Archives pour la catégorie “Sport”

Le joueur des Cavs Kyrie Irving s’est laissé grimer pour entrer dans la peau d’Uncle Drew, un ancien basketteur, vieux et bedonnant, qui s’en va jouer un tour à quelques amateurs sur un playground de banlieue (Clark’s Pond Courts, Bloomfield, NJ).
L’exercice n’est pas sans rappeler certains sketches de Johnny Knoxville et sa bande. Ça fonctionne globalement bien, même si on peut déplorer quelques arrangements qui décridibilisent le côté improvisé de la chose (il s’agit d’un format commercial pour Pepsi). Mais plusieurs joueurs et badauds ne sont visiblement pas de connivence et la farce opère alors à plein, Kyrie prenant un malin plaisir, dans un premier temps, à feindre des maladresses et envoyer quelques briques pour donner de l’authenticité à son personnage, avant de monter progressivement en pression et finir par déclencher des moves carrément puissants (à partir de 03:15 ça commence à piquer), moves qui ne matchent plus vraiment avec son physique de sexagénaire rhumatisé. D’où le côté poilant de l’affaire.

Si ça vous branche, sachez que Kyrie a remis le couvert sur un terrain de Crenshaw (un quartier de Los Angeles) avec Kevin Love des Timberwolves, lequel incarne Wes, un des anciens coéquipiers de Drew :-) Tapez Uncle Drew chapter 2 dans votre moteur de recherche préféré.

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« Sanchez blooper fumble epitomizes embarrassing Jets performance »
Brian Costello, New York Post

Mauvaise passe pour Sanchez… et sale temps pour les Jets.
Ils avaient pourtant réussi leur sortie face aux Rams une semaine plus tôt, mais jeudi 22 novembre les hommes de Rex Ryan ont encaissé pas moins de 35 (trente-cinq !) points en un seul quart temps, non sans manquer de se tirer des balles dans le pied avec quatre fumbles dont un assez improbable de Sanchez qui donne du grain à moudre à ses détracteurs. Faut dire que l’action est particulièrement sale :

Il y a de toute évidence un malentendu sur le « call » qui a été fait par Sanchez : on s’attend à une passe de la main à la main pour le fullback Lex Hilliard, mais pour une raison un peu chelou la transmission ne se fait pas. Sanchez décide donc de prendre la course à son compte (ce qui à la base n’est pas son fort), mais il fonce droit dans le cul de son propre lineman Brandon Moore et échappe le ballon qui termine dans les mains du safety Steve Gregory, lequel file au TD !

Avant-hier face à des Cardinals pourtant peu inspirés, l’incapacité de Sanchez à dynamiser la formation offensive des Jets et son manque de précision dans les passes (3 INT) ont poussé coach Ryan à faire entrer le QB3, Greg McElroy, Tebow (QB2) étant au repos pour cause de blessure. Une décision qui répond à un constat d’inefficacité sur le terrain, une décision qui répond aussi à l’exaspération des fans qui se faisait de plus en plus pressante, mais une décision qui pourrait avoir de lourdes conséquences en termes de management, car si McElroy a su saisir sa chance et permis aux Jets de l’emporter d’un cheuveu (big up à la ligne défensive qui a fait un boulot énorme), que va-t-il se passer dimanche prochain ? Quid de Mark Sanchez ? Peut-il se relever après un tel désaveu (alors que lui évoque « un jour sans ») ? Quid de Tebow une fois qu’il sera de nouveau opérationnel ? McElroy peut-il vraiment sortir de son rôle de réserviste et griller la priorité aux stars de l’équipe ?
Les QB ont beau la jouer consensuel lors des conférences de presse, genre nous sommes au service de l’équipe, nous nous encourageons mutuellement… l’équipe a besoin d’un leader autour duquel elle peut construire et développer des plans de jeu, pas de trois QB en ballottage dans une stratégie du moins pire. En fin de compte, si cette victoire face aux Cardinals est positive d’un point de vue comptable, elle complique un peu plus la situation des QB et met Ryan et Sparano (le coordinateur offensif) dans une position pour le moins délicate à gérer.
Il faut bien comprendre que le poste de Quaterback n’est pas un poste qu’on peut remplacer au pied levé, en se disant qu’il suffit de connaître le playbook, la mécanique qui régit les liens entre un QB et sa ligne offensive est extrêmement complexe. Cela dépasse le cadre de la fonction ; il ne peut y avoir qu’un loup alpha…

Nouveaux éléments de réponse face aux Jaguars dimanche.

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« The Jets signed Tebow to light a fire under Mark Sanchez. Sanchez wears asbestos underpants. If he feels the heat, he’s not showing it. » Anthony Brown

La presse n’a pas été tendre avec les Jets dernièrement. Faut dire qu’ils sont passés à côté de leur pré-saison en perdant leurs quatre matches de préparation et en étant infoutus de marquer le moindre TD, c’est du moins vrai pour Sanchez et Tebow, puisque McElroy (QB3 !) a débloqué le compteur face aux Eagles.
Mais l’important c’est d’être prêt le jour J, et force est de constater que les Jets ont remis les pendules à l’heure lors du match d’ouverture face aux Bills à qui ils ont passé pas moins de 48 points dont trois TD signés… Mark Sanchez.
Avec une évaluation individuelle à 123.4, Sanchez a marqué des points dans la pseudo-rivalité qui l’oppose à Tim Tebow. Au reste, je ne vois clairement pas comment Tebow pourrait le remplacer au poste de QB1, je pense qu’il n’a pas le profil d’un grand QB. Il a des qualités à la course et il a des couilles, indéniablement, mais il manque de précision et de toucher, il est définitivement trop bourrin. Face aux Bills, il a au mieux fait diversion sur un ou deux snaps, mais c’est bel et bien Sanchez qui a fait le job.
Après, coach Ryan peut continuer à jouer la carte de la complémentarité, mais c’est un pari risqué.

Nous verrons tout à l’heure face aux Steelers (à 22h30 heure française) si la formation offensive des Jets tient vraiment la route et si le dossier Sanchez-Tebow mérite encore d’être ouvert.
Je vais préparer le pop-corn et mettre de la bière au frais.

[EDIT du 17/09/12]
Bon bah y’a du boulot. Les deux premiers drives ça passe encore, après c’est la dégringolade… Sanchez petit bras, Kerley qui se chie la réception d’un punt et rend la balle aux Steelers (fumble recovery), Holmes qui échappe un ballon de first down que ma grand-mère aurait attrapé à une main, Howard et Cumberland qui se font marcher dessus, Cromartie qui décroche (sur le TD de Wallace)… bref, va falloir montrer un autre visage face à Miami la semaine prochaine.  Go Jets !

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« Kinda lonely tonight, I guess I have bad intentions… » DSK Brett Favre

J’ai retrouvé un peu par hasard une vidéo des highlights du match Jets versus Vikings auquel la boulette et moi avons assisté en octobre 2010 à New York (voir plus bas dans cet article).

C’était un rêve de kid, un château en Espagne.
Je me revois, vingt-cinq ans en arrière, demander à ma tante d’enregistrer le match NFL de la semaine sur Canal avec une de mes vieilles VHS BASF usées jusqu’à la corde. Si on m’avait dit qu’un jour je serais aux premières loges…
Et l’enthousiasme est là, intact, lorsque j’ouvre l’enveloppe qui contient les précieux sésames ; c’est toute une partie de mon enfance qui remonte.

J’avais d’abord essayé de booker des places pour les Knicks (NBA) mais les premiers matches avaient lieu deux semaines plus tard, et aucune rencontre de pré-saison n’était prévue au MSG durant notre séjour à NY (nous aurons toutefois la chance d’assister à un entraînement, cf. cet ancien post). Après quoi j’avais hésité entre un match des Yankees (MLB) dans le Bronx et un des Jets (NFL) dans le New Jersey, les Giants jouant à l’extérieur cette semaine-là. Un choix cornélien, mais je ne pouvais pas décemment infliger deux soirées sport US à ma boulette (des mecs qui s’astiquent pour un yard ou un vol de base, ça ne l’émeut pas plus que ça), ce serait donc les Jets, avec une affiche particulièrement alléchante puisque ces derniers recevaient les Vikings où officiait un certain Brett Favre !

En fait, depuis que nous étions arrivés, Favre faisait régulièrement la une des journaux TV. Au début je pensais que c’était en raison de son statut de légende vivante (41 ans), et que les journalistes spéculaient sur la date de son départ à la retraite sachant qu’il était probablement en train de faire la saison de trop, mais quand j’ai tendu l’oreille j’ai compris qu’il s’agissait de tout autre chose. Favre était en fait poursuivi par une ancienne « Gameday Hostess » des Jets, une certaine Jenn Sterger, à qui il aurait envoyé des SMS pour le moins suggestifs, avec des photos de sa teub. Forcément, ça ne cadre pas vraiment avec les valeurs d’exemplarité qu’on voudrait faire porter aux champions de son rang, mais je trouve que les Ricains en font des caisses (ils sont friands de ce genre de scandales). D’autant que j’ai quelques doutes sur les mœurs de notre hôtesse, et qu’il me surprendrait qu’elle aille au catéchisme tous les dimanches.
Au fond, c’est jamais que des SMS ; Clinton lui, au moins, il s’était fait sucer 😀
Un peu plus tard, juste après que Favre ait été condamné à une amende de 50 000 dollars (non pas qu’il ait été reconnu coupable dans l’affaire Sterger mais officiellement « for not being forthright in an investigation »), deux autres nanas taillées comme des miss vénézuéliennes, anciennes « massage therapists » de l’équipe de Jets (c’est dingue les noms qu’ils trouvent pour pas dire « putes »), ont également accusé Favre de les avoir harcelées par SMS.
Alors, Brett Favre est-il un serial sexter adultère ? Ou nos masseuses ont-elles trouvé un filon potentiellement juteux (sans mauvais jeu de mots) ? La Cour suprême de Manhattan doit bientôt entendre Favre (et un ou plusieurs membres du staff des Jets) au sujet des accusations qui pèsent contre lui.
M’est avis que Favre aurait dû tirer sa révérence après son excellente saison 2009, mais il semble qu’il ait voulu se laisser une dernière chance de… rater sa sortie.

Revenons au match.
Tout se présentait pour le mieux. La boulette et moi avions passé la journée à flâner du côté de Brooklyn Heights, nous étions retournés à l’hôtel pour nous rafraîchir avant de remettre les gaz direction le New Jersey. Nous avions décidé d’y aller en bus vu que la station (Port Authority Terminal) se trouvait à quelques blocs de là où nous créchions.
Il avait fait un temps radieux toute la journée, la soirée s’annonçait claire et douce, rien ne laissait augurer que des pluies diluviennes et des boules de feu allaient s’abattre sur New York. Pourtant…

La file d’attente pour le bus faisait bien deux-cents mètres de long mais des navettes se relayaient toutes les cinq minutes, limite en flux tendu. Question logistique, ça ne lésinait pas. Le temps d’avaler un soda et quelques frites, on se retrouvait au fond d’un bus rempli de fans surboostés qui commençaient à pousser des slogans pro-Jets, des trucs plutôt bon enfant, loin des « PSG enculés ! » et autres grivoiseries de gros beaufs décérébrés. D’ailleurs, pas de hooliganisme aux US ni de ghettoïsation dans les stades, total respect entre les supporters qui à l’image du Rugby en Europe font la fête ensemble.

Le New Meadowlands Stadium (rebaptisé MetLife Stadium en 2011), il se voit de loin ; j’ai trouvé sur le site des Jets une photo de nuit qui permet de se faire une assez bonne idée du bouzin. Petite claque.
Ce monstre bénéficie des technologies les plus récentes (il avait été inauguré six mois plus tôt). Il a été construit sur le parking du mythique Giants Stadium (surnommé Meadowlands Stadium) dans le quartier d’East Rutherford, pour la modique somme de 1,6 milliard de dollars et appartient désormais à parts égales aux deux clubs de la ville, lesquels entretiennent une rivalité assez inhabituelle étant donné qu’ils ne jouent pas dans la même conférence (AFC East pour les Jets, NFC East pour les Giants). Les derbys sont donc rares mais intenses, les deux équipes jouant à domicile ! :-)
Je crois savoir que les deux clubs s’affrontent chaque année en août lors d’un match de préparation (pre-season game), sinon il faut attendre que les deux conférences se rencontrent lors de la saison régulière, ce qui se produit tous les quatre ans si j’ai bien compris le fonctionnement du championnat NFL, ou miser sur un hypothétique Super Bowl Giants versus Jets !

Nous sommes donc absorbés par le spectacle de ce mastodonte de lumière, le nez collé à la vitre, lorsque, d’un coup d’un seul, des trombes d’eau se mettent à tomber. Je ne vous parle pas de la pluie qui bruisse gentiment et sous laquelle on s’amuse façon Sinatra, non, je veux parler de la mousson, celle qui sévit normalement en Inde ou au Bangladesh et finit en torrents de boue. C’est un peu comme si des milliards de gus avaient mis le pommeau de leur douche en mode gros jet et poussé la pression à burne.
Sur le moment, on s’est dit que le chauffeur était pas con, qu’il allait nous poser juste devant l’entrée du stade, quitte à faire une légère entorse au règlement. Négatif, à cinq-cents mètres qu’il nous a lâchés, comme des merdes, au beau milieu du parking, aucun moyen de s’abriter. Atroce.
Vous allez me dire, ça reste de l’eau, c’est pas la fin du monde, le blème c’est que j’avais toutes mes économies dans mon sac photo (deux boîtiers, quatre objos…) et que je commençais à faire dans mon slip, y’avait bien une sorte de capote pour protéger le sac mais j’étais pas sûr que ça suffise vu l’intensité du merdier. Au reste, il n’y avait pas trente-six solutions, une fois sur le marchepied du bus, la boulette et moi nous sommes regardés, nous avons regardé en direction du stade, nous nous sommes regardés à nouveau, d’un regard qui voulait dire : « C’est l’enfer qui nous attend, mais on est pas des tapettes : banzaaaaaiiiiiii ! »

On avait pas fait dix mètres qu’on était déjà trempés jusqu’aux os. Nous marchions dans vingt centimètres d’eau (et j’ai pas l’accent de Marseille), des éclairs déchiraient le ciel dans un bruit assourdissant. Mauvaise passe.

Une fois franchis les portiques de sécurité, il nous apparaît urgent de trouver des ponchos (inconcevable de voir le match avant d’avoir réglé nos problèmes d’étanchéité sachant que le stade n’est pas couvert), nous nous dirigeons donc vers la boutique la plus proche. Je dis boutique mais le premier « store » dans lequel nous entrons doit être aussi grand que la FNAC Bordeaux, tout ici est démesuré, jusqu’aux milliers d’écrans HD qui tapissent les coursives du stade…

Nous nous rendons ensuite à l’entrée de notre section et, détail amusant, chacun de nos pas fait ce petit bruit caractéristique des chaussures qui contiennent au moins 50 cl. d’eau :-)
Là, nouveau coup du sort, nous sommes informés que, les conditions météo étant exceptionnellement mauvaises, l’accès aux gradins est retardé, principe de précaution oblige, des risques électriques sont évoqués. Nous voilà donc stoppés dans notre progression, pris dans la nasse, jouant des coudes au milieu de la meute pour ne pas mourir asphyxiés (je dramatise un peu mais bon, ça ressemblait quand même à ça), et ce pour une durée indéterminée. C’est à ce moment-là, il me semble, que j’ai cru qu’on allait perdre la boulette… Je sentais la détresse dans son regard et en même temps le courage qu’elle se donnait pour sauver les apparences ; c’était un moment important pour moi, elle le savait.

« J-E-T-S ! Jets ! Jets ! Jets ! » Fireman Ed

Après quarante-cinq interminables minutes, nous entrons enfin dans le chaudron du New Meadolands Stadium. Impression visuelle à couper le souffle, ambiance de folie. Énorme claque. À cet instant précis je retrouve mes yeux de gamin, mais en version IMAX !
Autre motif de satisfaction, la vue cadre parfaitement avec celle qu’on m’avait vendue sur le Net (j’en reparle plus bas). Nous n’avions pas très fière allure avec nos ponchos (cf. photo ci-contre) mais nous étions bel et bien dans la place, et la pluie avait finalement cessé (pour mieux revenir à la fin du deuxième quart-temps, atroce).
La suite des évènements est plus convenue : hymne américain chanté a capella par une jeune black façon The Voice, suivi d’une salve de feux d’artifice. Et pour monter en pression avant le kickoff, on pouvait reprendre les cris de ralliement d’Edwin M. Anzalone, plus connu sous le nom de Fireman Ed, ce pompier de NYC devenu figure de proue des fans des Jets (sa notoriété est telle que les Jets ont développé la Fireman Ed Chant App), et mater les chorégraphies du Flight Crew Cheerleaders, l’escouade des danseuses locales carénées comme des poupées Barbie.

Je vous épargne le récit du match sachant que la vidéo ci-dessous en résume les moments clés. Je précise juste que Brett Favre a passé ce soir-là le 500e touchdown de sa carrière (record absolu en NFL) !
Perso j’ai kiffé le jeu de Mark Sanchez (QB des Jets) qui n’est pas forcément très spectaculaire mais qui fait le job avec un sang froid remarquable, ce qui lui permet notamment d’optimiser le temps qu’il passe dans la « pocket ». Impressionnant.

Quelques infos et bons plans à l’usage de ceux qui envisageraient d’assister un jour à un match de ligue américaine (Alex, sors de ce corps !) :

– Acheter vos places à l’avance (les matches se jouent souvent à guichets fermés). Sauf exception, se pointer au stade le jour J en espérant dégotter des places (côte à côte, bon marché et bien situées) n’est pas une idée très « secure ».

– Vous paierez toujours plus que la valeur faciale des billets.
Aux US, les places (toutes les places) sont achetées en amont par des sociétés privées qui les revendent via différents réseaux de distribution. Non seulement le prix de revente est plus important mais des frais de dossier et des taxes s’appliquent, sans parler du port pour nous autres les Frenchies. À l’arrivée, l’addition peut donc être assez salée. D’où l’importance de comparer les prix sur différents sites de vente en ligne, à ce petit jeu j’aurais tendance à penser que ticketnetwork.com et stubhub.com ne sont pas les plus pourris. (Attention, certains sites n’expédient pas en dehors de l’Amérique du Nord et il n’est pas toujours possible de s’en rendre compte sans faire une simulation d’achat. Pensez à vérifier ce point avant de faire des plans sur la comète.) J’ai observé des écarts assez hallucinants d’un site à l’autre pour des places identiques (même section, même rangée). Bref, ne vous précipitez pas et faites des simulations pour connaître le montant TTC des places.
À titre d’exemple, les deux places de ce match m’avaient coûté 386 dollars alors que la valeur faciale d’un billet à l’unité dans la section que nous avions choisie était de 120 dollars, ça vous donne une idée du surcoût lié à la marge du distributeur et aux frais/taxes appliqués. Ça pique.
Naturellement, le taux de change entre aussi en ligne de compte. Quand on observe l’historique de ces dix dernières années, on voit que certaines périodes ont été plus favorables que d’autres (2008 a été une année exceptionnelle). Hélas, avec la crise, l’euro a pris du plomb dans l’aile…

– Pour obtenir les billets, plusieurs soluces s’offrent à vous.
La plus économique, c’est le Will Call : vous payez les billets en ligne et vous les retirez sur place le jour J en présentant au guichet ad hoc une pièce d’identité et la carte de crédit qui a servi au paiement. J’ai utilisé ce service pour booker des places au MSG, c’est easy. L’opération est généralement facturée 2,5 dollars, autant dire peanuts.
La deuxième solution consiste à repérer les places dispos avec l’option « electronic delivery » (envoi par email) ; au départ cette option était gratuite mais elle est de plus en plus souvent facturée (environ 5 dollars).
Enfin, si comme moi vous êtes un romantique et préférez les versions originales, il vous en coûtera environ 40 dollars (les envois internationaux ne sont jamais effectués autrement qu’en express via FedEx ou UPS avec tracking et assurance. Vous payez le prix fort mais le risque de mauvaise surprise est quasi nul). Attention toutefois aux dates d’envoi qui sont mentionnées sur le site et vérifiez que le délai de livraison est suffisant (comptez trois ou quatre jours max), le cas échéant, et si les dates de votre séjour le permettent, n’hésitez pas à vous faire livrer directement sur place, à l’adresse de votre hôtel, cela vous reviendra moins cher.

– Dernier point mais pas le moins important, utilisez un simulateur pour vous faire à l’avance une idée de la vue que vous aurez en live. Ça peut même s’avérer déterminant pour le choix des places. Certains sites proposent directement un outil de virtualisation, d’autres non. Pour un macth au MetLife Stadium, par exemple, il est possible d’obtenir une vue panoramique en renseignant sa section et sa rangée sur la page suivante : http://www.seats3d.com/nfl/new_york_jets/#/p_129_3/ (exemple pour une vue depuis la section 129, rangée 20).

Le 8 octobre prochain, les Jets reçoivent les Texans. Il est pas impossible que la boulette et moi soyons dans les parages…

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Le taux de réussite n’est pas encore au rendez-vous (c’est rien de le dire) mais on ne désespère pas de battre Steve Nash au nombre de lancers francs marqués en une minute.
Comme vous le verrez, on s’entraîne dur.

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MP4 env. 41Mo

Euh, je me rends compte que j’ai monté cette vidéo à la va comme j’te pousse, du coup j’ai oublié les crédits qui vont bien : il fallait reconnaître Le Professeur (qui plante un dunk tomahawk à la T-Dub !), The Brain (qu’on appelle « The Chief » en référence à son style Robert Parish dans la raquette), Goujon (un transfuge de la team Bordeaux Thiers), et votre serviteur (qui tente accessoirement de perdre sa brioche avant de convoler en justes noces).

La zic c’est Get Da Funk Out Ma’ Face (1976) des Brothers Johnson, et la vidéo sort d’un Kodak Zx5.

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Depuis bientôt deux mois, quelques activistes des LSOP (dont votre serviteur) ont monté une équipe de streetball et se donnent en spectacle tous les dimanches à Bordeaux Lac, persuadés qu’ils vont finir par retrouver leurs jambes de vingt ans. Le résultat est assez pathétique : poumons brûlés, articulations détruites, problèmes de prostate, couillites…
Les terrains du Lac étant prisés par toutes sortes de gitans joueurs, nous n’avons toutefois pas tardé à trouver des adversaires à notre portée (enfin, c’est l’impression qu’ils nous faisaient… de loin) : la team des gros bâtards de Bordeaux Thiers, emmenée par un type sur lequel j’avais déjà quelques dossiers, je veux parler de mon pote Goujon.

Chaque dimanche après-midi, les matchs team du Lac versus team de Bordeaux font donc rage (dans un style purement old school), et j’aimerais vous dire qu’on leur tient la dragée haute (à ces gros bâtards) mais la vérité c’est que… on prend rouste sur rouste.
On enchaîne aussi les fautes antisportives et sur ce point je tiens à préciser que, pour une raison forcément obscure, The Brain est presque toujours impliqué dans les actions litigieuses, celles qui se soldent par un traumatisme crânien ou une fracture ouverte. Et, le plus étonnant − je l’avais pas compris tout de suite − c’est qu’il représente un danger pour lui-même aussi.
J’ai dans l’idée de filmer notre prochaine session afin de rendre compte de ce phénomène pour le moins chelou. Sans compter que l’analyse vidéo sera peut-être pour nous un moyen de mieux comprendre nos faiblesses… et d’arrêter définitivement ce sport de merde.

Sachant que, physiquement, nous sommes tous plus ou moins cramés (les mieux portants sont comme qui dirait en sursis), je propose qu’on drafte un jeune joueur polyvalent, un type qui a du toucher, qui lit bien le jeu, qui score, qui défend… bref, un joueur complet.
Que diriez-vous d’Aquille Carr ? (Je sais que vous ne pouvez pas répondre mais j’essaie d’installer une sorte de connivence entre nous, sinon j’ai l’impression de pas avoir d’amis… vous comprenez ?)
Si vous voulez mon avis, tous les scouts ont actuellement les yeux rivés sur ce sophomore de Patterson High School et ont déjà tracé pour lui un plan de carrière NBA en or massif. Faut dire que le gamin sait tout faire. Jamais vu des crossovers aussi furtifs et puissants depuis euh… depuis qui au juste ? Tim Hardaway ?
Matez la façon avec laquelle il fait tourner en bourrique son défenseur direct à 00:36. Et le combo qu’il sort en pleine course à 00:27. Ça défonce, c’est HUGE !!!
À côté de ça, le fait qu’il mesure 1m73 et passe des dunks en match est presque anecdotique (cf. dernière action de la vidéo). Ça a l’air tellement facile.


Et comme nous sommes des buses au 21 (et qu’on met toujours trois plombes à faire les équipes aux lancers) je me suis dit qu’on pourrait se payer une heure de cours avec Steve « Hair Canada » Nash…


Easy 😀
Si on se cotise… ça peut passer.
Au pire on achètera des bières, et des poches de sang frais qu’on mettra dans une glacière pour se transfuser entre deux matchs…

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Pendant que les joueurs NBA paradent au Slam Dunk Contest et se livrent à des numéros de cirque tape-à-l’œil et guignolesques, incapables d’assumer l’héritage des années 84-94 (Wilkins, Jordan, Webb, Brown, Kemp…), un certain Kenny Dobbs bouge son « petit » mètre 90 et brade son talent sur des parquets moins lustrés. Il envoie des combos d’un autre monde, voire d’un autre temps. Jamais vu un type aussi inventif.
Kenny à l’entraînement, facile (replays et arrêts sur images conseillés pour prendre la mesure du pâté).


Dans le genre stylé et méga-explosif, il y a aussi Terrell Cournoyea aka T Dub du groupe TeamFlightBrothers (notez le 540 en fin de séquence, monstrueux).
Vu les hauteurs stratosphériques auxquelles il évolue (sa tête tutoyant régulièrement le cercle) et sa taille de laveur de carreaux (175cm !), je vous laisse calculer la détente du gazier. Sans parler de son hang time qui défie les lois de la gravité.


Même sur des paniers de poussins, je vois pas comment j’aurais pu un jour passer des dunks pareils 😀

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Avant-dernière étape de la saison, Porto Rico, Kelly Slater décroche sa dixième couronne mondiale.
Il n’a jamais que 38 ans.
D’une certaine façon, KS est au Surf ce que Jannie Longo est au cyclisme (la comparaison peut prêter à sourire mais « ce que Bill Bryan est au Skimboard » eût été trop convenu).
Je ne m’explique pas comment il finit devant Dylan Graves au troisième tour, mais bon, j’y pipe rien, et il est acquis que Slater est définitivement sur une autre planète.
Ce qui me fait plus chier, c’est que je suis du genre à penser qu’après 30 ans on est plus bon à rien (j’ai suffisamment cotisé pour recevoir ma carte de loser émérite), et j’ai du mal à encaisser que des types de ma génération envoient du lourd, lors même que j’hésite à m’inscrire au club Mickey. Ça me fait culpabiliser.
On pourrait y voir une leçon, une de celles qui calment.

Quoique, calmés, nous l’étions depuis quelques jours déjà, dans un tout autre sens, après l’annonce de la mort du triple champion du monde Andy Irons, dans une chambre d’hôtel, à Dallas. Il avait 32 ans. Et laisse sa femme, enceinte.
La dengue, soi-disant.

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« Le combat peut être une fête. » Jorge Luis Borges

http://voodooskim.com/

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Deux Messerschmitts étrennent le miroir d’eau, quai de la Douane à Bordeaux.
Le plus grand du monde, à ce qu’il semble. Achtung !

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