« Sanchez blooper fumble epitomizes embarrassing Jets performance »
Brian Costello, New York Post

Mauvaise passe pour Sanchez… et sale temps pour les Jets.
Ils avaient pourtant réussi leur sortie face aux Rams une semaine plus tôt, mais jeudi 22 novembre les hommes de Rex Ryan ont encaissé pas moins de 35 (trente-cinq !) points en un seul quart temps, non sans manquer de se tirer des balles dans le pied avec quatre fumbles dont un assez improbable de Sanchez qui donne du grain à moudre à ses détracteurs. Faut dire que l’action est particulièrement sale :

Il y a de toute évidence un malentendu sur le « call » qui a été fait par Sanchez : on s’attend à une passe de la main à la main pour le fullback Lex Hilliard, mais pour une raison un peu chelou la transmission ne se fait pas. Sanchez décide donc de prendre la course à son compte (ce qui à la base n’est pas son fort), mais il fonce droit dans le cul de son propre lineman Brandon Moore et échappe le ballon qui termine dans les mains du safety Steve Gregory, lequel file au TD !

Avant-hier face à des Cardinals pourtant peu inspirés, l’incapacité de Sanchez à dynamiser la formation offensive des Jets et son manque de précision dans les passes (3 INT) ont poussé coach Ryan à faire entrer le QB3, Greg McElroy, Tebow (QB2) étant au repos pour cause de blessure. Une décision qui répond à un constat d’inefficacité sur le terrain, une décision qui répond aussi à l’exaspération des fans qui se faisait de plus en plus pressante, mais une décision qui pourrait avoir de lourdes conséquences en termes de management, car si McElroy a su saisir sa chance et permis aux Jets de l’emporter d’un cheuveu (big up à la ligne défensive qui a fait un boulot énorme), que va-t-il se passer dimanche prochain ? Quid de Mark Sanchez ? Peut-il se relever après un tel désaveu (alors que lui évoque « un jour sans ») ? Quid de Tebow une fois qu’il sera de nouveau opérationnel ? McElroy peut-il vraiment sortir de son rôle de réserviste et griller la priorité aux stars de l’équipe ?
Les QB ont beau la jouer consensuel lors des conférences de presse, genre nous sommes au service de l’équipe, nous nous encourageons mutuellement… l’équipe a besoin d’un leader autour duquel elle peut construire et développer des plans de jeu, pas de trois QB en ballottage dans une stratégie du moins pire. En fin de compte, si cette victoire face aux Cardinals est positive d’un point de vue comptable, elle complique un peu plus la situation des QB et met Ryan et Sparano (le coordinateur offensif) dans une position pour le moins délicate à gérer.
Il faut bien comprendre que le poste de Quaterback n’est pas un poste qu’on peut remplacer au pied levé, en se disant qu’il suffit de connaître le playbook, la mécanique qui régit les liens entre un QB et sa ligne offensive est extrêmement complexe. Cela dépasse le cadre de la fonction ; il ne peut y avoir qu’un loup alpha…

Nouveaux éléments de réponse face aux Jaguars dimanche.

Un commentaire sur “Le troisième homme”
  1. The Braiiiin dit :

    Depuis la retraite de Zidane le foot c’est vraiment plus ça…
    Ho pardon !

  2.  
Je commente, je flatte, je tacle...