Archives pour la catégorie “Ailleurs”

 

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« Sanchez blooper fumble epitomizes embarrassing Jets performance »
Brian Costello, New York Post

Mauvaise passe pour Sanchez… et sale temps pour les Jets.
Ils avaient pourtant réussi leur sortie face aux Rams une semaine plus tôt, mais jeudi 22 novembre les hommes de Rex Ryan ont encaissé pas moins de 35 (trente-cinq !) points en un seul quart temps, non sans manquer de se tirer des balles dans le pied avec quatre fumbles dont un assez improbable de Sanchez qui donne du grain à moudre à ses détracteurs. Faut dire que l’action est particulièrement sale :

Il y a de toute évidence un malentendu sur le « call » qui a été fait par Sanchez : on s’attend à une passe de la main à la main pour le fullback Lex Hilliard, mais pour une raison un peu chelou la transmission ne se fait pas. Sanchez décide donc de prendre la course à son compte (ce qui à la base n’est pas son fort), mais il fonce droit dans le cul de son propre lineman Brandon Moore et échappe le ballon qui termine dans les mains du safety Steve Gregory, lequel file au TD !

Avant-hier face à des Cardinals pourtant peu inspirés, l’incapacité de Sanchez à dynamiser la formation offensive des Jets et son manque de précision dans les passes (3 INT) ont poussé coach Ryan à faire entrer le QB3, Greg McElroy, Tebow (QB2) étant au repos pour cause de blessure. Une décision qui répond à un constat d’inefficacité sur le terrain, une décision qui répond aussi à l’exaspération des fans qui se faisait de plus en plus pressante, mais une décision qui pourrait avoir de lourdes conséquences en termes de management, car si McElroy a su saisir sa chance et permis aux Jets de l’emporter d’un cheuveu (big up à la ligne défensive qui a fait un boulot énorme), que va-t-il se passer dimanche prochain ? Quid de Mark Sanchez ? Peut-il se relever après un tel désaveu (alors que lui évoque « un jour sans ») ? Quid de Tebow une fois qu’il sera de nouveau opérationnel ? McElroy peut-il vraiment sortir de son rôle de réserviste et griller la priorité aux stars de l’équipe ?
Les QB ont beau la jouer consensuel lors des conférences de presse, genre nous sommes au service de l’équipe, nous nous encourageons mutuellement… l’équipe a besoin d’un leader autour duquel elle peut construire et développer des plans de jeu, pas de trois QB en ballottage dans une stratégie du moins pire. En fin de compte, si cette victoire face aux Cardinals est positive d’un point de vue comptable, elle complique un peu plus la situation des QB et met Ryan et Sparano (le coordinateur offensif) dans une position pour le moins délicate à gérer.
Il faut bien comprendre que le poste de Quaterback n’est pas un poste qu’on peut remplacer au pied levé, en se disant qu’il suffit de connaître le playbook, la mécanique qui régit les liens entre un QB et sa ligne offensive est extrêmement complexe. Cela dépasse le cadre de la fonction ; il ne peut y avoir qu’un loup alpha…

Nouveaux éléments de réponse face aux Jaguars dimanche.

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Vu sur le blog d’une copine othelliste qui s’est expatriée dans l’Empire du Milieu pour y étudier la médecine en mode « je suis une laowai et je m’assume »…
Elle a probablement elle-même repris ce truc de je ne sais où (je crois que le terme approprié est « reblogué ») mais c’est chez elle que je l’ai vu et je suis client 😀

 

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Curiosity, le plus gros rover jamais construit par l’agence spatiale américaine, s’est posé sur Mars le 6 août 2012 à 5h31 UTC.

La NASA a publié une vidéo « subjective » de l’atterrissage du robot (scrollez jusqu’à « Dropping in on Mars in High-Res ») enregistrée par le module Mars Descent Imager (MARDI, une caméra à peine plus grande qu’un couteau suisse). La qualité vidéo n’est pas exceptionnelle (car basée sur des prises de vue à 4 images par seconde), mais ça reste étonnant pour un truc qui se passe à plusieurs centaines de millions de kilomètres de notre caillou. C’est même carrément hallucinant quand on y pense : des mecs se sont déchirés le bulbe pendant des années pour faire atterrir un truc sur Mars, et pas à l’arrache genre comme une merde en fusion avec les warnings et tout, non non non, le rover il atterrit comme une princesse, à un endroit bien précis (le cratère de Gale), bref un truc de malade.

Récemment, un certain Bard Canning s’est amusé à interpoler la vidéo originale jusqu’à obtenir un framerate de 30 images par seconde et à retravailler chaque image pour un résultat en 1080p assez bluffant, d’autant qu’il a collé des bruitages pour reproduire l’effet du décrochage du bouclier thermique, le souffle des vents solaires… le rendu est forcément plus cinématographique, mais on s’y croirait.
Je poste la vidéo dans sa version HD donc si la lecture n’est pas fluide n’hésitez pas à télécharger le fichier source.

Une pensée pour James qui avait suivi cet évènement en direct et dont je sais qu’il se passionne pour le sujet.

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« The Jets signed Tebow to light a fire under Mark Sanchez. Sanchez wears asbestos underpants. If he feels the heat, he’s not showing it. » Anthony Brown

La presse n’a pas été tendre avec les Jets dernièrement. Faut dire qu’ils sont passés à côté de leur pré-saison en perdant leurs quatre matches de préparation et en étant infoutus de marquer le moindre TD, c’est du moins vrai pour Sanchez et Tebow, puisque McElroy (QB3 !) a débloqué le compteur face aux Eagles.
Mais l’important c’est d’être prêt le jour J, et force est de constater que les Jets ont remis les pendules à l’heure lors du match d’ouverture face aux Bills à qui ils ont passé pas moins de 48 points dont trois TD signés… Mark Sanchez.
Avec une évaluation individuelle à 123.4, Sanchez a marqué des points dans la pseudo-rivalité qui l’oppose à Tim Tebow. Au reste, je ne vois clairement pas comment Tebow pourrait le remplacer au poste de QB1, je pense qu’il n’a pas le profil d’un grand QB. Il a des qualités à la course et il a des couilles, indéniablement, mais il manque de précision et de toucher, il est définitivement trop bourrin. Face aux Bills, il a au mieux fait diversion sur un ou deux snaps, mais c’est bel et bien Sanchez qui a fait le job.
Après, coach Ryan peut continuer à jouer la carte de la complémentarité, mais c’est un pari risqué.

Nous verrons tout à l’heure face aux Steelers (à 22h30 heure française) si la formation offensive des Jets tient vraiment la route et si le dossier Sanchez-Tebow mérite encore d’être ouvert.
Je vais préparer le pop-corn et mettre de la bière au frais.

[EDIT du 17/09/12]
Bon bah y’a du boulot. Les deux premiers drives ça passe encore, après c’est la dégringolade… Sanchez petit bras, Kerley qui se chie la réception d’un punt et rend la balle aux Steelers (fumble recovery), Holmes qui échappe un ballon de first down que ma grand-mère aurait attrapé à une main, Howard et Cumberland qui se font marcher dessus, Cromartie qui décroche (sur le TD de Wallace)… bref, va falloir montrer un autre visage face à Miami la semaine prochaine.  Go Jets !

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« Kinda lonely tonight, I guess I have bad intentions… » DSK Brett Favre

J’ai retrouvé un peu par hasard une vidéo des highlights du match Jets versus Vikings auquel la boulette et moi avons assisté en octobre 2010 à New York (voir plus bas dans cet article).

C’était un rêve de kid, un château en Espagne.
Je me revois, vingt-cinq ans en arrière, demander à ma tante d’enregistrer le match NFL de la semaine sur Canal avec une de mes vieilles VHS BASF usées jusqu’à la corde. Si on m’avait dit qu’un jour je serais aux premières loges…
Et l’enthousiasme est là, intact, lorsque j’ouvre l’enveloppe qui contient les précieux sésames ; c’est toute une partie de mon enfance qui remonte.

J’avais d’abord essayé de booker des places pour les Knicks (NBA) mais les premiers matches avaient lieu deux semaines plus tard, et aucune rencontre de pré-saison n’était prévue au MSG durant notre séjour à NY (nous aurons toutefois la chance d’assister à un entraînement, cf. cet ancien post). Après quoi j’avais hésité entre un match des Yankees (MLB) dans le Bronx et un des Jets (NFL) dans le New Jersey, les Giants jouant à l’extérieur cette semaine-là. Un choix cornélien, mais je ne pouvais pas décemment infliger deux soirées sport US à ma boulette (des mecs qui s’astiquent pour un yard ou un vol de base, ça ne l’émeut pas plus que ça), ce serait donc les Jets, avec une affiche particulièrement alléchante puisque ces derniers recevaient les Vikings où officiait un certain Brett Favre !

En fait, depuis que nous étions arrivés, Favre faisait régulièrement la une des journaux TV. Au début je pensais que c’était en raison de son statut de légende vivante (41 ans), et que les journalistes spéculaient sur la date de son départ à la retraite sachant qu’il était probablement en train de faire la saison de trop, mais quand j’ai tendu l’oreille j’ai compris qu’il s’agissait de tout autre chose. Favre était en fait poursuivi par une ancienne « Gameday Hostess » des Jets, une certaine Jenn Sterger, à qui il aurait envoyé des SMS pour le moins suggestifs, avec des photos de sa teub. Forcément, ça ne cadre pas vraiment avec les valeurs d’exemplarité qu’on voudrait faire porter aux champions de son rang, mais je trouve que les Ricains en font des caisses (ils sont friands de ce genre de scandales). D’autant que j’ai quelques doutes sur les mœurs de notre hôtesse, et qu’il me surprendrait qu’elle aille au catéchisme tous les dimanches.
Au fond, c’est jamais que des SMS ; Clinton lui, au moins, il s’était fait sucer 😀
Un peu plus tard, juste après que Favre ait été condamné à une amende de 50 000 dollars (non pas qu’il ait été reconnu coupable dans l’affaire Sterger mais officiellement « for not being forthright in an investigation »), deux autres nanas taillées comme des miss vénézuéliennes, anciennes « massage therapists » de l’équipe de Jets (c’est dingue les noms qu’ils trouvent pour pas dire « putes »), ont également accusé Favre de les avoir harcelées par SMS.
Alors, Brett Favre est-il un serial sexter adultère ? Ou nos masseuses ont-elles trouvé un filon potentiellement juteux (sans mauvais jeu de mots) ? La Cour suprême de Manhattan doit bientôt entendre Favre (et un ou plusieurs membres du staff des Jets) au sujet des accusations qui pèsent contre lui.
M’est avis que Favre aurait dû tirer sa révérence après son excellente saison 2009, mais il semble qu’il ait voulu se laisser une dernière chance de… rater sa sortie.

Revenons au match.
Tout se présentait pour le mieux. La boulette et moi avions passé la journée à flâner du côté de Brooklyn Heights, nous étions retournés à l’hôtel pour nous rafraîchir avant de remettre les gaz direction le New Jersey. Nous avions décidé d’y aller en bus vu que la station (Port Authority Terminal) se trouvait à quelques blocs de là où nous créchions.
Il avait fait un temps radieux toute la journée, la soirée s’annonçait claire et douce, rien ne laissait augurer que des pluies diluviennes et des boules de feu allaient s’abattre sur New York. Pourtant…

La file d’attente pour le bus faisait bien deux-cents mètres de long mais des navettes se relayaient toutes les cinq minutes, limite en flux tendu. Question logistique, ça ne lésinait pas. Le temps d’avaler un soda et quelques frites, on se retrouvait au fond d’un bus rempli de fans surboostés qui commençaient à pousser des slogans pro-Jets, des trucs plutôt bon enfant, loin des « PSG enculés ! » et autres grivoiseries de gros beaufs décérébrés. D’ailleurs, pas de hooliganisme aux US ni de ghettoïsation dans les stades, total respect entre les supporters qui à l’image du Rugby en Europe font la fête ensemble.

Le New Meadowlands Stadium (rebaptisé MetLife Stadium en 2011), il se voit de loin ; j’ai trouvé sur le site des Jets une photo de nuit qui permet de se faire une assez bonne idée du bouzin. Petite claque.
Ce monstre bénéficie des technologies les plus récentes (il avait été inauguré six mois plus tôt). Il a été construit sur le parking du mythique Giants Stadium (surnommé Meadowlands Stadium) dans le quartier d’East Rutherford, pour la modique somme de 1,6 milliard de dollars et appartient désormais à parts égales aux deux clubs de la ville, lesquels entretiennent une rivalité assez inhabituelle étant donné qu’ils ne jouent pas dans la même conférence (AFC East pour les Jets, NFC East pour les Giants). Les derbys sont donc rares mais intenses, les deux équipes jouant à domicile ! :-)
Je crois savoir que les deux clubs s’affrontent chaque année en août lors d’un match de préparation (pre-season game), sinon il faut attendre que les deux conférences se rencontrent lors de la saison régulière, ce qui se produit tous les quatre ans si j’ai bien compris le fonctionnement du championnat NFL, ou miser sur un hypothétique Super Bowl Giants versus Jets !

Nous sommes donc absorbés par le spectacle de ce mastodonte de lumière, le nez collé à la vitre, lorsque, d’un coup d’un seul, des trombes d’eau se mettent à tomber. Je ne vous parle pas de la pluie qui bruisse gentiment et sous laquelle on s’amuse façon Sinatra, non, je veux parler de la mousson, celle qui sévit normalement en Inde ou au Bangladesh et finit en torrents de boue. C’est un peu comme si des milliards de gus avaient mis le pommeau de leur douche en mode gros jet et poussé la pression à burne.
Sur le moment, on s’est dit que le chauffeur était pas con, qu’il allait nous poser juste devant l’entrée du stade, quitte à faire une légère entorse au règlement. Négatif, à cinq-cents mètres qu’il nous a lâchés, comme des merdes, au beau milieu du parking, aucun moyen de s’abriter. Atroce.
Vous allez me dire, ça reste de l’eau, c’est pas la fin du monde, le blème c’est que j’avais toutes mes économies dans mon sac photo (deux boîtiers, quatre objos…) et que je commençais à faire dans mon slip, y’avait bien une sorte de capote pour protéger le sac mais j’étais pas sûr que ça suffise vu l’intensité du merdier. Au reste, il n’y avait pas trente-six solutions, une fois sur le marchepied du bus, la boulette et moi nous sommes regardés, nous avons regardé en direction du stade, nous nous sommes regardés à nouveau, d’un regard qui voulait dire : « C’est l’enfer qui nous attend, mais on est pas des tapettes : banzaaaaaiiiiiii ! »

On avait pas fait dix mètres qu’on était déjà trempés jusqu’aux os. Nous marchions dans vingt centimètres d’eau (et j’ai pas l’accent de Marseille), des éclairs déchiraient le ciel dans un bruit assourdissant. Mauvaise passe.

Une fois franchis les portiques de sécurité, il nous apparaît urgent de trouver des ponchos (inconcevable de voir le match avant d’avoir réglé nos problèmes d’étanchéité sachant que le stade n’est pas couvert), nous nous dirigeons donc vers la boutique la plus proche. Je dis boutique mais le premier « store » dans lequel nous entrons doit être aussi grand que la FNAC Bordeaux, tout ici est démesuré, jusqu’aux milliers d’écrans HD qui tapissent les coursives du stade…

Nous nous rendons ensuite à l’entrée de notre section et, détail amusant, chacun de nos pas fait ce petit bruit caractéristique des chaussures qui contiennent au moins 50 cl. d’eau :-)
Là, nouveau coup du sort, nous sommes informés que, les conditions météo étant exceptionnellement mauvaises, l’accès aux gradins est retardé, principe de précaution oblige, des risques électriques sont évoqués. Nous voilà donc stoppés dans notre progression, pris dans la nasse, jouant des coudes au milieu de la meute pour ne pas mourir asphyxiés (je dramatise un peu mais bon, ça ressemblait quand même à ça), et ce pour une durée indéterminée. C’est à ce moment-là, il me semble, que j’ai cru qu’on allait perdre la boulette… Je sentais la détresse dans son regard et en même temps le courage qu’elle se donnait pour sauver les apparences ; c’était un moment important pour moi, elle le savait.

« J-E-T-S ! Jets ! Jets ! Jets ! » Fireman Ed

Après quarante-cinq interminables minutes, nous entrons enfin dans le chaudron du New Meadolands Stadium. Impression visuelle à couper le souffle, ambiance de folie. Énorme claque. À cet instant précis je retrouve mes yeux de gamin, mais en version IMAX !
Autre motif de satisfaction, la vue cadre parfaitement avec celle qu’on m’avait vendue sur le Net (j’en reparle plus bas). Nous n’avions pas très fière allure avec nos ponchos (cf. photo ci-contre) mais nous étions bel et bien dans la place, et la pluie avait finalement cessé (pour mieux revenir à la fin du deuxième quart-temps, atroce).
La suite des évènements est plus convenue : hymne américain chanté a capella par une jeune black façon The Voice, suivi d’une salve de feux d’artifice. Et pour monter en pression avant le kickoff, on pouvait reprendre les cris de ralliement d’Edwin M. Anzalone, plus connu sous le nom de Fireman Ed, ce pompier de NYC devenu figure de proue des fans des Jets (sa notoriété est telle que les Jets ont développé la Fireman Ed Chant App), et mater les chorégraphies du Flight Crew Cheerleaders, l’escouade des danseuses locales carénées comme des poupées Barbie.

Je vous épargne le récit du match sachant que la vidéo ci-dessous en résume les moments clés. Je précise juste que Brett Favre a passé ce soir-là le 500e touchdown de sa carrière (record absolu en NFL) !
Perso j’ai kiffé le jeu de Mark Sanchez (QB des Jets) qui n’est pas forcément très spectaculaire mais qui fait le job avec un sang froid remarquable, ce qui lui permet notamment d’optimiser le temps qu’il passe dans la « pocket ». Impressionnant.

Quelques infos et bons plans à l’usage de ceux qui envisageraient d’assister un jour à un match de ligue américaine (Alex, sors de ce corps !) :

– Acheter vos places à l’avance (les matches se jouent souvent à guichets fermés). Sauf exception, se pointer au stade le jour J en espérant dégotter des places (côte à côte, bon marché et bien situées) n’est pas une idée très « secure ».

– Vous paierez toujours plus que la valeur faciale des billets.
Aux US, les places (toutes les places) sont achetées en amont par des sociétés privées qui les revendent via différents réseaux de distribution. Non seulement le prix de revente est plus important mais des frais de dossier et des taxes s’appliquent, sans parler du port pour nous autres les Frenchies. À l’arrivée, l’addition peut donc être assez salée. D’où l’importance de comparer les prix sur différents sites de vente en ligne, à ce petit jeu j’aurais tendance à penser que ticketnetwork.com et stubhub.com ne sont pas les plus pourris. (Attention, certains sites n’expédient pas en dehors de l’Amérique du Nord et il n’est pas toujours possible de s’en rendre compte sans faire une simulation d’achat. Pensez à vérifier ce point avant de faire des plans sur la comète.) J’ai observé des écarts assez hallucinants d’un site à l’autre pour des places identiques (même section, même rangée). Bref, ne vous précipitez pas et faites des simulations pour connaître le montant TTC des places.
À titre d’exemple, les deux places de ce match m’avaient coûté 386 dollars alors que la valeur faciale d’un billet à l’unité dans la section que nous avions choisie était de 120 dollars, ça vous donne une idée du surcoût lié à la marge du distributeur et aux frais/taxes appliqués. Ça pique.
Naturellement, le taux de change entre aussi en ligne de compte. Quand on observe l’historique de ces dix dernières années, on voit que certaines périodes ont été plus favorables que d’autres (2008 a été une année exceptionnelle). Hélas, avec la crise, l’euro a pris du plomb dans l’aile…

– Pour obtenir les billets, plusieurs soluces s’offrent à vous.
La plus économique, c’est le Will Call : vous payez les billets en ligne et vous les retirez sur place le jour J en présentant au guichet ad hoc une pièce d’identité et la carte de crédit qui a servi au paiement. J’ai utilisé ce service pour booker des places au MSG, c’est easy. L’opération est généralement facturée 2,5 dollars, autant dire peanuts.
La deuxième solution consiste à repérer les places dispos avec l’option « electronic delivery » (envoi par email) ; au départ cette option était gratuite mais elle est de plus en plus souvent facturée (environ 5 dollars).
Enfin, si comme moi vous êtes un romantique et préférez les versions originales, il vous en coûtera environ 40 dollars (les envois internationaux ne sont jamais effectués autrement qu’en express via FedEx ou UPS avec tracking et assurance. Vous payez le prix fort mais le risque de mauvaise surprise est quasi nul). Attention toutefois aux dates d’envoi qui sont mentionnées sur le site et vérifiez que le délai de livraison est suffisant (comptez trois ou quatre jours max), le cas échéant, et si les dates de votre séjour le permettent, n’hésitez pas à vous faire livrer directement sur place, à l’adresse de votre hôtel, cela vous reviendra moins cher.

– Dernier point mais pas le moins important, utilisez un simulateur pour vous faire à l’avance une idée de la vue que vous aurez en live. Ça peut même s’avérer déterminant pour le choix des places. Certains sites proposent directement un outil de virtualisation, d’autres non. Pour un macth au MetLife Stadium, par exemple, il est possible d’obtenir une vue panoramique en renseignant sa section et sa rangée sur la page suivante : http://www.seats3d.com/nfl/new_york_jets/#/p_129_3/ (exemple pour une vue depuis la section 129, rangée 20).

Le 8 octobre prochain, les Jets reçoivent les Texans. Il est pas impossible que la boulette et moi soyons dans les parages…

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En bonus, deux titres qui font du bien aux oreilles (en attendant le récital de Sylvain !).
All Kooked Out ! © Stanton Moore, 1998.

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Un de mes profs disait : « la Philo, c’est un cercle. On y entre à pieds joints ou on reste à la marge. » Cette formule colle assez bien à l’idée que je me fais de Tokyo. Cet endroit est tellement ailleurs, tellement insolite, qu’il faut y entrer sans réserve, accepter de se perdre et même de désapprendre, pour finalement s’y sentir bien.

Octobre dernier, de passage dans la « capitale de l’est », l’idée me vient de participer à un tournoi d’Othello.
Je mentirais si je disais que j’y avais pas déjà un peu (beaucoup) pensé, mais je m’étais fixé une ligne de conduite, j’avais décidé de sortir de ma bulle, de passer un max de temps avec ma boulette. Tant de choses à faire, tant de trucs à voir…

Il ne m’avait toutefois pas échappé que notre planning comportait quelques blancs. L’idée pouvait donc faire son chemin… et l’occasion ferait peut-être le larron. Soit dit entre nous, Tokyo c’est un peu La Mecque du jeu d’Othello… comment résister ? Vous en connaissez beaucoup des surfeurs qui se pointent à Hawaï pour chercher des girolles dans les bois ?
Discrétos, je fais donc un petit tour sur le site de la fédé japonaise d’Othello : imbitable. Je le passe à la moulinette du traducteur Google : pas mieux  (il doit manquer la mention bêta quelque part :-D).
Me vient alors une nouvelle idée (ouais, mes neurones fonctionnent en dual channel) : je fais part de la situation à Takuji, un pote othelliste parfaitement bilingue. Takuji me répond qu’un tournoi est en effet prévu dans les jours qui viennent, il me donne l’adresse mail de l’organisateur et me file l’URL d’un plan pour m’aider à trouver le lieu ad hoc. Royal. J’écris aussi sec à l’hôte du tournoi qui n’est autre que Tetsuya Nakajima, une des étoiles nippones du pion biface (8e Dan). Peine perdue (je pue ou bien ?). Bah, je me débrouillerai tout seul. J’ai un plan, après tout.

Et ce fameux plan, le voici :
Euh… encore des idéogrammes, c’est quoi c’t’embrouille ? Atroce.
Je reprends le message de Takuji et note les mots clés : « Rinkai Challenge Cup », « samedi après-midi », « Shinagawa ». Sans conviction, je retourne sur le site de la fédé japonaise, clique à tout-va comme un gros benêt, et tombe finalement sur la page d’annonce du tournoi. Dans cette dernière, un lien renvoie vers ce qui semble être la page de présentation du centre culturel de Yashio Plaza (le lieu du tournoi à Shinagawa), il y a aussi des infos sur les différents moyens de s’y rendre, c’est pas hyper compréhensible mais c’est toujours bon à prendre. Et puis il y a des photos, ça peut aider.
Sur ces entrefaites, j’annonce officiellement à la boulette qu’on va tracer à Shinagawa et qu’il nous faudra prendre un bus, le genre où rien n’est traduit (y’a pas plus phobique pour des touristes qui ne maîtrisent pas la langue de Murakami). Même pas peur. Bah ouais, elle est comme ça la boulette.

Et nous y sommes, le souffle court, mais nous y sommes (je passe sur les détails de notre itinéraire façon Pékin Express, il faudrait que j’écrive un bouquin). Plus précisément, c’est en voyant ça que j’ai su que nous y étions.

Nous entrons, une trentaine de têtes brunes se tournent instantanément vers nous, interloquées, comme si le temps s’était arrêté et que quelqu’un avait coupé le son. Effet Lost in Translation. Des touristes à Tokyo par les temps qui courent, c’est déjà chelou (les étrangers pensent qu’ils vont mourir ou qu’un troisième bras va leur pousser), mais un Français et sa copine dans un trou de taupe à Shinagawa, ça dépasse l’entendement.
J’aperçois dans le fond Tetsuya et me dirige vers lui. Je me présente, lui explique la raison de notre présence, lui rappelle que nous nous étions déjà rencontrés en 2006 à Mito, il hoche la tête l’air de dire « oui mais non », il me présente sa femme, elle va prendre mon inscription (1500¥, un peu moins de 15€) mais il faut choisir une catégorie, ah bon ? Bah ouais, au Japon c’est pas la fête du slip, tu peux pas te frotter aux gros tendus direct, il y a des règles. Il a besoin de connaître mon classement. Le problème c’est que le système d’évaluation européen (sorte de Elo) est différent de celui utilisé au Japon (échelle de Kyu et Dan) et qu’il n’y a pas vraiment d’équivalence. On me laisse donc le choix : Débutant, Intermédiaire ou Pro. Euh… je ne conçois pas de jouer en « Débutant », même si je sais que le niveau moyen des Japonais est sensiblement plus élevé qu’en occident et que j’ai quelques réserves sur ce qu’ils appellent ici un « débutant »… D’un autre côté, si je choisis la catégorie « Pro » j’ai peur de passer pour un type qui pète plus haut que son cul ; je doute que tous les joueurs soient de la trempe de Nakajima mais le risque existe que je perde toutes mes parties (atroce)… En fin de compte, Tetsuya me propose d’intégrer la catégorie « Intermédiaire » ; j’accepte respectueusement.

Tetsuya fait un discours d’ouverture en brandissant des papiers et en désignant des trucs sur un tableau. Je devine qu’il explique le déroulement du tournoi, je fais donc semblant d’acquiescer lorsqu’il regarde dans ma direction.
À un moment donné, il nous montre du doigt, à la boulette et moi, puis me fait un signe de la main, comme s’il fallait que je me lève… mais j’étais déjà debout. Je rentre alors la tête dans les épaules comme pour dire « euh… quoi ? », il s’approche et me glisse à l’oreille : « please, say something. »
Je me tourne vers l’assistance qui me regarde fixement, dans un silence quasi monastique ; je me dis qu’ils ne kiffent peut-être pas mon tee-shirt Nintendo « Jesus saves after he passes each level »… Passons. Petit discours poli dans un anglais approximatif (ça fait un bail que j’ai pas révisé mes verbes irréguliers), pour la forme donc, vu que la plupart d’entre eux ne pipent pas un mot d’anglais (véridique).

Les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
On m’explique un dernier truc : au Japon, il n’y a pas de partie nulle. On procède à un toss avant de commencer la partie ; celui qui gagne le toss peut soit choisir la couleur avec laquelle il va jouer, soit choisir la nulle, comprenez : en cas de partie nulle (32-32), c’est lui qui l’emporte. C’est chelou mais c’est la règle maison, faudra faire avec.
C’est parti pour six rondes de 2×20 minutes.

Mon premier adversaire s’appelle Mitsuaki Takigawa (photo ci-contre). Il a une bonne cartouche.
J’aborde cette partie dans le brouillard le plus total et j’attends des premiers coups qu’ils me renseignent sur le niveau moyen de cette catégorie. Le toss m’est favorable. Comme je n’ai pas de préférence entre l’une et l’autre des couleurs, je prends la nulle. Mitsuaki choisit les noirs et me surprend dès le coup 7 sur une ouverture « Campagnarde collée » (c4c3 d3c5 b3e3) avec f3. C’est un début que je me rappelle pas avoir jamais joué en tournoi. Quatre réponses me semblent envisageables : c2, d2, e2 ou f2, mais je retiens bien évidemment la pire d’entre elles, à savoir e2 (qui ne payait pourtant pas de mine). Dès la réponse de Noir en f6 je comprends qu’il eût mieux valu jouer c2 (c’est précisément ce que je suis en train de me dire sur la photo : « C’est atroce ce qui m’arrive, je suis déjà dans la mouise… »).
Quelques coups plus tard, il m’apparaîtra clairement que Takigawa n’était pas venu pour beurrer les toasts. J’aurai beau essayer de compliquer la partie en feignant des arnaques ici ou là, je ne sauverai que 17 pions, victime d’un solide béton sur les bords nord et est. Ça commence mal.

Les appariements de la ronde 2 sont lancés et on m’annonce que je ne jouerai pas. En effet, nous sommes un nombre impair de joueurs, ce qui implique qu’à chaque ronde un joueur est mis au repos (généralement le joueur le moins bien classé). La règle veut qu’il gagne alors sa partie par défaut. En France, nous appelons « bip » l’adversaire virtuel que nous battons de cette manière (« jouer contre bip » ou « bipper »  sont des expressions courantes). Au Japon, le fait de « bipper » se dit 不戦, ce qui d’après notre ami Google signifierait « renonciation à la guerre ». C’est plus classe que « bip » 😀
Mais là aussi il y a une différence de traitement entre Occidentaux et Japonais : le score par défaut est de 44-20 pour les premiers, et de 32-32 pour les deuxièmes (avec valeur de gain, œuf course).

Je profite de cette pause forcée pour rejoindre la boulette qui est sortie se dorer la pilule et manger un bout.
Lorsque j’arrive sur le parvis, elle est en train de s’essayer à un parcours de réflexologie plantaire. Je lui emboîte le pas en me disant que ça pourrait m’aider à « recentrer mes énergies » ou une connerie dans le genre, mais c’est finalement au-dessus de mes forces. Une vraie torture. D’un point de vue symptomatique, ça veut probablement dire que j’ai une tumeur au cerveau ou un organe qui fuit mais je préfère pas savoir…

Ronde 3. J’affronte le jeune Yuto Kimura.
Yuto négocie très bien le début de partie (je misais sur l’effet de surprise en jouant une ouverture Baghat mais c’est râpé). Et en y regardant de plus près, je pense qu’il aurait pu me poser des problèmes autrement plus sérieux…
De 17g5 à 36h2 il y a quelques approximations de part et d’autre mais aucun de nous ne parvient à prendre un avantage clair. Après 37b4 suivi de g2 c2 b8 f8 g8 f7, je sens que j’ai une finale gagnante. C’est à Blanc de jouer et il est forcé d’ouvrir à l’ouest, il choisit 44a5, ce qui nous amène à la position suivante :

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Dans cette position, a4 et b6 gagnent assez largement (+16). Le problème c’est que Yuto et moi sommes en zeitnot (perso il doit me rester une vingtaine de secondes), il faut que je joue à tempo ou presque et je n’ai pas le temps d’envisager tous les coups. D’ailleurs, nous avons arrêté de noter la partie et je ne garantis pas l’exactitude de la séquence jouée après 49a2 que je reproduis ici de mémoire (mais ça y ressemble, et ça colle au score final).
Retour à la position : 45h7 ne me traverse même pas l’esprit (pas plus que 45b6) ; j’écarte a3 à cause de 46a4 sans chercher à voir plus loin (pas le temps) ; et sur 45a4 j’ai peur de a6 alors que Blanc n’y a pas accès… bref j’ai tout faux. Je suis en mode panique.
Je joue 45a6 de façon réflexe mais après a3 b6 a4 j’ai comme l’impression d’avoir manqué le coche. Je ne peux pas jouer b7 car Blanc reprendrait le bord en a7 sans retourner b7, a2 me semble donc forcé, l’attaque de Blanc en b7 inévitable, et la partie de m’échapper. À cet instant, dans mon esprit cela ne fait plus de doute, j’ai merdé, c’est plié (je perdrai effectivement 25-39).
Pourtant… il restait un coup gagnant : 49b2 ! (+4)
Un putain de tesuji. Un coup qui parle aux Grands Maîtres, pas aux brêles dans mon genre 😀
Même à froid, en ayant du temps à la pendule, honnêtement je ne suis pas sûr de trouver ce coup.

Faisons le point. J’ai pris une branlée à la première ronde, bippé à la deuxième et merdé dans la troisième. C’est pas glorieux.
Je commence à flipper, à me dire que ma place était en « Débutant ». Atroce.

Ronde 4. Techine Hashikawa. Le cadet de la catégorie, et sans doute le moins expérimenté.
Comme moi, il a perdu deux parties (dont la première sur la plus petite marge) et marqué un point contre bip.
C’est bien simple, il faut que je le détruise. Il a une bonne bouille mais ça ne change rien à l’affaire, je n’ai plus le choix, je dois gagner par ippon. Si je ne le fais pas pour moi, je le ferai pour la France 😀
55-09, I’m back to business !

Ronde 5. Kousuke Fujita. Il a gagné trois de ses quatre premières parties, ça s’annonce rude.
J’ai les noirs. Ouverture « Campagnarde Berner » (c4c3 d3c5 b3f4 b5b4 d6). Kousuke joue vite, comme s’il savait parfaitement où il allait. Certains de ses coups me semblent pourtant assez faibles, il me donne un temps, puis un autre… je ne comprends pas où il veut en venir. Au coup 21, Kousuke s’arrête subitement de jouer et commence à faire la moue, comme s’il se rendait compte que quelque chose n’avait pas tourné rond. Il se redresse sur sa chaise et penche la tête sur le côté ; je ne suis pas expert mais pour moi cette expression ne peut vouloir dire qu’une chose : « What the fuck ?! »*
Trop tard, 47-17.

Ronde 6. Satoshi Asahina. 3e Dan. On me le présente comme l’adversaire le plus dangereux de la catégorie.
C’est la dernière ronde, c’est pas le moment de flancher. À priori tout le monde a perdu au moins une partie, je peux encore sauver les meubles, voire me placer…
Ouverture « Heath cheminée ». J’ai les blancs, je joue mon coup 10 au bord : c4c3 d3c5 b4e3 e2d2 c6a4. C’est un début qui me met en confiance, contrairement à Satoshi qui se retrouve assez vite en difficulté (visez la position sur la photo, Noir a le trait, ça sent les emmerdes…). Je gagnerai 40-24, limite sans forcer, c’est à n’y rien comprendre.

Contre toute attente, je termine troisième du tournoi (à égalité de victoires avec le deuxième mais ce dernier a un pion de plus que moi au départage !), ce qui me vaut de recevoir des mains de Tetsuya Nakajima un joli certificat sur lequel est écrit que j’accède au rang de 1e Kyu. De la balle. C’est jamais qu’un bout de papier pour une perf’ en demi-teinte mais je sais pas… sur le moment j’ai eu envie de me mettre en slip et de chanter du Elvis :

Au fond, je suis surtout soulagé d’avoir pu remonter la pente après un départ de merde. Ça m’aurait fait mal de rentrer bredouille, même si l’ambiance et l’esprit bon enfant du tournoi valaient cent fois le déplacement.
Du côté des pros, c’est logiquement Tetsuya qui l’emporte, en concédant toutefois deux défaites, la première contre la championne féminine Yukiko Tatsumi, la deuxième contre un de ses élèves : « Gabo » (Hiroaki Iwakura), à droite sur cette photo.

Mon prochain voyage au Japon est prévu en 2016, mais je ne m’interdis pas d’y faire un saut dans l’intervalle. La possibilité de participer au Meijin (un des plus prestigieux tournois japonais) commence à m’exciter, et vu que la boulette est maxi open à l’idée de retourner à Tokyo… qui sait.

[EDIT du 26/04/12]
*Il me revient que Takuji Kashiwabara avait eu à peu près la même réaction dans cette partie qui nous opposa lors du championnat de France 1999 (j’ai les blancs). Sauf que lui c’est dès le coup 15 qu’il s’est mis à grommeler je ne sais quoi dans sa barbe de vieux sage, comme s’il se flagellait intérieurement.
Tous ceux qui connaissent Takuji savent qu’il est réputé pour jouer extrêmement vite (et bien). C’est la première fois que je l’affrontais et j’étais sur mes gardes car je savais qu’il s’agissait d’un joueur très dangereux. Il joua comme à son habitude très vite un début pourtant irrégulier (ouverture particulièrement délicate à négocier pour les noirs, c’est un peu comme si aux Échecs après e4e5 vous répondiez a4 !), s’imaginant sans doute qu’il ne ferait de moi qu’une bouchée… Gnurf gnurf gnurf !

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