Archives pour la catégorie “LSOP”

Hop, je copie-colle le mail que j’ai envoyé hier sur la liste de diff des LSOP, après relecture je me dis qu’il est formaté comme un CR d’étape. Et pour une fois que je poste à J+2…

Super soirée, big up à Cyril (bientôt sommelier officiel des LSOP !), l’endroit est juste super agréable avec la terrasse qui va bien, et en plein centre, royal quoi.
Bravo à Alex pour son deuxième titre de la saison (euh Alex je me permets de t’informer que t’as atteint ton quota annuel : en s1 et s2 t’as gagné deux étapes donc là faudrait voir à te calmer :-)), sachant que ce champion bâtard est toujours invaincu en head’s up ! Faut dire que Le Prof est arrivé en finale avec trois francs six sous et qu’il ne pesait pas bien lourd face aux piles de jetons du père Alex…
Le Prof donc, toujours en quête de son premier titre, qui réalise au passage une bonne affaire et se replace dans le top ten (soit dit en passant je pense que Le Prof est le joueur le plus « underrated » des LSOP, clairement).

Cyril finit une nouvelle fois dans le tiercé, il perd sa place de leader mais compte une étape de moins qu’Alex…
En tout état de cause ces deux-là creusent sensiblement l’écart en tête de classement : Mef ! comme on dit à l’armée.

Riton et Vince, respectivement quatre et cinquième, avaient des billes pour aller plus loin dans cette étape avant d’être rattrapés pas leur instinct de brêlitude, ce qui ne les empêche pas de gratter quelques places au classement et ainsi de talonner l’ami Tom qui n’a pas donné sa pleine mesure hier soir. Quant à la mienne de mesure, je continue de la chercher, à croire que ça fait deux ans que j’ai de la chatte…

Mat a bien flambé et il l’a payé cash (un bon vieux bad beat de derrière les fagots), mais pas de quoi être en peine, il s’en est retourné faire des photos de cul. Je le remercie au passage pour avoir assuré l’intérim de Benito en balançant son verre de rouge sur mon tapis 😀

Adrien, mon voisin de table et compagnon de galère, a serré les fesses aussi longtemps qu’il a pu (« Infirmier ! INFIRMIEEEEER !!! Aaarrgh, je suis touché, j’ai la dose putain je vais crever… ‘culés de viets !!! »), il sort neuvième mais marque des points pour la croix du combattant (n’empêche, toujours un plaisir de voir ta bobine Adrien !).
Ça me fait penser que je vais plancher sur un système de récompenses et d’accessits un peu bidons comme on l’avait déjà évoqué, je pense proposer un genre de sondage en fil continu sur la page des LSOP, dont les résultats seraient révélés à la fin de l’année et feraient l’objet d’une cérémonie (pourquoi pas lors du Noël des potes).

Un mot sur Cat qui apporte toujours son sourire ultrabright à la table avant d’aller explorer des mondes parallèles (narco je vous dis, narco).
Ah merde, j’oublie c’te pute de Jul, qui en plus de jouer à crédit se permet de terminer devant moi. Cela dit c’est grâce à elle qu’on a touché du bonus social hier.

Comme d’hab’ une pensée moyennement émue pour ceux qui n’étaient pas là mais auraient voulu en être.
Et merci à Fanfois d’être passé vider quelques bières (à mardi au basket !).

La biz à tous, pensez à changer de slip, demain c’est dimanche.

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C’était il y a presque un mois, troisième étape de la troisième saison des LSOP, la soirée commençait idéalement avec des convives à l’heure et un menu alléchant : jambon d’Espagne, huîtres du bassin, tapas en tous genres… et Lagrave Martillac !
Vince et Marlène arrivaient un peu après les autres et sur le moment nous ne prêtâmes évidemment pas attention à ce retard anecdotique qui aura pourtant son importance dans la suite de la soirée (du moins est-il possible de le penser).

Le pok’ était lancé à 22h, bref la soirée classique… mais parfaite !
Sauf que… Oui, sauf que nous n’avions pas imaginé que cela allait se passer comme ça.

Voici un petit résumé des faits et gestes de chacun pour mieux comprendre le déroulement de la soirée, dans l’ordre inverse du classement final :

La Brick : pour sa première participation à une étape des LSOP, la Brick a joué la partition du parfait bizut : gentil, serviable et… sorti le premier de la table. Bref, tu reviens quand tu veux Bricou !

Olivier : mon guest à moi, avec qui (je vous l’avais pas dit) j’avais participé à un stage de poker sur Paris offert par nos femmes respectives, sur le thème de l’agressivité. Résultat : il sort neuvième mon pov’ yéyé, et il n’aura même pas eu le temps d’utiliser ses compétences en agressivité. Tu reviendras leur montrer mon pote, t’inquiète !

Le Prof : Aurél’ a une fois de plus craqué très rapidement. La question que j’ai envie de poser est : Pourquoi sort-il si vite alors qu’il joue bien et qu’il n’est pas con ?

Jean-Neudes : il n’a pas été de la veine mais a tout de même bien fait marrer tout le monde et a sûrement permis à Benito d’être on ne peut plus joyeux.

Poupy : notre grand maître à tous est-il encore LE grand maître ? Pas sûr pour l’instant, en 2013. Mais ne nous affolons pas, il n’aura pas que des parties comme celle-ci où il ne touche que des merdes. Il reviendra, j’en suis sûr, et saura nous écraser comme de misérables vermines ! Ou pas 😎

Alex les bons plans : pas un grand soir pour moi. J’ai juste remporté mon face à face avec Poupy en terminant juste devant lui. Aucune belle main à part mon full au moment où Tom a sorti le grand jeu et m’a éjecté de la partie. Mais bon, that’s poker !

Benito : lui a été dans un grand soir. Il nous a fait son one man show toute la soirée pour le plus grand bonheur de tous. Et finalement on a l’impression que le poker était vraiment secondaire. Le souci, c’est qu’en finissant quatrième, il n’a même pas été payé pour son spectacle 😥

La boulette : pour sa deuxième participation aux LSOP, la boulette a joué sur les basiques. Un bon 4-4-2, avec une défense solide, un milieu de terrain assez défensif et une attaque sérieuse et prometteuse. Ces deux places d’honneur très intéressantes sont à revoir et à confirmer mais, en tout état de cause, elle s’annonce comme le digne successeur de Karine… que l’on ne voit malheureusement plus (occupée à pouponner !).

Tom : Tom n’a malheureusement pas pu défendre toutes ses chances contre le vainqueur du jour, mais il a tout de même sorti LA main de la soirée, voire même de l’année. Un carré d’as ! Étant short stack, je faisais tapis pour le titiller, mais c’était sans compter que Tom voulait entrer dans l’histoire des LSOP avec un magnifique carré d’as ! Chapeau bas, l’artiste !

Vince :  ce soir du 8 mars 2013, nous avions une tonne de questions à propos de Vince. Pourquoi était-il arrivé en retard ? Avait-il un rendez-vous secret pour préparer la soirée ? Pourquoi a-t-il passé toute la soirée sur un fauteuil de bar bien plus haut que tout le monde ? Était-ce pour dominer tout le monde ? Était-ce pour faire peur ? Est-ce sa nouvelle tactique ?  Pourquoi portait-il une chemise blanche ? Pourquoi était-elle prête à craquer ? Pourquoi Bianca l’a collé toute la soirée ?… Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Nous n’avons hélas pas réussi à trouver les réponses à toutes ces questions. Résultat : il nous a tous allumés comme des malpropres !

Voilà encore une très belle soirée poker à la maison. Merci à tous d’être venus, c’est toujours un immense plaisir de vous recevoir.

Mais surtout un grand grand  merci à nos serveuses du Hooters : Marlène, Poussy & Céline 😉

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Pour la plupart des membres de notre secte communauté, jusqu’à récemment, Xavier c’était encore une abstraction, l’homme mystère des avatars WordPress, le soldat inconnu, le mec dont tout le monde a entendu parler sans jamais le voir… Il ne fallait donc pas rater cette occasion de l’épingler !
Benito a réussi un gros coup en alignant Xavier au casting de cette première étape 2013.
Une étape qui a aussi été marquée par la pendaison de crémaillère de nos hôtes, lesquels ont investi un sympathique et confortable pavillon au cœur de Bruges. Résidence classy, paisible et sécurisée avec douves et miradors, plus de surface, un étage (j’ai laissé trois vertèbres dans le déménagement), un garage, un jardin, rien ne manque à part peut-être un labrador et une piscine en plastique. Ce ne sont donc pas dix ni douze mais vingt-cinq personnes qui se sont retrouvées chez Céline et Benito pour une soirée qui s’annonçait douce et bon enfant. Mais ça c’était avant que les emmerdes ne commencent.

Et les emmerdes c’est comme les produits dopants elles ont tendance à se disperser, au point qu’à la fin on ne sait plus très bien qui en est l’instigateur… Je passe sur les détails mais en gros disons que Cyril a foutu la merde et nous a tous niqués.
Évidemment, si Benito avait opté pour une formule plus safe (mais c’est mon pote donc je cautionne), si Cat nous avait dit qu’elle était narcoleptique, si Xavier avait fait comme d’habitude et envoyé un mot d’excuse… Mais avec des si… Eva Mendes me remettrait un Oscar ce weekend à L.A., j’aurais des loges VIP pour les Jets et la boulette serait à la tête de Vogue Magazine.

Peu importe en définitive, puisqu’on remet le couvert ce soir, même heure même endroit (merki Benito). Les vrais responsables seront confondus (à l’apéro les langues se délient), et châtiés à coups de check-raises dans leur face. Je suis chaud patate.
Ça va chier.

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LSOP, saison 2, clap de fin.

Jean-Neudes remporte sa première étape, The Brain sa deuxième bague, on s’est tous pété la panse, on s’est fait des bisous avec la langue et tout… mais attendez… j’ai préparé un discours (je le sors de ma poche) :

Les LSOP, c’est comme une série à laquelle on s’attache, dont les personnages nous sont de plus en plus familiers et dont il nous tarde à chaque fois le prochain épisode même si on connaît d’avance la fin… (Quelqu’un dans l’assistance : « Ah bon ? » Moi : « Bah ouais car en fait on va tous crever ! »)
Pendant un mois, chacun vaque à ses occupations, la vie nous accapare et nous réserve diverses fortunes ; et puis le temps s’arrête, l’espace d’une soirée entre potes (même si l’heure continue de tourner pour les mamans et les papas qui se lèvent tôt) ; tout n’est plus que réconfort, amitié, catharsis…
Et merde, j’ai envie d’envoyer du lourd, laissez-moi le dire à la manière de Brad 😀
Oh et puis on s’en tamponne du CR !

De toute façon c’est bientôt la fin du monde. Ce soir je vais aux putes.

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Comme quelques photos valent mieux qu’un CR qui sent le réchauffé…
La plupart sont signées Alex (celles qui sont taguées quoi), c’est aussi pour ça qu’il est pas dessus 😕 donc merci à lui.

[ télécharger les photos ]
Fichier zip 2,3 Mo

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Rien à voir avec l’étape de la Coloc’, mais c’était trop tentant 😀

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[ télécharger la vidéo ]
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Merci à Poupy de me passer la main pour ce compte rendu, et ainsi relever un peu le faible niveau de son blog.
Pardon par avance à ceux qui le voulaient court.*

Une fois de plus, un échantillon de loosers s’est réuni pour une étape des LSOP. Une fois de plus (et même cette fois plus particulièrement), ils ont fait honneur à leur médiocre rang. Au passage, je les remercie chaudement pour avoir répondu présent à l’invitation.
Juliette, Céline et Alex, Aurél, Poupy et moi étions donc de la partie. Si cette édition s’est avérée être l’une des moins peuplées (et étant donné la taille de la baraque investie pour passer la nuit, il se serait forcément passé des trucs sales si nous avions été une douzaine), elle a aussi été l’une des plus extrêmes pour certains.

Au départ pourtant, tout était calé pour que cette étape se déroule au poil, le cul dans la graisse.
À peine posés le samedi midi dans la mini villa d’été de ma Bonne Maman (comprenez grand-mère) au cœur du Cap Ferret entre bassin et océan, on commence par aller s’engloutir un bon gros dwich chez Nounours, la plaque tournante des estomacs affamés qui aiment le style surf de l’adresse. Le temps est royal, la température aussi, on enchaîne avec la plage de la pointe.

L’eau est lisse comme l’huile, plutôt bien fraîche mais ça ne décourage personne et tout le monde finit par s’y coller (même Aurél, pourtant venu sans maillot). Bon ok, Juliette y va un peu à l’insu de son plein gré, mais seul le résultat compte après tout. On retourne squatter nos serviettes, bien décidés à profiter du soleil qui est au rendez-vous.
Puis très vite le lézardage devient sportif. De petites fourmis volantes complètement défoncées au crack nous attaquent et nous piquent à la volée, sans sommation. Elles sont clairement en surnombre, et visiblement extrêmement résistantes, Poupy peut témoigner : après avoir été capturée puis coupée en trois, la bestiole continue de chercher à piquer, sans jamais se détourner de son but. Un coup des chinois. Ou de Bartherotte.
Après un 50m nage libre avec le courant remporté par Aurél (c’est le caleçon, j’en suis certain), puis avoir tout essayé sur les insectes agresseurs (enfumage à la cigarette, poignée de sable dans les yeux, hypnose et autres systèmes d’auto-défense), on finit par abdiquer pour aller panser nos piqûres autour d’un bon apéro.

C’était sans compter la loose infaillible dont nous faisons preuve avec la plus grande application : une merde plutôt maousse costaud s’invite sous la semelle d’Alex au moment de monter en voiture. Fatal.
On pensait avoir fait le plus dur en rejoignant la cabane pour la fin de la journée, mais cette fois c’est de l’intérieur que la loose frappe : Céline est malade (vomit ses tripes en fait) et passe en mode survival la fin de l’après midi, mais s’en remet finalement et revient en meilleure forme pour le dîner (big up à elle pour sa résistance). On reste vigilants durant le repas, des fois qu’un hibou de trois mètres aurait décidé de venir tous nous bouffer. Vu notre aprem, on ne peut être sûr de rien.
Mais c’est le barbecue qu’il fallait surveiller en fait. Bilan : un kilo et demi de ribs flambées. On a frôlé la taxe carbone.
Le reste du dîner est plus safe (merci à Jul et Poupy pour la jolie poêlée) même si on regrettera le dessert maison que Céline avait gentiment préparé/oublié dans sa cuisine. Des regrets partagés par les foies des deux matous, restés à la maison avec le dessert pour le weekend.

Passons à la partie. Le magnum et les herbes de Provence s’étant invités eux aussi à la table de pok, disons que pêle-mêle, dans le désordre et bien touillé, cela doit donner à peu près un truc comme ça :
La partie débute par un duel direct Alex/Céline à tapis. Alex recave.
La coalition anti Vendé mise en place porte déjà ses fruits sans que nous n’ayons rien eu à faire, quelle veine. Il faut enfoncer le clou, et Jul rebuy dans la foulée, victime de dommages collatéraux. Céline reste tout de même bien en place, pas sa moitié.
Chose curieuse, je m’installe petit à petit devant, version dictateur, et ne laisse que des miettes.
Je crois qu’ensuite Jul rebuy de nouveau, puis Poupy et Aurél coup sur coup.
Alex, en deçà de sa valeur ce soir, est sorti par Jul.
À un moment je m’aperçois que je n’ai plus tellement de tapis. Deux heures de rebuy auront eu raison de moi et je finis par rentrer dans le rang, puis suis sorti par Jul. Les jetons ont changé de main et sont devant Poupy et Jul désormais.
Aurél, qui est resté un bon moment en mode survie, revient du diable vauvert. Pendant ce temps, une Jul « on fire » sort Céline.
Puis elle finit par craquer pour laisser le head’s up à Aurél et Poupy que l’on devine à peine derrière ses jetons.
Le temps de jouer une main, la messe est dite.

En résumé du résumé, les Vendé pas au mieux, même si Céline figure plutôt super bien étant donné son état de forme peu de temps avant, moi qui m’applique mais ne tiens pas la distance, Juliette carrément sans pitié qui sort la moitié de la table et qui passe tout près du head’s up, Aurél qui repousse les limites de présence à la table avec le moins de jetons possible (couillu le bonhomme), Poupy qui ne fait pas du Poupy et qui slowplay mais qui gagne toujours à la fin. Bref presque tout le monde a eu son moment de grâce, ce qui a donné une partie à rebondissements. Sauf pour le head’s up. Poupy n’a même pas laissé le temps du rebond.

En arrière plan du jeu, on a eu droit à des trucs assez curieux : des initiations réciproques de mots nouveaux et autres langages inconnus (Alex, Juliette et Poupy notamment), un hôte encore plus fumé que ses invités, qui est encore plus à l’ouest que d’habitude, qui oublie systématiquement qu’il est deal, et qui refuse de distribuer avant de quitter la table, affichant même le verso intime de son anatomie à l’assemblée**, histoire de montrer qu’il n’est pas rancunier.

Accélérons pour résumer le dimanche, en faisant comme le vent plein sud qui a soufflé sur cette journée : une balade matinale très agréable avec Céline et Alex pour aller toper les chocolatines ; leur jolie trouvaille pour l’apéro avec le rosé pamplemousse ; une bonne orgie de fruits de mer pour le déjeuner composée d’huîtres, de moules cuisinées « à la bonne maman », de crevettes bouquets, de grillades (merci Alex et Aurél) et d’une belle salade de fruits préparée par Poupy ; un nouveau challenge de Céline (qui, vous l’aurez remarqué comme moi, ne se refuse décidément rien***) avec une violente réaction dermique, l’auteur des symptômes étant resté mystérieux ; une partie de Qwirkle pendant que Juliette sieste deux bonnes heures, elle qui s’était levée un peu plus tôt pour l’apéro (ça fatigue tant que ça, de sortir ses adversaires au pok ?) et nous pouvons refermer la page de ce weekend succulent, rempli de bonne bouffe, de bonnes bouteilles, de petites souffrances et de grands rires, partagé dans un coin qui m’est cher, avec des amis qui le sont tout autant.

Tom

* Penser un jour à réutiliser cette phrase. Au féminin.
** Mes excuses aux joueurs pour ce moment d’égarement, je sais pas, la pression, le vin, la fumette, la lune, tout ça…
*** J’espère qu’elle reviendra quand même.

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« Well-behaved women rarely create history. »
Laurel Thatcher Ulrich

Céline a été vilaine. Très vilaine.
D’aucuns diront qu’elle n’y est pour rien, qu’il y a toujours une part de chatte au poker, que ça fait partie du jeu et qu’il faut l’accepter. Ouais mais non. Nous autres ça nous aide pas, le hasard c’est un concept qui nous échappe, il nous faut du concret, un coupable, quelqu’un sur qui taper…

Tout avait pourtant bien commencé.
De mémoire, c’est Alex qui avait émis l’idée de faire une étape le weekend du 1er septembre. On était déjà le 27 août, ça ne laissait pas beaucoup de temps pour s’organiser mais c’était jouable.
Dans un souci de simplicité, je proposai de bouffer tous ensemble quelque part en ville et de se retrouver ensuite chez quelqu’un pour jouer, ça changerait de la formule habituelle (laquelle veut qu’un gus se porte volontaire pour qu’on lui vide son frigo, dépouille son appart et ruine ses rapports de bon voisinage), et surtout ce serait moins de bordel à gérer pour l’hôte de la soirée.
Sur ces entrefaites, Riton nous fait savoir que François est chaud pour faire ça chez lui. Il précise que François ne sera pas là. [Euh quoi ?!] Il nous explique que François doit tracer en Bretagne pour récupérer sa marmaille mais qu’il nous met son appart à dispo. Le cœur sur la main, François. Sans déconner.

C’est donc à Saint-Miche qu’on jouerait, restait à trouver un endroit à proximité pas trop dégueulasse pour bouffer.
Riton en ferait son affaire. Je sais pas pour les autres, mais perso quand Riton prend le lead sur un truc je suis jamais tranquille. C’est un peu comme lorsqu’il joue au poker, avec lui on sait jamais ce qui va sortir du chapeau… Je dois pourtant avouer que si le restau dans lequel on a atterri avait des airs de cantoche sociale (du genre qui prend pas la carte de crédit), l’ambiance était plutôt rock et la bouffe correcte rapport aux tarifs pratiqués. Bref, plutôt sympa cette Tanière qui propose une cuisine aux accents basques et réserve à ses clients un accueil des plus chaleureux.
A fortiori, sympa aussi cette formule de soirée en deux temps puisque Claire, Roxane et la boulette ont fait le déplacement au restau sachant qu’elles ne joueraient pas au poker. Soit dit en passant, je pense que j’ai un méchant ticket avec Roxane  😉

Cyril nous a fait la surprise de se joindre à nous dans le courant de la soirée, il serait donc de la partie, et Tony Jazz avait prévu de se rendre directement chez François. Tony Jazz, un putain de guest ? Ouais, mais pas un guest comme les autres. Tony, c’est un artiste. Producteur, compositeur, multi-instrumentaliste, cofondateur de la On Air Agency, une boîte de design sonore qui colle du lourd. Le genre de guest qui inspire le respect.
Tony s’est notamment fait connaître en démoulant un clip sur la campagne d’Obama lors des présidentielles de 2008 :

Après, artiste ou pas, du moment que y’a moyen de lui taper cinq euros…  😀

Bon, l’heure est venue de débriefer.
En lice pour cette huitième étape de la saison : Alex et Céline les bons plans foireux, Cyril, Le Prof, Mat, Riton, Tony et votre serviteur (Poupart).
J’ai pas la force de vous raconter l’étape par le menu (je comptais un peu sur François en fait 😀 ), une partie de pok c’est comme un film de boules, t’en as vu une… Au reste, il me semble que le tiercé s’est joué sur un coup, un coup terrible, un coup shakespearien qui a vu quatre joueurs aller à tapis pré-flop !

Voici donc une infographie de ce qu’il convient d’appeler le coup de la mort :

Probabilités du plus gros traquenard de la saison

Tâchons de reprendre le déroulement de cette main et d’analyser à froid ce qui se passe, en nous appuyant sur les probabilités* de gain.

Pré-flop : Céline est logiquement devant avec American Airlines, suivi par Riton et sa paire de 10. Là, il faut comprendre que Cyril (paire de Dames) est derrière Riton parce que Mat a une Dame en main, ce qui minimise ses chances de toucher un brelan alors que celles de Riton restent entières. Enfin, ça sent déjà le sapin pour Mat qui a pourtant une jolie main (QK couleur) mais qui était premier de parole. C’est sale.

Flop : Avec autant de têtes, on était en droit d’attendre un flop de merde : JK10, bim ! Riton touche son brelan, il prend une méchante option sur le pot.
Vous observerez que la somme des pourcentages n’est pas égale à 100, c’est dû au fait qu’il y a des possibilités de split. Dans cette configuration, Mat et Cyril ont à peu près 20% de chance de se partager le pot. En effet, si un As ou un 9 venaient à tomber au turn et qu’une merde sortait à la river (ou inversement), ils toucheraient tous les deux la suite (grâce à leur Dame).

Turn : Le brelan de Riton se transforme en full, c’est tout bénéf pour lui, il a plus de huit chances sur dix de gagner le coup. Mais c’est aussi le Roi de l’espoir pour Mat : une Dame (pour un full supérieur à celui de Riton) ou un Roi (pour le carré) ferait bien son affaire. C’est en revanche perdu pour Cyril, et seul un As pourrait sauver Céline…

River : Ouch ! Atroce.

Moralité : C’est dur à encaisser pour Riton. D’un autre côté, il faut bien admettre que Céline a la meilleure main pré-flop, au moment où les décisions se prennent, après quoi ce sont les cartes qui décident. Tout n’est peut-être pas si pourri au royaume des LSOP…
Ce coup était de toute façon hors normes, rendez-vous compte : 13 cartes sur la table (soit 25% du paquet de 52) et pas une seule en dessous de 10 !
Un peu plus tard, Céline me sortira à la régulière, dans un coup difficile à lire, preuve que sa performance ce soir-là ne devait rien au hasard et qu’elle mérite les félicitations du jury.

Notons qu’à la fin de l’histoire c’est Alex qui gagne, c’est même la quatrième fois qu’il remporte une étape des LSOP (pas peu fier, ce saucisson m’a fait remarquer qu’il était invaincu en head’s up !), mais c’est surtout à sa p’tite femme que nous pensons. Au mal qu’elle nous a fait. Au temps qu’il nous faudra pour nous relever. Au panier de crabes qui nous attend chez Tom.

*Les probas sont tirées de http://www.pokerlistings.com/online-poker-odds-calculator

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« C’est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre.  S’il se passe un truc moche, on boit pour essayer d’oublier ;  s’il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter,  et s’il ne se passe rien, on boit pour qu’il se passe quelque chose. » Charles Bukowski, extrait de Women.

Les 21 et 22 juillet derniers, la septième étape des LSOP a posé ses jetons au manoir familial de votre rédacteur : la Chaumière.
C’est la deuxième fois que nous nous retrouvons en ces lieux, petite piqûre de rappel de la première (double) étape hivernale : http://www.frank-poupart.org/blog/?p=7720
Cette fois-ci, six losers ont répondu présents : Jul’ aka Spiderwoman, Poupart, Riton, The Brain, Tom et moi-même (Le Prof).

L’occasion rêvée de participer à nos JO à nous, plusieurs épreuves étant au programme :

– se mettre d’accord sur la liste des courses (médaille d’or pour Jul’, nous avions perdu d’avance…)
– se faire prendre en photo devant un monster truck (épreuve réussie en équipe avec brio, cf. photo plus haut)
– rally champêtre Polo vs Audi entre Ruffec et Chenon (nouvelle médaille d’or pour Jul’ qui a contenu les assauts de The Brain)
Time’s up ! (Jul’ et Poupy en force, Gary Gygax represents !)
– meilleure salade composée (le titre pour Tom, en même temps c’était le seul en lice…)
– boire du bon vin (je pense être légèrement devant, mais alors légèrement…)
– casser de la vaisselle (Jul’ avec son all-in « assiette/lardons » pré-frigo)
– lutte gréco-romaine avec une armoire (médaille d’argent pour Poupy, l’armoire conserve son titre)
– dormir dans la même piaule que Riton (Tom, seul participant, respect mec, sûrement la discipline la plus hard du weekend !)
– boire de la bière avec une partie de son corps non prévue à cet effet (big up à Poupy !)
– rester à moins de deux mètres de Riton dimanche après-midi (cinq abandons, Riton a vaporisé ses adversaires !)
Skull & Roses (moi, oui, moi gagner au Skull, ça sent la charité à plein nez de mes invités !)
– maîtriser le recul d’une bonbonne de chantilly (Poupy a sublimé l’art de décharger son liquide blanc à des hauteurs insoupçonnées !)
– se faire copieusement engueuler par sa femme pour retour tardif à la maison (The Brain ou comment dormir sur la canapé. « Le changement, c’est maintenant ! »)

Accessoirement, nous avions aussi prévu de jouer au poker. Au départ, c’était même la raison de notre rassemblement. À ce petit jeu qui s’échelonne sur douze mois, Poupart mène la danse avant cette septième étape et pour dire les choses crûment ça pète les couilles à pas mal de monde. Non pas que les loosers aient quelques griefs personnels contre lui (quoique), disons simplement qu’on aimerait bien que la roue tourne et que si au passage on pouvait lui chier sur la gueule… On a l’esprit de service entre potes  😀

Accéder au dossier des rushes (fichiers _70 à _85) © HEG

À partir de ce constat, Riton et moi avons donc ruminé une stratégie la veille. En effet, dès le 20, nous avons monté l’opération « Petits meurtres entre amis ». Celle-ci sonnerait la déchéance du despote. Il fallait cinq larrons prêts à tout avec des rôles bien précis :

1. Jul’ : Seule drôlesse dans l’histoire, elle avait la lourde tâche de faire du gringue à la victime désignée.
2. The Brain : Être The Brain n’est déjà pas une mince affaire, nous avons donc décidé qu’il reste lui-même.
3. Moi : Faire semblant d’être bourré pour endormir la bête, rôle taillé sur mesure au vu de mes compétences.
4. Riton : Rapporter, espionner, noter tous les faits et gestes du Poup’.
5. Tom : Discrètement, le moment venu, c’est Brutus qui poignarderait César.

J’aime dire à la façon d’un Hannibal Smith : « J’adore qu’un plan se déroule sans accroc ! » C’était sans compter que dans nos rangs il y avait un ou deux Looping qui se cachaient…

Nous sommes samedi soir, il est 23:04, la partie débute.

À ce moment-là, je suis complètement fondu dans mon rôle, véritable démonstration d’Actors Studio, tout le monde n’y voit que du feu, même moi. Jul’ fait ce qu’elle peut pour comprendre les règles (« Ah bon ? Le 8 est plus fort que le 3 ? »), The Brain fait profil bas, Riton continue d’espionner et Tom fait le travail en remportant de manière agressive des jolis coups.

23h37 : La première banderille est plantée, je fais une annonce alors que je ne suis pas de parole… histoire de destabiliser le Poup’. Tom, Dude, Jul’ et moi sommes à tapis, c’est Poupart qui remporte le coup avec un brelan de trois… Là, je me dis que j’ai peut-être pas choisi les bons partenaires pour mener à bien mon coup de génie.

23h50 :  Jul’ rebuy pour la première fois… Prévisible. Tenir trois quarts d’heure relevait déjà de l’exploit. Elle remplit son rôle à merveille !

23h54 : Nouveau coup de pute de ma part, un petit mélange pré-flop ni vu ni connu, enfin si, vu quand même sinon ça sert à rien. Sans audace pas de gloire !

00h07 : Comme prévu la veille, je suis out au bout d’une heure et file mon stack à Riton. Naturellement, je rebuy.

00h15 : Pause Cornetto et petit moment pour faire un bilan de l’opération. À ce stade, on tient le bon bout, Tom est bien-bien, Riton s’est bien refait la cerise grâce à mon stack, The Brain passe à travers les balles, je suis moyen, Jul’ a compris comment faire une paire et Poupart n’a toujours pas saisi dans quel traquenard il a foutu les pieds.

00h30 : Reprise des hostilités. Poupart enchaîne quelques vols de blinds, c’est un peu le poker du pauvre mais ça paie.

01h06 : Tom part à tapis suivi par Riton. Tom rebuy. Là, Riton a merdé, il a fait son « Looping », il aurait dû laisser Tom gagner (Riton, tout le monde sait que tu sais pas gérer les bigs stacks).

01h17 : Deuxième « Looping » de la soirée, il est pour ma pomme. Je fais all-in, en soi c’était prémédité. Tirer ma révérence au bout d’1h45 faisait parti du deal. Néanmoins, je n’avais pas imaginé filer mes jetons à cette crapule de Poupart.

01h33 : The Brain is out. Jul’, sur un malentendu, réalise une paire qui lui permet de survivre. The Brain a rendu une copie presque parfaite, aucun tapis gagnant, aucun bluff réussi et que des folds perdants !

01h38 : Jul’ a paire de Dames servie, une Dame tombe sur la river… n’oublions pas qu’une heure et demie plus tôt Jul’ apprenait à faire une paire ! Imaginez sa situation, elle pense avoir Armageddon dans les mains ! La pov’ petite en perd ses moyens et balance quasi tout son stack sur la river bien évidemment. Pas de bol, il y avait aussi un tirage couleur à trèfle et Tom avait le Roi en main.

01h45 : Nouvel entracte. Tom assure comme un chef, après avoir saigné Jul’, il est devenu chip leader. Poupy, comme prévu, n’est pas loin. Jul’ est au plus mal et Riton limite la casse.

01h56 : Reprise. Jul’ is out deux minutes après, Poupy l’a nettoyée. Bon bilan pour la demoiselle qui aura su maîtriser l’art de composer une paire et même un brelan au cours de cette soirée.

02h18 : Un drame se produit… Riton est démoli de la plus sale des manières par Poupy, je vous retranscris ici-même ses dernières notes : J’ai A10, Poupy 77. Sortent 3, 7 et 8 sur le flop ! ‘Culé Poupart – chienne, salope, petite merde – il en a pas branlé une depuis le début, en loucedé comme à chaque fois, je suis short stack. Putain fait chier ! On sent que le Riton en a gros sur la patate !

02h37 : Riton finit par déposer les armes, l’augmentation des blinds a eu raison de lui. Pause avant le head’s up : Tom/Poupy. État des lieux : Poupy possède une avance plus que confortable (d’après Riton, 53 fois le stack de Tom) et peut se permettre de voir venir.

03h00 : Le duel commence. Tom est en pleine crise d’adolescence, mode rebelle activé, il agresse le Maître ou la Pourriture de la partie, c’est selon, à tout-va et vole les blinds. Tom est bien entré dans le head’s up. S’ensuit un nombre incalculable de folds, on commence à s’endormir…

03h31 : Premier tapis simultané. Poupy AK dépareillés, Tom K8 à pique. A7 pique et 7 tombent sur le flop. Ça sent le pâté pour Tom. 10 sans valeur sur le turn, Poupy savoure déjà sa victoire avec un air négligé. Dame de pique sur la river ! Bad beat ! Couleur venue des limbes pour le Tom qui se remet en selle.

03h49 : Round 2. Poupy 10-10, Tom K9 à carreau. Rien sur le flop et le turn. River, un roi tombe. Deuxième bad beat ! Poupart est assommé, lui qui pensait remporter cette étape voit le sort se jouer de lui une nouvelle fois.

03h59 : Round 3. Poupy fait all-in avec AJ à trèfle, Tom suit avec A8 dépareillés. Trois trèfle tombent, Poupart is back ! Tom est au plus mal, il peut à peine payer les blinds.

04h02 : Round 4. Tom réalise une belle couleur qui double son stack, il a la peau dure ce Tom.

04h12 : Round 5. Poupy tapis avec A2, suivi avec un malheureux 86 par un Tom exténué, la partie dure depuis plus de cinq heures ! Deux 6 au flop. Atroce, troisième bad beat contre Poupart. Celui-ci me jette un regard noir puisque c’est moi qui deale depuis le début du head’s up. Là, c’en est trop, Poupy est sous le choc, à cran, perlant de sueur, et une fois n’est pas coutume me presse expressément de distribuer la prochaine main. Je prends donc un malin plaisir à rassembler le plus lentement possible les cartes et les mélanger au moins une bonne dizaine de fois. Tom, lui, est aux anges, son caleçon en garde les stigmates.

04h21 : Round 6. Poupy part all-in avec A2 (bis repetita), Tom suit avec J2. Cette fois-ci, un quatrième miracle ne se produira pas, rien ne sort et l’As est high card. Poup’, au terme d’un voyage à travers les enfers, qui est passé du stade d’une victoire facile à une déchéance sans nom, finit pas achever Tom.

J’aurais vraiment aimé dire qu’un plan se déroule sans accroc mais le bon vieux Poupart a déjoué tous nos pièges. Faut dire que nous l’avons bien aidé… Perso, j’ai oublié le plan au bout d’une heure de jeu, la faute à une immersion totale dans mon rôle. The Brain a fait du The Brain donc on ne peut pas lui en vouloir. Jul’ était là pour faire le nombre donc… Riton, franchement j’y ai cru, en tout cas au début puis finalement non, bluffs foireux, all-in maladroits, trop de pression, tout ça. Tom, le seul, l’unique à avoir assuré et quasiment rempli sa mission, il s’en est fallu de peu, dommage my friend !

Une bien belle victoire pour Poupy, qui au final l’a bien méritée après cet interminable marathon qui de mémoire s’est terminé sur le plus long head’s up de l’histoire des LSOP.

Je finirai par un grand merci aux cinq loosers d’être venus dans ma chaumière et mention spéciale pour Jul’ qui a dû supporter cinq mâles en rût tout un weekend.

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