Archives pour la catégorie “Bouffe”

Au départ, j’avais donné comme titre à ce billet : L’obésité morbide du chat est-elle liée à la crise des subprimes ?
C’était un peu racoleur, et surtout complètement con… du coup j’ai changé. Et vous allez me dire : mais qui est Poupée de Maldapour ?

Poupée, c’est la mère de l’autre fils de pute, je veux dire Samy, notre chat (cf. photo ci-contre). Ce n’est pas sa mère biologique, notez bien, mais plutôt son aïeule la plus éloignée, celle qui, d’après la légende, serait la mère de tous les sacrés de Birmanie en occident.
Les origines de cette race sont assez floues et reposent sur des hypothèses plus ou moins vraisemblables. Cela dit, j’ai pas l’intention de refaire l’histoire, c’est juste que récemment je me suis posé pas mal de questions sur Samy, au point que je me suis demandé s’il y en avait d’autres comme lui, ou si c’était juste tombé sur nous, un gène qui aurait muté, je sais pas, ou simplement la poisse, la boule noire dans Motus
Quoi qu’il en soit, en tirant sur le fil de la pelote j’ai trouvé cette photo, il s’agit d’un portrait de Dieu d’Arakan, un des étalons fondateurs de la race (Dieu d’Arakan, sans déconner, pourquoi pas Sauron tant qu’on y est :-D). La ressemblance avec Samy est assez flippante…

Au bout du compte j’ai trouvé aucune réponse aux questions que je me posais. D’ailleurs j’aurais dû commencer par là : depuis quelque temps, Samy a changé. Ou plutôt, c’est son rapport à la bouffe qui a changé.
En principe, et contrairement aux chiens, les chats sont relativement autonomes vis-à-vis de leur alimentation. On remplit leur gamelle et on n’a plus besoin de s’en soucier, ils s’auto-gèrent, ils vont à la gamelle plusieurs fois par jour et bouffent de petites quantités de croquettes. C’est même un des rares trucs appréciables chez les chats, ils font leur life : pas besoin de les sortir pour aller chier, pas besoin de leur filer à bouffer à heure fixe, ils se jouent des tours à eux-mêmes et se fightent contre des ombres… No stress quoi.
Sauf que depuis quelque temps, donc, Samy se comporte comme un clebs. Lorsqu’on lui file à bouffer, il descend sa gamelle comme s’il avait pas bouffé depuis une semaine. Après quoi il est pas rare qu’il gerbe dans un coin et, pour peu qu’on fasse pas gaffe, qu’il se mette à bouffer son gerbis (atroce).
Au début on s’est dit que c’était passager, qu’il avait pas trop le moral et qu’il compensait par la bouffe (ouais ça s’appelle un transfert, mais bon on essaie de se rassurer comme on peut). Sauf que ça ne lui passe pas.

Il nous restait donc deux options. Soit on le laissait faire, au risque de le voir se transformer en ça ; soit on le rationnait.
Perso j’étais assez chaud pour la première option (gnruf gnurf gnurf !), mais la boulette était un peu moins enthousiaste à l’idée de voir Samy quadrupler de taille, elle m’a donc invité à télécharger le cône doseur Friskies pour réguler son alimentation.

Nous n’avons pas encore assez de recul pour dire que tout est rentré dans l’ordre, mais c’est en bonne voie, et nous ne manquerons pas de vous tenir au courant. Car il ne fait aucun doute que ce sujet vous passionne, n’est-ce pas ?

Comments 4 commentaires »

Je sais pas vous mais moi, quand viennent les beaux jours, j’aime manger de bonnes grosses salades de riz avec plein de trucs dedans, et des œufs durs à la croque-au-sel.

En fonction de la fraîcheur des œufs et du temps de cuisson, il peut s’avérer laborieux de les écaler.
Voici deux ou trois tips qui peuvent aider :

-Ajoutez une cuiller à soupe de sel dans l’eau de cuisson ;
-Une fois l’eau de cuisson vidée, plongez les œufs dans un récipient rempli d’eau froide et laissez reposer deux minutes. Le choc thermique agira de façon à décoller la membrane qui se trouve entre l’œuf et la coquille

J’ai aussi lu quelque part que si d’aventure un œuf se fendait durant la cuisson et que du blanc commençait à s’en échapper, le fait d’ajouter un peu de vinaigre permettait  de « stopper l’hémorragie ». Étonnant, non ?
Je craque. La liberté, la pression, tout ça 😀

Comments Un commentaire »

Ma mère ne jure que par le bio, version hardcore.
Si je l’écoutais, il faudrait que je mange des fleurs, et des galettes qui ont un goût de polystyrène. C’est excellent pour la santé, dit-elle.
Encore heureux.
Mais dernièrement je me suis laissé tenter par un combo un peu plus industriel (grande surface, rayon frais) :

Vous m'en direz des nouvelles !

Pour ma défense, le coulis (Ponthier) est 100% naturel, quant à la préparation (Herta), on y trouve quelques additifs mais rien de bien méchant. Le gâteau au citron est moelleux à souhait (servir tiède), et se marie divinement bien avec le coulis aux framboises (accords légèrement acidulés).
Pour faire descendre le tout, un cidre Pressoir de la Pomme d’or, produit par un artisan local (25 cours Balguerie-Stuttenberg). J’ai testé le demi-sec (6% quand même), ça le fait.

Suggestion pour un plaisir facile (coupable, donc). Une fois de temps en temps, y’a pas de mal.
Et c’est pas la boulette qui dira le contraire.

Comments 2 commentaires »

« Être étranger, c’est sourire et opiner du chef, c’est lire sur les lèvres, juste pour le plaisir de s’assurer que ça ne change strictement rien. Être étranger, c’est être sous l’eau quand d’autres vous parlent à la surface, les sons pénètrent, mais pas le sens. » Tania de Montaigne, Tokyo c’est loin.

Dans la série bons plans à Tokyo, voici une adresse que la boulette et moi avons testée et approuvée.

Le poisson cru c’est pas notre came, en revanche on kiffe le poulet grillé, et pour ce qui est du poulet nous avons trouvé notre bonheur. Ça se passe chez Nagomi, un resto traditionnel déniché dans le quartier old fashioned de Yanaka (Taitō-Ku) où nous avions posé nos valoches.
Le genre de resto où il faut entrer de profil tellement c’est exigu (ça me rappelle Being John Malkovich, lorsque Craig Schwartz se rend pour la première fois au septième-et-demi de l’immeuble de sa future boîte), il y a même des pièces où l’on entre à quatre pattes, par une ouverture à peine plus grande qu’une chatière… Les menus ne sont pas traduits (contrairement à d’autres restos plus accessibles aux touristes, il y a ni photos ni plats factices, cf. photo ci-dessus) et les serveurs ne savent dire qu’un truc en anglais : « Do you speak japanese ? » (ça n’aide pas des masses), l’entrée en matière est donc quelque peu cocasse. Heureusement, nos hôtes font preuve d’une gentillesse et d’un esprit de service hors du commun, et l’on se rend vite compte que le langage des signes est universel :
– Pipe ?
– Non, brochette.

Le chef fait la cuisine devant nous, il jette parfois des trucs sur le feu et disparaît derrière d’épaisses nappes de fumée, à croire qu’il assaisonne au napalm, mais dans l’assiette c’est une vraie tuerie, c’est gourmand, comme disent les gastronomes.
Les accompagnements (salades composées) ajoutent une touche de fraîcheur et de croquant, et l’Asahi (bière blonde) fait glisser le tout dans une exquise délectation.
L’établissement propose aussi un grand nombre de sakés différents, mais perso je ne suis pas amateur, ça chauffe un peu trop.
Nagomi, on a kiffé. On reviendra.

Comments 3 commentaires »

« La dictature c’est ‘ferme ta gueule’ ; la démocratie c’est ’cause toujours' » Coluche (ou pas, c’est pas clair)

En faisant mes notes de frais, je suis tombé sur la carte d’Al Mounia, un resto de Casablanca. Une bonne adresse pour manger tajines, couscous et autres spécialités culinaires locales dans un cadre agréable (possibilité de se poser dans le patio) ; je recommande le couscous tfaya (agneau, pois chiche, oignons confits et raisins secs). Je précise qu’on y sert du vin (en terre musulmane, cela ne va pas forcément de soi). Vin qui manque souvent d’équilibre (la chaleur excessive du pays n’aide pas) mais qui peut surprendre (S de Siroua et autres crus du domaine Thalvin).
J’ajoute que, de bonnes tables, à Casablanca, je n’en ai pas trouvées tant que ça. D’aucuns ne jurent que par la Sqala ou les restos guindés de la Corniche. Je leur laisse.

Et pour boire un thé à la menthe, je suggère le Ryad 21, boulevard Panoramique, près de la mosquée Taha (pas très loin de mon taf, soit dit en passant). Bien aussi.

Voilà, c’était histoire de partager un ou deux bons plans sachant que, depuis bientôt un an, je passe pas loin de dix jours par mois dans le royaume chérifien. Reste qu’au vu de ce qui se passe en Tunisie et en Égypte, on a l’impression que c’est tout le Maghreb qui est en train de s’ébranler, et la question de la sécurité au Maroc pourrait se poser.
Mes collègues Casaouis me disent que ça ne craint pas, qu’il n’y a pas de problème avec Sa Majesté Mohammed VI, que ce dernier n’est pas l’ennemi du peuple, qu’il a œuvré dans le sens de la démocratie en laissant l’opposition s’exprimer et en initiant un certain nombre de réformes progressistes [EDIT du 15/02 : Peter Pham parle même d’ « exception marocaine » dans Le Matin]. Mais d’autres ne l’entendent pas de cette oreille et dénoncent les effets de manches du roi, l’hypocrysie des classes moyennes… Bref, CQFD.

En parlant de ça, l’autre jour, d’humeur jouasse, je lance à mon pote Hicham :
— C’est quoi ces dictatures en bois à la fin, en Corée du Nord y’en a pas un qui moufte !
— Oh ! s’exclame une vieille dame à la table d’à côté.
— Ne vous offusquez pas, madame, il faut voir les choses en face. D’ailleurs, vous les vieux, vous servez à rien, il faudrait tous vous buter.
Et la vieille de s’indigner de plus belle dans la langue de Mahomet.
— Tu vois Hicham, c’est ça la liberté d’expression !
— Ouais, mais nous on a la polygamie.

Vu sous cet angle, je peux pas lutter.

Comments 3 commentaires »

La bouffe, c’est pas vraiment le fort des Ricains. C’est un des enseignements que je tire de mon récent séjour dans la Grosse Pomme.
Une chose est sûre, ils ne lésinent pas sur la quantité ! Si ma principale préoccupation avait été de bien manger, au sens de manger jusqu’à satiété, j’aurais été servi au-delà des mes attentes : j’ai souvent eu du mal à finir mon assiette (j’ai pourtant un bon coup de fourchette). Le problème, c’est que j’accorde de plus en plus d’importance au goût et à la préparation des mets,  et c’est là que ça se gâte (c’est pas ma faute si le « repas gastronomique des Français » est désormais inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, et que la tradition culinaire française fait école un peu partout dans le monde. Aller sur la Lune ou gaver les oies, chacun sa priorité). Au point qu’après avoir testé quelques adresses qui semblaient recommandables (c’est en tout cas ce que laissaient entendre les critiques), mais dont la cuisine s’avérait en fin de compte décevante (à part peut-être l’Esca, dans la 43e), la boulette et moi nous rabattions parfois sur les points de restauration à emporter, arguant que quitte à mal bouffer, nous aurions tort d’y laisser tous nos billets verts. C’est alors que nous avons trouvé la guitoune de Mohammed Rahman, un chef Bengalî qui cuisine des spécialités à l’agneau au coin de 6th Avenue et de 45th St. Son « Lamb on rice » est à tomber (quoiqu’un peu trop épicé pour la boulette), s’il n’avait tenu qu’à moi, j’en aurais mangé tous les jours ! Kwik Meal, c’est LE bon plan à moins de dix dollars.

Mon autre coup de cœur, c’est ‘wichcraft sur Bryant Park (une franchise du chef Tom Colicchio). Des dwiches froids ou chauds, préparés en temps réel avec uniquement des produits frais, une tuerie.

Comments 2 commentaires »