see, Greg, when you yell at a dog, his tail will go between his legs and cover his genitals, his ears will go down. A dog is very easy to break, but cats make you work for their affection. They don’t sell out the way dogs do.

… je dois avouer qu’en dépit de ses mauvais côtés, le chat est attachant. Et l’on se préoccupe donc de son bien-être, sans tenir compte de toutes les crasses qu’il peut nous faire.
Car après tout, c’est dans sa nature, au chat, d’être un peu con. Il ne fait quand même pas exprès, si ?


Toutes les vidéos sur le site de l’auteur : http://www.simonscat.com/

Je commente, je flatte, je tacle...