Archives pour la catégorie “TV”

Le joueur des Cavs Kyrie Irving s’est laissé grimer pour entrer dans la peau d’Uncle Drew, un ancien basketteur, vieux et bedonnant, qui s’en va jouer un tour à quelques amateurs sur un playground de banlieue (Clark’s Pond Courts, Bloomfield, NJ).
L’exercice n’est pas sans rappeler certains sketches de Johnny Knoxville et sa bande. Ça fonctionne globalement bien, même si on peut déplorer quelques arrangements qui décridibilisent le côté improvisé de la chose (il s’agit d’un format commercial pour Pepsi). Mais plusieurs joueurs et badauds ne sont visiblement pas de connivence et la farce opère alors à plein, Kyrie prenant un malin plaisir, dans un premier temps, à feindre des maladresses et envoyer quelques briques pour donner de l’authenticité à son personnage, avant de monter progressivement en pression et finir par déclencher des moves carrément puissants (à partir de 03:15 ça commence à piquer), moves qui ne matchent plus vraiment avec son physique de sexagénaire rhumatisé. D’où le côté poilant de l’affaire.

Si ça vous branche, sachez que Kyrie a remis le couvert sur un terrain de Crenshaw (un quartier de Los Angeles) avec Kevin Love des Timberwolves, lequel incarne Wes, un des anciens coéquipiers de Drew :-) Tapez Uncle Drew chapter 2 dans votre moteur de recherche préféré.

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« Ce qui nous obsède, c’est l’esthétique du réel, l’image plus vraie qu’en vrai. Notre plus grand bonheur, ce serait qu’en croisant Auteuil dans la rue, les gens lui demandent comment va son boulot à la COGIP. » Nicolas & Bruno


Avec Message à caractère informatif et la COGIP (la société fictive qui sert de canevas à leurs détournements humoristiques), Nicolas & Bruno dynamitent le management et la culture d’entreprise.
Attention, leurs sketches peuvent provoquer chez certains sujets un méchant claquage des zygomatiques (l’abri antinucléaire, la série des Berthier…), j’en sais quelque chose, et ça ne m’empêche pas de replonger à chaque fois. C’est un concept absurdement risible et totalement inusable.

P.S. @ Mike : tu souscris à la thèse de départ ? Pikachu plus fort que Salamèche ? 😀

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Retour sur le meilleur moment de la dernière cérémonie des César. Une entrée en matière simple, efficace, sans fioritures. Je kiffe.

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« Quand je pense que ce jeu c’est moi qui suis allé le chercher… au Japon en plus. »
Patrick Dujardin

On vient d’apprendre que Lansay a obtenu les droits de distribution du jeu d’Othello en France (Othello est une marque déposée, propriété d’Anjar.co).
Ça ne nous sort pas de la crise, mais c’est une bonne nouvelle pour la petite communauté des othellistes français car, depuis quelques années, les jeux d’Othello se raréfient dangereusement dans les linéaires des grandes surfaces et autres boutiques spécialisées. Au point que le mois dernier, alors que je pensais naïvement que les fêtes étaient un moment propice à acheter des jeux, il a fallu que je passe Bordeaux au peigne fin pour trouver une boutique approvisionnée : La Grande Récré, place des Grands-Hommes (actuellement la seule enseigne intra-muros qui propose Othello, à ma connaissance). Et je n’étais pas au bout de mes surprises puisque le jeu vendu n’était pas celui auquel je m’attendais (i.e. le classique de Mattel), il s’agissait d’un modèle tout plastique (sans feutrine, diantre !), de couleur bleue (What tha fuck ?! Moi qui croyais que le vert Pantone 356U était une des caractéristiques inaltérables de la marque…), fourni par Mattel Canada !
Sur le moment, je me suis dit que ça sentait le sapin, mais pas celui de Noël…

S’ils n’en vendent pas au moment des fêtes, je ne vois pas quand ils pourraient en vendre (ou la logique de distribution m’échappe complètement).
Quoi qu’il en soit je décide d’appeler Mattel France, disons, par acquit de conscience. Une dame m’explique que Othello est sorti de leur catalogue en 2004 et que les jeux encore vendus sont des fins de stock. J’ai quelques doutes à ce sujet (je tique notamment sur la date) mais vu qu’elle ne me donne pas vraiment l’impression de maîtriser tous les tenants et aboutissants du dossier je n’insiste pas (sans doute avais-je affaire − sans malveillance aucune − à une simple conseillère de vente).
Est-ce à dire que Mattel France a abandonné la marque parce qu’il se vendait de moins en moins d’unités ? Sur ce point j’ai eu pour seule réponse : « Mattel renouvelle régulièrement ses collections ». Traduisez : probablement (what else ?). D’un autre côté, on peut pas dire que Mattel ait fait de gros efforts pour promouvoir le jeu… pas plus que pour tisser des liens avec la FFO.
Une chose est sûre, à présent c’est Lansay qui a la licence pour le marché français.
Va-t-on y gagner au change ? Là est la question.

Mon avis est que nous y gagnons instantanément (comme aux jeux de grattage). S’il est acquis que Mattel a jeté l’éponge depuis belle lurette et que la distribution d’Othello en France était depuis lors promise à la plus grande aridité, façon désert chilo-péruvien, Lansay apparaît un peu comme le Messie. Ce simple effet d’annonce suffit à redonner un minimum d’espoir vis-à-vis de la marque quant aux développements possibles sur le marché français.
Cela dit, au vu des premières images de ce que devrait être le plateau de jeu made in Lansay, quelques inquiétudes pointent aussi sec (Et je ne parle pas du fait que Lansay a plutôt vocation à s’adresser aux très jeunes − on est plus dans le domaine du jouet que celui du jeu. Pas sûr qu’ils fassent grand cas des joueurs de compétition, mais en disant ça je leur fais un procès d’intention, nous verrons bien).
Quand Mattel a succédé à Dujardin, les designers ont opéré un vrai lifting du jeu (tout en préservant les basiques : pions noirs et blancs, feutrine verte) : plateau de jeu alvéolé pour un meilleur centrage des pions ; pions bi-concaves pour une meilleure préhension (en pratique ça se discute, car les alvéoles rendent plus difficile le retournement des pions) ; coins arrondis (choix purement esthétique, on aime ou pas)…
Avec Lansay ça sent à priori plus le recyclage que la refonte. Nous retrouvons peu ou prou les mêmes pions, le même plateau de jeu (les coins arrondis en moins), la couleur bleue pourrait passer pour un élément novateur mais Lansay a manifestement repris la couleur des derniers modèles Mattel vendus hors hexagone (version plastique que j’évoque plus haut). Bref, tout ça me fait dire que nous avons là un ersatz de Mattel qui aurait de surcroît usurpé son appellation « deluxe » puisque rien, dans ce qui nous est donné d’en voir, ne semble la justifier (où sont les matières nobles traditionnellement associées aux appellations « luxe » ou « deluxe » ? À ce compte imaginez la gueule du modèle standard…). Vous me direz, c’est purement marketing : il ne s’agit pas d’une appellation contrôlée (« Deluxe AOC » 😀 ), on pourrait aussi bien l’appeler « ultimate deluxe collector edition », ces appellations n’ont jamais été un gage de qualité, et c’est regrettable (ce serait intéressant de conditionner les appellations d’un jeu de société au respect de certaines normes ou matériaux de fabrication, en faire de véritables labels de qualité en somme).

Gageons que Lansay n’en restera pas là et se donnera les moyens de produire un modèle moins cheap et plus orienté jeu de compétition (i.e. résistant et fonctionnel, voire beau).
Rêvons une minute : un jeu approuvé / recommandé par la FFO qui aurait donné des conseils avisés aux designers Lansay pour une meilleure jouabilité. On en profiterait pour glisser une pub dans les boîtes de jeu, hop, mine de rien…
Du temps où Dujardin distribuait Othello (Dujardin a été racheté par TF1 Games en 2007 mais vend toujours le jeu sous le nom de son aïeul, Reversi, lequel est libre de droit), on trouvait une publicité de la FFO à l’intérieur des boîtes, c’est d’ailleurs grâce à ce leaflet que j’ai eu connaissance de la fédération et que j’en suis devenu membre (ça remonte au début des années 90, vous savez, quand nous n’avions pas encore Internet, l’antiquité quoi). Et lorsque Paul Ralle est devenu champion du monde (en 1984 à Melbourne, Australie), Dujardin collait sur les boîtes d’Othello des macarons dorés mentionnant le sacre du jeune Français.
Je crois savoir qu’à l’époque Dujardin filait chaque année une subvention à la fédé, pas des mille et des cents, faut pas déconner, mais on sentait bien l’idée d’une stratégie gagnant-gagnant.

En parlant de Dujardin, j’ai trouvé sur le site de l’INA cette pépite (1978) :


Notez que les jeux Dujardin (modèle Reversi donc), même combat, ça devient hyper tendu d’en trouver. Mais on ne s’en plaindra pas (mauvaise came, les pions cassent facilement, la feutrine se décolle…).

Le jeu idéal, à tout prendre, il existe déjà. L’emmerdement c’est qu’il vaut excessivement cher (31500¥ soit environ 315€) et qu’il est épuisé.
Ce modèle d’exception a été tiré à 200 exemplaires seulement pour commémorer le trentième anniversaire du championnat du monde d’Othello, en 2006 au Japon (à Mito plus précisément, ville natale de l’inventeur du jeu, Goro Hasegawa).
C’est Tsukuda qui avait produit cette petite merveille (toile sur bois, et pions vraisemblablement en bakélite) que je n’ai pas eu les moyens de m’offrir. J’en cauchemarde encore.

Naturellement, le marché japonais est beaucoup plus porteur pour Othello et le nombre de modèles disponibles est comparativement indécent. En voici quelques-uns, photographiés dans un des énormes centres commerciaux du quartier électrique (Akihabara, Tokyo), en octobre dernier.

Un facing entier pour les jeux d’Othello, impossible de passer à côté.
Il y en a de toutes les sortes et pour tous les goûts, quel pied d’avoir l’embarras du choix !
Voici le modèle classique de MegaHouse, y’a pas photo comme qui dirait. Notez le médaillon dans lequel apparaît Goro Hasegawa. Il s’agit du packaging 2011 : la photo du créateur est désormais sur toutes les boîtes pour commémorer le quarantième anniversaire du jeu.
La particularité de ce modèle est que les pions sont intégrés au plateau. Avantage : les pions sont toujours centrés, inamovibles, et donc ne tombent pas, ni ne s’égarent. Inconvénient (de mon point de vue) : on perd le plaisir du retournement sans véritable compensation, la manipulation peut même rebuter. Existe aussi en version poche.
On trouve également plusieurs modèles Reversi, voici le plus imposant (distribué par Hanayama), le plateau est au moins aussi grand que celui du modèle Tsukuda utilisé en tournoi. En revanche la qualité semble un cran au-dessous.
Deux modèles magnétiques qui ont rejoint ma collection perso : un 8×8 d’excellente facture (j’en avais acheté un en 2006, seul le packaging a changé) et un étonnant 6×6 qu’on réservera à l’usage des plus jeunes et des débutants (Le 6×6 a été résolu par Joel Feinstein), ou pour s’essayer à des parties moins ordinaires / formatées.
Une variante d’Othello développée par Goro Hasegawa avec des sections du plateau qui se déplacent et créent de nouvelles interactions (comme si c’était pas déjà assez compliqué), un peu à la manière de Pentago. Concept innovant ou tentation mercantile ? J’ai pas testé la bête, je ne peux donc pas vous donner mon avis, mais pour être franc ça ne me tente pas des masses.
Modèle bling-bling Fifty Cent. Du lourd. La notice conseille de prendre un antinauséeux avant de commencer une partie 😀
Une curiosité en format poche. Je l’ai pris en photo car le design m’a interpelé. Ce modèle fait la promotion de la Tokyo Sky Tree (tour de radiodiffusion de 634m dont la construction devrait s’achever au printemps 2012), mais s’agit-il d’un simple produit dérivé sans aucune autre spécificité ? Je ne saurais le dire. Si c’est une série limitée, il ne me surprendrait pas qu’on le retrouve sur Ebay dans quelques années, présenté comme un collector et vendu dix fois son prix d’origine.

Euh, merci à la boulette qui a servi de chevalet lors de ce shooting un peu hardcore (treize heures d’avion pour ces conneries de geek, il faut qu’elle me kiffe la boulette, et pas qu’un peu…).

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Jim Carrey dans ses œuvres. Irrésistible.

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Depuis que j’ai rejoint une cellule de management fonctionnel et que je n’ai plus de lien hiérarchique avec les personnes avec lesquelles on me demande de bosser, je me rends compte que je suis condamné à arrondir les angles, à chercher en permanence le consensus pour faire adhérer à mes projets, à jouer de mon entregent pour faire bouger un tant soit peu les lignes…
Je me mens à moi-même depuis tant d’années qu’on a sans doute vu en moi les qualités idéales pour ce poste.
Et quand j’en ai plein le cul, je me détends en matant cette vidéo sur le management façon Terry Tate :


« Tu sais qu’il faut une page de garde pour les rapports d’activité, Richard ! » 😀

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« La grippe, ça dure huit jours si on la soigne et une semaine si on ne fait rien. » Raymond Devos

Je m’étonne, avec tout ce ramdam autour de la grippe A, que personne n’ait encore déterré cette perle de Raymond Devos, clown et poète unique en son genre (on ne dira jamais d’un humoriste contemporain qu’il est l’héritier de Devos car, et c’est une distinction qui l’honore, il n’en a pas).

Parenthèse à part, la grippe A n’était pas au programme de Ce soir (ou jamais !), ce mardi 15 décembre.

Quand nous ne sommes pas occupés à en découdre au Backgammon, ma boulette et moi, il n’est pas rare que nous jetions un œil (voire les deux) à l’émission de Frédéric Taddeï, qui a le bon goût de porter un regard contradictoire sur les sujets qui font l’actualité. Le plaisir et l’intérêt qu’on y trouve sont à géométrie variable, selon les thèmes et les invités, forcément, ou selon qu’on a modérément ou trop mangé (je ne suis pas du genre accommodant en phase digestive, qu’on se le dise, quoique je m’adoucisse avec une verveine et une cuiller de miel…).
Le plateau de ce mardi 15 décembre, donc, était plutôt intéressant car il réunissait deux octogénaires merveilleux : Edgar Morin et Michel Piccoli. Des viocs en voie de disparition qui me font dire que c’est peut-être pas si mal, en fin de compte, de vieillir.
Edgar Morin a d’ailleurs dit le truc le plus sensé qu’il m’ait été donné d’entendre depuis qu’on nous rebat les oreilles avec cette putain de crise :

[SLVideoPlayer file=Edgar_Morin.wmv,width = 320,height = 213,shownavigation = false,image=Edgar_Morin.jpg, bufferlength = 5 /]

Pas mieux.

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En période de crise, et avant que la morosité ne nous gagne, il est urgent de s’appuyer sur des valeurs sûres :
« Luke, je suis ton père. »

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