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« De toute façon, l’homme n’est jamais gagnant dans le duel sexuel. La femme lui est ‘fatale’. »
Jean Delumeau, extrait de La Peur en Occident.

En tant que local de l’étape, c’est moi qui vais vous faire le CR de cette sixième manche des LSOP Saison 2.
Mais avant toute chose, je pense qu’il est bien de recontextualiser un peu tout ça, notamment depuis mon arrivée dans la confrérie des LSOP…
Je me présente : Alex, dit « Alex les bons plans » rapport à mon traquage systématique de tout ce qui peut se faire de mieux à New York.
Arrivé sur Bordeaux en juillet 2010 avec ma femme et mes deux cats, j’ai aussitôt mis en éveil tous mes sens pour chercher et découvrir les bons plans qui existent ici, dans cette magnifique ville du Sud-Ouest.
Prof d’EPS à mes heures, guide de voyage le reste du temps, j’ai fureté dans les bistrots, les coins de rues, les pissotières… pour dénicher LE bon plan de Bordeaux. Et justement, c’est à la suite d’un échange virtuel bordelo-new-yorkais que j’ai fait la rencontre d’un gars du cru qui s’appelait tantôt Frank, tantôt David, tantôt Lambonrice (!?). Nous nous sommes alors fixés une date dans un resto new-yorkais à Bordeaux, avec nos poulettes. Résultat : le coup de foudre !!! J’ai découvert un Poupy en or massif avec sa délicieuse petite boulette.
Plus tard, et bien qu’ils voyaient en moi plus de Dexter que de Huggy Bear, je les conviais at home pour un nouveau repas. Poupart me racontait alors les soirées poker qu’il organisait avec ses potes. « Hummmm intéressant !!! » pensais-je…
J’ai tout de suite flairé la bonne affaire.
Et je peux le dire maintenant (il y a prescription) : quand, en avril 2011, je lui demande si on peut faire une étape à la maison en invitant toute sa bande, j’ai bien évidemment une idée derrière la tête, voire deux : la première est bien sûr de découvrir les potes de sa bande, et la seconde, de m’intégrer à ces locaux.

Mais finalement c’est tout autre chose que je découvre : une famille de barrés, de gue-dins, de p’tites bites… bref de gros loosers prêts à en découdre chaque mois tant au poker qu’au chifoumi ou au golf-ballon-pot-de-fleurs.

Et c’est donc après quatorze mois de vie dans cette joyeuse bande de déglingos que je prends la parole sur le blog du Boss.
Aussi je ne peux m’empêcher de faire ce que je sais faire : expliquer les bons plans, et notamment le meilleur plan de Bordeaux :

Les LSOP (Loose Series Of Poker)

Si vous souhaitez vous amuser, vous divertir, vous évader, c’est bien à une étape des LSOP qu’il faut vous rendre.

Qu’est-ce que sont les LSOP ?

Appelé Loose Series Of Poker, c’est tout simplement la crème de la crème des gros loosers de tout le Sud-Ouest qui se réunit ici. Vous aurez du bon gros bâtard périgourdin à la Riton, au plus petit bâtard ukrainien à la Cyril. Le tout mélangé avec quelques zests de bâtartitude freenaute.

Quelle est l’ambiance ?

C’est à la fois magique et tragique. On peut dans la même minute se sentir partir dans une euphorie irrésistible, comme ne pas comprendre la réaction d’une personne à cet instant « T ».
C’est toute l’ambivalence et l’ambiguïté des membres des LSOP.

Où trouver une étape des LSOP ?

N’étant qu’à la saison 2, vous trouverez les étapes directement chez nos membres.
Maintenant rien ne dit qu’à la saison 3 ou 4 les étapes ne se déplacent dans les plus grandes métropoles à travers le monde.
Wait & see…

Qu’y fait-on ?

Chaque étape est le savant mélange d’une double soirée.
Et oui, les loosers ne sont pas si cons finalement. Ils arrivent à organiser 2 soirées en 1 : la première soirée se déroule entre potes, les loosers se racontent généralement leur loose du mois. Cette soirée est arrosée de bières, bons vins bordelais et se déguste avec pizzas, merguez voire makis suivant les lieux.
Puis la seconde soirée prend le pas. Tout le monde se réunit autour d’une (ou deux) table(s) de poker et se la joue alors perso, et beaucoup plus soft au niveau alcool.
Ces 2 soirées en 1 sont vraiment la marque de fabrique des LSOP.

Comment pouvoir intégrer les LSOP ?

« Rien d’impossible. » Juste se faire intégrer par un des membres, puis réussir à être un vrai gros looser dès la première partie et enfin, bien respecter la règle qui veut que : « tout guest ne doit opposer aucune résistance à sa première étape ».

Combien ça coûte ?

Rien, zéro, nada.
Ah si pardon. Il faut juste se faire pécho par le Dude. Oui, David, Poupart, Poupy, le Dude, c’est notre chef à tous, l’organisateur, l’arbitre, l’homme à abattre… il est tout à la fois. Et justement pour intégrer les LSOP, il faut y passer !!!
Et croyez-moi, on s’en souvient !!!

Le service est-il de qualité ?

Oui vous verrez que les LSOP ne laissent aucune trace sur leur passage. Très bien élevés, ils mangent et boivent tout, puis rangent même avant de partir. Bref la grande classe. En sachant qu’à chaque fois le maître de maison traite ses hôtes dans les meilleures conditions.
Et oui, ici, le service ne peut qu’être de qualité !!!

Le bon plan de ce bon plan :

Si je dois vous donner le bon plan de ce bon plan à Bordeaux, c’est bel et bien de venir jouer quand il y a plus de 15 joueurs, et de finir septième.
« Pourquoi ? » me direz-vous. Car le règlement actuel fait par Benito, Poupart & co donne plus de points au septième joueur de l’étape qu’au sixième.
« Normal ??? »
Je dirais : « NON, mais c’est ça qui est bon !!! »
En voilà un BON PLAN !!! 🙂

Conclusion :

N’hésitez pas une seconde : courez, bondissez, rampez, nagez, glissez… en direction des LSOP.
Mais une chose est sûre, si toi, petit scarabée, tu veux intégrer cette grande famille : « Ne te prends jamais au sérieux, et n’attends rien en retour sinon prendre du bon temps !!! »

Le résumé de l’étape 6 de la saison 2 des LSOP

Maintenant venons-en à cette fameuse étape 6 du Pool House.
Pour l’inauguration de mon tout nouveau pool house, il fallait une étape !!! Et justement, ce samedi 9 juin, le pool house a accueilli seize esthètes des jetons de poker.
Nous avions, pour la première fois dans l’histoire des LSOP, quatre filles : Juliette, Karine, Lydie et Stéphanie. Et pour la seconde fois, après Le Garage lors de la saison 1, nous étions seize joueurs : Adrien, Benito, Doc, François, Juliette, Karine, Le Prof, Lydie, Mat, Mat 2, Néo, Poupart, Riton, Stéphanie, The Brain, et votre serviteur, Alex les bons plans.

Avec quatre guests jamais vus parmi les LSOP, nous partions un peu vers l’inconnu. Mais comme dit dans la présentation ci-dessus, ils nous ont respecté à 100%. Ils sont partis bien vite, sans douleur et avec fair-play. Ils reviennent quand ils veulent !!!

Sinon, bien évidemment, cette étape signe le grand retour de Doc & Karine. À fond dans leurs concours respectifs, cela faisait un petit moment qu’ils n’avaient pas trinqué et misé quelques jetons avec nous. Mais bon, finalement, à J+1, je ne pense pas que leur présence soit indispensable lors des prochaines étapes. Ou du moins, celle de Karine, car Doc, lui, est un humain comme nous.
Et oui, Karine est bel et bien « LA » personne qu’il fallait pour détrôner le Dude. Une vraie tueuse en série que nous avions samedi soir. Froide, sûre d’elle, sans pitié… elle nous a tous abattus les uns après les autres.

D’ailleurs, le Dude n’a pas fait un pli, même s’il termine à la sixième place. Il n’a pas pu utiliser ses pouvoirs de super patron de la table. Très tôt désœuvré, et sans avoir de grosses cartes en main, il nous a quitté après un bon coup réussi par Benito, son dauphin au classement général.
Ce dernier a été éliminé en même temps que moi, et a fait la quatrième place sur un nouveau coup de maître de Karine. Mais il n’a pas du tout digéré son classement alors qu’il avait un stack plus gros que le mien !!! Après une répartition des gains entre nous deux très logique, le feu en lui s’est éteint et il est redevenu l’unique Benito que l’on aime !!!

Sinon que dire de cette soirée, à part que The Brain est sorti au bout de 2 min 12 sec, et a failli casser ma maison tellement il l’avait mauvaise. Mais non, il est parti dormir tranquillement pour mieux oublier et revenir en hôte de soirée des plus serviables !!! Bel esprit mec !!!
Après, nous avons eu Doc, des plus discrets, Adrien qui a fait sa plus grosse perf pour sa troisième participation, Mat qui ne s’en remet toujours pas de mon coup de bluff avec mon J2, et Juliette qui s’est faite sortir à cause d’un Riton exécrable.
Justement, Riton, Riton, Riton !!!
Il n’était pas là à la dernière étape, et oui, il faut l’avouer, il nous a manqué. Son personnage est tel qu’on pourrait tantôt écrire un bouquin pour raconter ses frasques et l’encenser, tantôt vouloir le démonter car il est ingérable et illisible !!! Bref ce mec est une énigme à lui tout seul. Mais oui, on l’aime !!! Et d’ailleurs samedi soir, il a sorti pas mal de monde, et s’est placé deuxième avec les plus grands honneurs. Chapeau bas poulet.

Voilà donc une belle victoire de Karine qui met le doute au Dude. Félicitations à elle, et merci à tous pour cette superbe soirée.
Et merci à Benito pour le câlin cette nuit 😉

Accéder au dossier des rushes (fichiers _50 à _69) © HEG

Le « KI-KA-DI-KOI »

Pour finir, je vous propose un nouveau petit jeu.
Étant un peu moins culturé que notre chef à tous, j’aime tout autant les citations. Et justement, j’ai pris pas mal de notes durant la soirée, et relevé des petites phrases piquantes à souhait.

Le principe :  Chaque personne a au moins une citation d’inscrite. À vous de retrouver l’auteur de cette citation.

Désolé par avance pour ces propos quelques peu offensants, mais j’ai vraiment souhaité garder les citations à l’état brut. Et désolé Riton, mais il y a souvent de la haine à ton égard !!!

Rappel des joueurs : Adrien, Benito, Doc, François, Juliette, Karine, Le Prof, Lydie, Mat, Mat 2, Néo, Poupart, Riton, Stéphanie, The Brain, et votre serviteur, Alex les bons plans.

  1. Simplement sorti avec une suite par Stéphanie…
  2. J’ai fait tapis. J’avais pas d’mains, ça me saoulait !!!
  3. P’tite bite Riton !!!
  4. C’est laid. De pire en pire. 2012, c’est pas mon année !!!
  5. J’pensais qu’il avait rien Riton !
  6. Je suis content de l’enrichir (dit avec un sourire fair-play)
  7. J’vous avais dit, je suis au chômage, je ne suis pas venu enfiler des perles !
  8. Aaahhh ! J’vous ai tous niqués pour mon retour !!! (bon c’est inventé, mais cette personne l’a pensé tellement fort !)
  9. Riton, c’est Mister Chatte !
  10. Et un autre qui ajoute dans la seconde qui suit : C’est à dégueuler whaaaaaaa !!!
  11. Quel bâtard !!!
  12. Non, mais là j’peux pas y’aller. C’est trop juste. Cette personne me montre ses cartes, j’acquiesce, et comme un vrai bon looser elle jette ses cartes sur la table n’importe comment, et forcément ces dernières se retournent pour révéler à tout le monde une paire de 3 !!! Chapeau bas. En sachant que dix minutes avant, cette personne avait fait tapis avec paire de 4 préflop et disait : Attends, normal quoi !!!
  13. J’t’ai sorti. J’ai pas pu faire autrement…
  14. Salope !!! Je n’ai pas eu de chatte !
  15. Accroche-toi Riton, tu peux entrer dans l’histoire !
  16. Vous avez vu comment j’m’endors avec mes nouvelles pastilles d’homéopathie ! (cette personne ne l’a pas dit, mais c’était criant de vérité)
  17. Riton, l’enculé, il m’a mis un bad beat de malade !
  18. Benito, sûr de lui, fait un gros raise, et la personne en face de lui dit calmement « tapis ». Benito se couche. Réaction : Ouch ! il s’est vite couché, la queue entre les jambes !!!
  19. Tant qu’il y a de la bière, ça va !
  20. Je suce pour 20 euros !

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« Je s’occupe de tout, tu s’occupes de rien » Jamel Debbouze

Poupart a confié les clefs du blog à l’hôte de cette étape (Benito, pour ceux qui souffriraient d’Alzheimer précoce ou qui tomberaient sur ce post par hasard).
Merci par avance pour votre indulgence, ma seule référence littéraire étant Jojo Lapin Se Rebiffe. Vous voilà prévenus…

Lundi 21 mai 2012, fin d’après-midi. Moment soudain d’angoisse : pas d’étape LSOP en vue. WTF !? 😯 La suite, ça me prend comme une furieuse envie de pisser, je lance une invitation dans la foulée pour le vendredi même en me disant qu’on aura seulement besoin d’être six joueurs pour valider l’étape. Neuf joueurs se présentent à « The Apartment ». Ok, pas original comme nom d’étape mais l’honneur des LSOP est sauf, c’est l’essentiel.

Une étape LSOP sans pré-soirée c’est un peu comme faire l’amour sans préliminaires et, personnellement, j’adore les préliminaires (peut-être trop d’ailleurs). C’est sans doute la raison pour laquelle j’aime autant faire la cuisine et partager une des bonnes bouteilles de vin avec les potes. Pourtant, c’est bien avec du champagne et des amuse-gueules maison que nous avons débuté cette étape pour fêter dignement le CDI du père Jean-Neudes (congrats bro’). Après tout, c’est pas parce que l’étape s’annonçait « poilue » (comprenez « entre couilles ») qu’on allait se restreindre. Pour le reste, les deux moments marquants de la soirée :

N°1 : Riton en Hispanie

Quelqu’un : « Hey ! Il est pas là Riton ? »
Moi : « Non, il est en Espagne. Il lui arrive des trucs de fou ! »
(rires)
Quelqu’un d’autre : « Non mais vas-y, raconte… »
Moi : « J’peux pas vous raconter mais d’accord pour vous lire les SMS échangés plus tôt cette semaine avec lui :
SMS de moi : Tu viens vendredi ou quoi ?
SMS de Riton : Putain fait chier je suis en Espagne à Séville… et je viens de prodiguer les premiers secours au gérant du bar à tapas qui vient de se faire poignarder par son employé…

N°2 : Des fraises en dessert ?

– Compter 1 barquette de fraises (préférablement des Gariguettes ou des Ciflorettes) pour 2 à 3 pers.
– Laver et couper les fraises dans leur longueur.
– Agrémenter d’une cuillère à café de sucre en poudre par barquette.
– Remuer énergiquement et réserver au frigo au moins 1h.
– Dresser dans des bols individuels
– Assaisonner d’un trait de citron vert.
– Garnir de crème fouettée ou de feuilles de menthe fraîche.
– Bon appétit !

Si vous avez pris la peine de lire jusqu’ici, vous aurez compris que la partie de poker qui s’est déroulée dans la foulée relève pour moi plus du détail que de la finalité. Néanmoins, vous trouverez ci-après quelques morceaux choisis en toute subjectivité pour chacun des joueurs (par ordre d’élimination) :

Max : Le perfect guest. Sûr de lui, j’ai bien cru qu’il allait nous faire une Richard Gere.

Mat : Jamais dans les bons coups, il s’incline sans avoir vraiment pu lutter.

Cyril : Dominant en début de partie, il s’engage dans un coup foireux contre Jean-Neudes et c’est le drame…

Benito : Quatre mains jouées, trois perdues, that’s poker ! Mention spéciale à The Brain qui consolide ses étoiles de bâtardise.

Le Prof : Franchement je vais pas vous mentir, je sais pas ce qui s’est passé.

Jean-Neudes : Au début en souffrance, il passe chip leader en milieu de partie. Agacé de ne plus rien toucher, il commence à jouer trop large et finit par dilapider tous ses jetons.

Alex : En mode survivor pendant un bon moment, il arrache une place sur le podium. Le vrai bon plan de la soirée (ok, elle était facile… désolé).

The Brain & Poupart se retrouvent en head’s up. The Brain touché par la grâce dispose d’un stack impressionnant. Poupart, une nouvelle fois en finale, sait qu’il lui faudra prendre des risques pour remporter l’étape. Triste dénouement en deux actes pour The Brain qui se prend quasiment coup sur coup The bad beat de la soirée puis une paire de 10 dans la face, cette dernière scellant définitivement son sort. Poupart vainqueur par KO.

En résumé, merci pour ces bons moments passés ensemble. Un gros merci à Céline qui, au-delà de partager ma vie, tolère tous mes excès et enfourne les pizzas comme personne. Et je n’oublie pas Amandine (notre fille de 9 mois) qui n’est pas sortie des bras de Morphée malgré l’ambiance festive.

À la prochaine les losers !

Benito

NB : Rayer de ma liste des trucs à faire avant de mourir : « Écrire un truc sur le blog de Poupart ».

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Immersion quelque part entre Le Tourne et Tabanac…

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MP4 env. 96Mo

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« La chance est ce qui arrive quand la préparation rencontre l’opportunité. »
Doyle Brunson

La quatrième étape des LSOP (saison 2) s’est tenue chez moué et a réuni la crème de la crème.
Disons-le sans ambages, j’ai rarement vu autant de brêles au mètre carré. Y’avait un putain de level 😀
Et que des couillus !
Céline nous a fait l’honneur de sa présence mais quand elle a vu qui s’alignait sur le line up elle a pouffé de rire et s’est dit qu’elle perdrait moins son temps à parler chiffons et potins avec la boulette, laquelle est vaccinée depuis longtemps déjà contre nos joutes en carton.

Nous nous doutions que la partie commencerait tard sachant que Cyril n’arriverait pas avant 21h de Paris où il avait passé la semaine, et qu’il devrait faire un saut chez lui pour dire bonjour et au-revoir à sa femme… J’ai déjà eu l’occasion de le dire : on ne badine pas avec les LSOP.
Heureusement nous avions de quoi nous sustenter en attendant sa seigneurie, j’avais notamment prévu un assortiment de sushis et de makis pour changer des traditionnelles pizzas et autres quiches. Bon accueil. J’en connais un qui léchait même les assiettes.
Tandis que certains jaspinaient dans le salon et sur la terrasse, d’autres se challengeaient dans les toilettes, plus précisément (s’agirait pas que vous imaginiez des choses) devant le poster de Twin-it. À ce propos je tiens à vous annoncer qu’elle m’a donné du fil à retordre mais que je l’ai enfin trouvée… la cinquième et dernière paire ! Je commençais à perdre espoir, j’ai fait des sessions de plus d’une heure aux chiottes à bloquer sur l’affiche, je finissais par ne plus savoir si j’avais fait mon affaire ou pas, même l’odeur avait le temps de se dissiper, obligé de vérifier (atroce). Il m’arrivait de penser que cette foutue cinquième paire n’existait pas, que l’auteur avait poussé le vice pour nous rendre fous ; j’avais noté sur le site de Tric Trac que la durée indicative de ce jeu était de 9999999 min., ce qui corroborait plus ou moins la thèse d’une cinquième paire fictive… Je me trompais.

J’y pense : on pourrait faire un Twin-it avec les planches-contacts de Riton, le but serait de trouver deux photos identiques, ou bien deux photos où un type a exactement la même expression 🙂

Accéder au dossier des rushes (49 fichiers) © HEG

Fin de la récré.
Après trois mois de règne sans partage, Benito était clairement l’homme à abattre. À peine était-il arrivé qu’il préparait déjà le terrain, comme s’il sentait que le vent allait tourner : « j’annonce, je suis pas trop dans le mood donc je vais jouer loose… » Genre on le voit pas venir 😀
N’empêche, ça a failli marcher, notamment lorsqu’il m’a suivi à tapis préflop avec Q10 alors que j’avais JJ (Tom aussi est entré dans le coup mais je ne me souviens plus de sa main), il m’a lancé un truc du style : « ce soir je suis détendu, j’ai envie de conjurer définitivement le sort, et pour te montrer que je suis détendu je vais suivre ton tapis avec une main qu’en temps normal je coucherais… » Évidemment, ce bâtard a touché sa paire de dames. Et Tom et moi de passer par la case recave. À ce moment-là j’ai réalisé que la soirée allait être longue…
Le truc c’est que Benito se doutait que j’avais une meilleure main que lui, la sienne n’était pas dégueulasse mais il savait que j’étais devant. Nous étions toujours dans l’heure de rebuy et il a tenté le coup, il a vu une opportunité de doubler son tapis (et plus encore quand Tom a collé) et de prendre le lead, au pire il lui restait la possibilité de recaver. Finalement c’était un risque calculé. Et puis, gagner un gros coup en montrant ses burnes, genre « je sais que t’as du lourd mais je viens quand même », psychologiquement ça laisse des traces. D’ailleurs, plus tard dans la partie, je coucherai une deuxième paire de valets sur une de ses relances alors que je n’avais pas de raison objective de le faire…
Mais la roue tourne, les verres de Haut-Médoc aussi, et ce qui doit finir par arriver arrive.
Benito ne sera toutefois pas le premier à sortir, il passera lui aussi par la case recave. The Brain et Le Prof seront défaits en même temps, après 1h30 de jeu. Tom les rejoindra quelques minutes plus tard et il faudra attendre la 150e minute pour que Riton lâche à son tour (je l’ai un peu aidé :-D).

On retrouve donc dans le carré final Cyril et Mat d’un côté, qui thésaurisent l’essentiel des jetons depuis le début de la partie, Alex et moi de l’autre, avec des stacks à la limite du seuil minimum de survie, qui ne serions pas contre l’idée d’un meilleur partage des richesses.
Dans ces circonstances, la stratégie du poker rejoint les théories de Darwin : les gros cherchent à manger les petits pour assurer leur place en head’s up ; les petits se font discrets et misent sur un éventuel malentendu pour que les gros aillent à tapis l’un contre l’autre.
Alex et moi rêvions secrètement d’un face à face qui aurait eu des airs de revanche après le duel que nous avions livré un mois plus tôt, au Macumba Club (duel dont Alex était sorti gagnant), mais les probabilités pour qu’un tel scénario se réalise étaient aussi fines que du papier à cigarette.

Vient le moment où Alex fait tapis sur ma grosse blind (Cyril et Mat ont passé). Je n’ai plus beaucoup de cartouches, deux ou trois tours de blinds à tout casser. J’ai une main spéculative pas trop dégueu à ce stade de la partie (J10 flush si mes souvenirs sont bons). Je décide d’y aller. Alex a queude (nous étions côte à côte, difficile de lire son jeu à priori), il avait fait pression sur moi pour voler les blinds. En off il m’avouera être plutôt satisfait de son résultat, rapport aux cartes de merde qu’il a touchées toute la soirée…

La partie se poursuit donc dans une triangulaire synonyme pour moi de baroud d’honneur. Mais l’impensable se produit : un fight entre gros. Fight qui profite à Mat. Et me voilà en finale.
C’est donc une autre revanche qui m’attend, celle du head’s up que Mat avait (facilement) remporté au Club Vendetta lors de la saison 1 des LSOP. Et Mat de m’annoncer tout de suite la couleur : il ne va rien lâcher (sic).
Les blinds atteignent rapidement des niveaux indécents (1k/2k) mais aucun de nous ne parvient à creuser l’écart, on se rend coup pour coup. Une guerre psychologique s’installe et nous entraîne dans un combat inhabituellement long (le head’s up aura duré près de 45 minutes !). J’aurai finalement le dernier mot, mais il s’en fallait d’un rien pour que Mat l’emporte.
C’était le septième et de loin le plus disputé des head’s up qu’il m’ait été donné de jouer depuis le début des LSOP.
J’ai peur d’y prendre goût 😉

Remerciements d’usage à tous les joueurs et non joueurs présents au Claque (clin d’œil à François qui nous a fait l’amitié de passer la deuxième partie de soirée avec nous).
Merki Riton pour les photos. Merki Benito pour le support logistique. Merki à ceux qui ont permis à la boulette de ne pas rester sur la touche après le départ de Céline, vous avez marqué des points 🙂

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L’étape du Macumba Club s’est montée en moins de temps qu’il n’en faut pour cuire un œuf à la coque.
Alex n’avait pas pu défendre ses chances à La Nursery (le golden boy des bons plans était à Miami pour noter les bars à putes) mais il ne comptait pas pour autant se laisser distancer au classement. Et comme il fait rarement les choses à moitié, il s’est permis de nous dérouiller à domicile, ce qui est contraire aux règles élémentaires de bienséance et en dit long sur la nature de son… dark passenger.
En remportant cette étape (sa troisième victoire !), Alex nous adresse un message clair : « Je veux bien passer pour un mec cool, mais évitez de ramasser la savonnette ! »

Perso, contrairement aux apparences, je prends un meilleur départ que l’an dernier, mais j’ai du mal à conclure (déjà deux finales perdues). Mauvaise lecture de l’adversaire, mauvaise gestion des mains spéculatives (ex : 89 ; 35 flush…), mauvaise passe… Cela dit, le Poker, c’est comme la pêche aux canards, il ne faut pas se mettre martel en tête, c’est surtout une affaire de patience et de chatte.

Benito s’accroche à sa place de leader. Trois étapes, trois podiums, c’est l’état de grâce.
En début de saison j’aurais pas mis un bifton sur lui ; ce n’est plus le même homme (enlève ton masque sale bâtard !). À la table il est impressionnant, on dirait Phil Hellmuth avec un monstre dans le slip genre la Grosse Bertha (visez la photo du milieu, il est à bloc, ne manque plus que l’écusson Red Bull).

Difficile d’avoir un mot pour chacun des joueurs tant cette partie a été disputée (l’effet freezeout ?) ; le seul qui soit sorti du chaudron relativement tôt, c’est Adrien. J’en profite pour le remercier : enfin un guest qui nous respecte 🙂
Je crois me rappeler que deux voire trois joueurs ont été éliminés en même temps (Le Prof, Riton et The Brain ?) ; de la septième à la quatrième place tout s’est décidé très vite, en quelques mains. C’est souvent ce qui arrive lorsque les blinds sont importantes et qu’il reste pas mal de joueurs à la table, ça finit par se régler à coups de tapis.

Alex et Céline, merci. Une fois de plus, et un peu plus à chaque fois.
Au risque d’abuser, je vote déjà pour une étape « La Pergola » cet été 😎

En attendant, next round chez les Poupart. Ça va chier.

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« L’éternité, c’est long. Surtout vers la fin. » Woody Allen (ou pas, c’est pas clair)

Je suis arrivé à la bourre. Amandine dormait déjà. Douillettement installée sur le dos, les bras en croix, genre « je suis un petit gnocchi et je vais pioncer quatorze heures non-stop ». (Ils nous prennent vraiment pour des buses, les bambinos.)
Pendant ce temps, Roxane focalisait tous les regards et toutes les attentions, et ça ne semblait pas trop lui déplaire. Ce début de soirée avait forcément quelque chose d’attendrissant… Mais, n’en déplaise à la gent féminine (en force à la Nursery), ça n’allait pas durer.

Hop, petite revue d’effectif dans l’ordre des sorties :

Jul : Première à morfler, première à recaver, première à dégager.
Faut dire qu’elle tend le bâton pour se faire battre, c’te rabouine…

Jean-Neudes : Petite soirée pour Jean-Neudes qui a visiblement hypothéqué une partie de son crédit chatte, mais pas sa bonne humeur ni son espièglerie.

Mat : Instinct sacrificiel ou pulsion de brêlitude, Mat a réussi à perdre tous les jetons qu’il avait amassés en début de partie comme une grosse merde qu’on essaierait d’enlever avec un râteau : salement.

Sylvain : On lui doit (à lui et à sa môman) la magnifique restauration du tapis de jeu des LSOP (cf. photo), version peluche-proof et super glide. Respect. C’est un vrai plaisir de distribuer les cartes sur ce tapis.

Benoit : Putain de guest.

Poupart : J’ai envie de dire : « L’éternité, c’est long. Surtout quand on a pas de cartes ! »
Bon, sans doute que je joue un peu trop tight, c’est clair, mais quand l’heure de rebuy est passée, que la BB taxe 800 jetons et que je touche des mains de gueux, j’ai un peu de mal à me lâcher. Il faudrait que je prenne exemple sur Riton qui arrive à jouer loose en toutes circonstances (mais lui c’est un malade, c’est pas pareil).

Le Professeur : Toujours placé mais jamais gagnant, Le Prof. Ç’en devient rageant. N’empêche, il a remporté plusieurs jolis coups, notamment sur la river.
Notez qu’il assure aussi le showtime sur les playgrounds de Bordeaux Lac lors de nos sessions de basket dominicales…

Benito : Longtemps chip, je pensais qu’il allait plier la partie à coups de grosses relances. C’est du moins la tournure que semblait prendre les choses lorsque j’ai quitté la table… Mais c’était sans compter avec l’indomptable Riton qui, si j’en crois le récit qu’on m’en a fait, a sorti de sa manche un ou deux coups fumants dont il a le secret, la folie devrais-je dire.
Reste que Benito termine dans le tiercé gagnant et consolide sa place de leader au classement. C’est l’homme fort de ce début de saison.

Riton : Escroc minable ou manipulateur génial, misérable fiotte ou joueur flamboyant, on ne sait jamais sur quel pied danser avec Riton. Il est peu prévisible. C’est ce qui fait sa force, indéniablement. Mais c’est aussi un joueur instinctif et fougueux qui a tendance à miser gros sur la chatte, une arme à double tranchant. Il n’est que d’observer le classement des LSOP pour comprendre qu’avec Riton ça passe ou ça casse. Il n’a jamais fait un milieu de tableau (4, 5, 6 ou 7e place d’une étape) : soit il fait un podium, soit il termine dans les choux. C’est sa façon d’exister en tant que joueur. Il ne mourra jamais à petit feu, même si c’est contraire aux probabilités ou au sens du jeu, il préférera toujours être à l’initiative de sa propre chute. Et si la chance lui sourit, alors tout devient possible…
Au passage, je comprends mieux pourquoi il ne progresse pas à Othello. Ce n’est pas tant un problème de compréhension qu’une question de nature. Othello impose une forme de retenue, d’économie, la stratégie à Othello est contre-intuitive, autrement dit, pour gagner, il faut faire à peu près le contraire de ce que votre instinct vous pousserait naturellement à faire (retourner peu de pions, jouer au centre et non sur les bords etc.). Ce jeu « à l’économie » ne correspond absolument pas au tempérament agressif de Riton, il a besoin d’en découdre, de rentrer dans des coups, la patience l’ennuie, la mesure le bride. Riton a besoin de jouer et de s’exprimer à outrance. À Othello, c’est un aller simple pour l’enfer ; au hold’em, c’est une autre histoire…

Cyril : Il a souffert, il s’est accroché, et l’histoire se finit bien pour Cyril, joueur solide et régulier, qui remporte sa première étape des Loose Series Of Poker !
Поздравляем ! Comme dirait ta femme 🙂

Merki Céline et Benito pour cette excellente soirée. Une de plus.
Clin d’œil à Céline (bis), Claire, Nanou et Karine qui se sont fightées à Timeline (excellent portage sur iPad du jeu de cartes homonyme) pendant que nous tapions le carton. À une époque, c’était le tricot…

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Chenon, ça vous parle ?
Une bourgade du canton de Mansle (le 9-3 charentais) : 2% de couverture GSM, 150 habitants (bien cachés) au plus fort de la saison. Un coin terreux et reculé que Le Professeur nous a gentiment proposé d’investir pour y mener nos sombres activités.
Douze joueurs ont accepté de braver cette extrême ruralité et de s’accorder une parenthèse récréative, le temps d’un weekend, au milieu de nulle part (zoom arrière sur Denis Brogniart au-dessus d’un champ de betteraves).
La Chaumière s’est révélée plus cosy et fonctionnelle que Le Prof ne nous l’avait vendue (ce coquin), et comme nous avions suffisamment de provisions pour faire vivre une communauté de millénaristes dans un abri antiatomique pendant un an, le risque était finalement nul de mourir de froid ou d’une tripe vide.

Côté entertainement, les jeux Ferti étaient à l’honneur avec les modèles XL de Passe-Trappe (merki Benito) et Tumblin-Dice ; et Riton avait chargé des jeux sympas sur son iPad 2 de la mort qui a en outre servi de caméra (via l’appli Super 8) et de sous-plat pour les confits de canard.

Alex remporte brillamment la dernière étape de la saison 1 (son deuxième titre !), suivi de près par Karine et Doc qui en profitent pour cramer la politesse à plusieurs prétendants au podium du classement final. En fait, ils étaient pas moins de dix, avant le dernier round, à briguer un accessit.
Éliminé de façon prématurée, The Brain est retourné à ses chères platines pour donner du groove à la soirée. Ambiance qui s’est prolongée jusque tard dans la nuit au son d’étranges craquements… L’exotisme campagnard, sans doute. Ou les haricots blancs…

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Le lendemain, sensation : Benito s’impose (limite facile) lors du round inaugural de la saison 2 ; et Sylvain arrache une troisième place synonyme de « back to business ! » après deux étapes passées à peler des oranges dans le gruppetto.

Merki Aurélien pour ton accueil à La Chaumière. Ce week-end à la campagne, entre couillus (no offense, Karine), était juste parfait pour conclure la saison 2011 et commencer 2012 sous les meilleurs auspices !

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« Je n’aime pas être chez moi. À tel point que lorsque je vais chez quelqu’un et qu’il me dit : ‘Vous êtes ici chez vous’, je rentre chez moi ! » Raymond Devos

Devos, style et élégance.

De l’élégance, il y en avait à revendre au Cercle Vendetta, le 25 novembre dernier. Et bien que nous nous soyons tous sentis chez nous, personne n’est rentré chez lui (Merci qui ? Merci M. et Mme les bons plans).
Il convient alors de se tourner vers celles et ceux qui ne sont pas venus, et plus particulièrement vers le plus absent (le plus abstrait ?) d’entre tous : Xavier.
Xavier le bienheureux. Sa maxime à lui : « J’aime être chez moi.  À tel point que je ne vais pas chez les autres. » Bon, je charrie un brin, mais le fait est qu’il n’a pas son pareil pour aligner les mots d’excuses et les effets d’annonce en bois. Le drame, c’est qu’on l’aime, et qu’on aimerait qu’il nous fasse l’honneur de sa présence, ne serait-ce qu’une fois. Une petite fois. Xav’ si tu nous entends…

Revenons à l’élégance qui présidait au dress code d’une soirée placée sous le signe de la mafia calabraise, jugez plutôt :

De gauche à droite : Céline en mode Dahlia Noir (qui nous a tous bluffés pour sa première participation aux LSOP) ; Riton le triton, tragiquement beau, un Berliet des années 60 sans les chromes ; The Brain, irrésistiblement animal dans cet ensemble chemise cravate façon berlingot peroxydé… et j’en passe (Benito, le Parrain et ses incontournables bretelles), mais je crois savoir que Riton a prévu de démouler un CR sous forme d’illustrations, faut dire qu’il a été de toutes les parties ce soir-là (LSOP, Qwirkle, S&R…), il était donc idéalement placé pour croquer les faits et gestes des uns et des autres.
Reste plus qu’à espérer une livraison avant le 21 décembre 2012. Il paraît que c’est la fin du monde. Ce serait con.

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« Un gentleman ne peut s’intéresser qu’à des causes perdues… » Jorge Luis Borges

Je n’avais pas la tête aux cartes.
De toute façon, j’avais décidé que cette partie serait une escroquerie.
C’était pas une intuition, encore moins un truc prémonitoire, c’est juste que je l’avais décidé.
Shakespeare disait (dans une prose un peu plus châtiée) qu’il vaut mieux crever incompris que de passer sa vie à s’expliquer. Je suis en phase avec ça. Et puis c’était la veille de mon annif, je me sentais tout ce qu’il y a de plus légitime de décider du temps qu’il ferait, de ressusciter Elvis, ou de manger un gros gâteau à la crème ; qui trouverait à y redire ?

Il est arrivé dans l’ombre de ce coquin de Jean-Neudes.
Il ? L’invité mystère, notre percepteur, avec son faux air de Richard Gere, poivre et sel, chemise bleu marine boutonnée jusqu’au col façon pisse-froid, j’imagine déjà le poing qui part, le nez qui mouche rouge, les tâches de pinard sur le parquet, les mains qui s’interposent… mais en fait non. Délit de chemise. J’ouvre un Médoc, on se met à causer, il s’épanche comme s’il tirait sur sa dernière clope − sans calculer.
Où est l’embrouille ?
En même temps je me dis qu’un escroc digne de ce nom a forcément la gueule d’un honnête homme.

Je regarde autour de moi.
Riton est dans son élément : l’agitation, le bouillonnement, l’incandescence. Son padre passe prendre l’apéro. Je suis content de lui serrer la pogne.
Karine manque à l’appel, elle planche sur un mémoire. Claire aussi est assignée à résidence, en mode bouillotte et couveuse. Les absents ont tous des excuses en béton armé, c’est évident, on ne badine pas avec les LSOP.
Non contente de nous recevoir, mademoiselle Riton, Céline de son prénom, a préparé quantité de gourmandises salées et sucrées (mille mercis).
Des amis de Céline et Riton sont là, j’en remets certains mais pas tous (normal, j’ai pas Facebook), ils vont partir mais reviendront plus tard dans la nuit, bonne nouvelle pour les losers précoces amateurs de Tumblin-Dice.
Question déguisement Benito nous met tous à l’amende, comme d’hab’. Quoique Juju se défende bien avec son T-shirt Bomberman !
Je me sens d’humeur taquine.

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« Si je gagne, j’achète un break Citroën et je me rase le pubis. » The Brain

Il paraît que Claire ne passe plus les portes (elle est en cloque, notez). Et vu qu’elle a forcément chopé le melon depuis sa victoire chez Alex, elle doit ressembler au bonhomme Michelin.
Toujours est-il qu’elle est forfait pour l’étape de La Geekerie, samedi prochain à Saint-Miche. Grosse déception, on aurait bien vu Doc l’aider à mettre bas sur la table de pok (Juju en deuxième rideau avec les forceps), et petit soulagement, on se souvient encore de la branlée qu’elle nous a collée chez Alex.
Si seulement elle pouvait compter sur Mat pour ramener le pot à la maison, mais ce dernier est en général aussi frais qu’un SDF frappé par le chikungunya. Chez Alex, ce pochard a passé la moitié de la soirée à cuver sur le canapé (cf. photo en bas à droite dans la planche-contact).
Remarquez, ils ne sont pas légion, les joueurs qui ont brillé à La Plage. Jean-Neudes, Doc et Le Professeur ont sauvé les meubles. Les autres n’ont jamais vraiment vu la lumière. À un moment j’ai bien cru que c’était la soirée du père Benito, mais c’était avant qu’il ne crève l’œil de Monsieur Morse avec sa clope et ne finisse à moitié bituré sur un transat.
En fin de compte c’était une bonne soirée de losers comme on les aime.
Alex a méchamment assuré au niveau animation et logistique (piscine chauffée façon sentō, BBQ à l’américaine…). Merci à lui et à Céline pour leur hospitalité. Mention spéciale à Riton pour les badges.
Riton, c’est l’ambassadeur des LSOP, un plan com’ sur pattes. L’an prochain, c’est sûr, on est sponso par Red Bull.

Je réalise que cette première édition des LSOP, dont l’idée originale est comme sortie du chapeau, à l’improviste un soir d’hiver chez Benito, est en train de tenir ses promesses : réunir régulièrement une bande de potes et passer de bons moments, se taper des barres, refaire le monde entre deux pauses clopes et un verre de rouge.
« Auchan LSOP, la vie, la vraie. »

PS : Une pensée pour un pote qui me manque et dont je sais qu’il suit discrètement ces conneries à quelque 17240 km d’ici.

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