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Merci à Poupy de me passer la main pour ce compte rendu, et ainsi relever un peu le faible niveau de son blog.
Pardon par avance à ceux qui le voulaient court.*

Une fois de plus, un échantillon de loosers s’est réuni pour une étape des LSOP. Une fois de plus (et même cette fois plus particulièrement), ils ont fait honneur à leur médiocre rang. Au passage, je les remercie chaudement pour avoir répondu présent à l’invitation.
Juliette, Céline et Alex, Aurél, Poupy et moi étions donc de la partie. Si cette édition s’est avérée être l’une des moins peuplées (et étant donné la taille de la baraque investie pour passer la nuit, il se serait forcément passé des trucs sales si nous avions été une douzaine), elle a aussi été l’une des plus extrêmes pour certains.

Au départ pourtant, tout était calé pour que cette étape se déroule au poil, le cul dans la graisse.
À peine posés le samedi midi dans la mini villa d’été de ma Bonne Maman (comprenez grand-mère) au cœur du Cap Ferret entre bassin et océan, on commence par aller s’engloutir un bon gros dwich chez Nounours, la plaque tournante des estomacs affamés qui aiment le style surf de l’adresse. Le temps est royal, la température aussi, on enchaîne avec la plage de la pointe.

L’eau est lisse comme l’huile, plutôt bien fraîche mais ça ne décourage personne et tout le monde finit par s’y coller (même Aurél, pourtant venu sans maillot). Bon ok, Juliette y va un peu à l’insu de son plein gré, mais seul le résultat compte après tout. On retourne squatter nos serviettes, bien décidés à profiter du soleil qui est au rendez-vous.
Puis très vite le lézardage devient sportif. De petites fourmis volantes complètement défoncées au crack nous attaquent et nous piquent à la volée, sans sommation. Elles sont clairement en surnombre, et visiblement extrêmement résistantes, Poupy peut témoigner : après avoir été capturée puis coupée en trois, la bestiole continue de chercher à piquer, sans jamais se détourner de son but. Un coup des chinois. Ou de Bartherotte.
Après un 50m nage libre avec le courant remporté par Aurél (c’est le caleçon, j’en suis certain), puis avoir tout essayé sur les insectes agresseurs (enfumage à la cigarette, poignée de sable dans les yeux, hypnose et autres systèmes d’auto-défense), on finit par abdiquer pour aller panser nos piqûres autour d’un bon apéro.

C’était sans compter la loose infaillible dont nous faisons preuve avec la plus grande application : une merde plutôt maousse costaud s’invite sous la semelle d’Alex au moment de monter en voiture. Fatal.
On pensait avoir fait le plus dur en rejoignant la cabane pour la fin de la journée, mais cette fois c’est de l’intérieur que la loose frappe : Céline est malade (vomit ses tripes en fait) et passe en mode survival la fin de l’après midi, mais s’en remet finalement et revient en meilleure forme pour le dîner (big up à elle pour sa résistance). On reste vigilants durant le repas, des fois qu’un hibou de trois mètres aurait décidé de venir tous nous bouffer. Vu notre aprem, on ne peut être sûr de rien.
Mais c’est le barbecue qu’il fallait surveiller en fait. Bilan : un kilo et demi de ribs flambées. On a frôlé la taxe carbone.
Le reste du dîner est plus safe (merci à Jul et Poupy pour la jolie poêlée) même si on regrettera le dessert maison que Céline avait gentiment préparé/oublié dans sa cuisine. Des regrets partagés par les foies des deux matous, restés à la maison avec le dessert pour le weekend.

Passons à la partie. Le magnum et les herbes de Provence s’étant invités eux aussi à la table de pok, disons que pêle-mêle, dans le désordre et bien touillé, cela doit donner à peu près un truc comme ça :
La partie débute par un duel direct Alex/Céline à tapis. Alex recave.
La coalition anti Vendé mise en place porte déjà ses fruits sans que nous n’ayons rien eu à faire, quelle veine. Il faut enfoncer le clou, et Jul rebuy dans la foulée, victime de dommages collatéraux. Céline reste tout de même bien en place, pas sa moitié.
Chose curieuse, je m’installe petit à petit devant, version dictateur, et ne laisse que des miettes.
Je crois qu’ensuite Jul rebuy de nouveau, puis Poupy et Aurél coup sur coup.
Alex, en deçà de sa valeur ce soir, est sorti par Jul.
À un moment je m’aperçois que je n’ai plus tellement de tapis. Deux heures de rebuy auront eu raison de moi et je finis par rentrer dans le rang, puis suis sorti par Jul. Les jetons ont changé de main et sont devant Poupy et Jul désormais.
Aurél, qui est resté un bon moment en mode survie, revient du diable vauvert. Pendant ce temps, une Jul « on fire » sort Céline.
Puis elle finit par craquer pour laisser le head’s up à Aurél et Poupy que l’on devine à peine derrière ses jetons.
Le temps de jouer une main, la messe est dite.

En résumé du résumé, les Vendé pas au mieux, même si Céline figure plutôt super bien étant donné son état de forme peu de temps avant, moi qui m’applique mais ne tiens pas la distance, Juliette carrément sans pitié qui sort la moitié de la table et qui passe tout près du head’s up, Aurél qui repousse les limites de présence à la table avec le moins de jetons possible (couillu le bonhomme), Poupy qui ne fait pas du Poupy et qui slowplay mais qui gagne toujours à la fin. Bref presque tout le monde a eu son moment de grâce, ce qui a donné une partie à rebondissements. Sauf pour le head’s up. Poupy n’a même pas laissé le temps du rebond.

En arrière plan du jeu, on a eu droit à des trucs assez curieux : des initiations réciproques de mots nouveaux et autres langages inconnus (Alex, Juliette et Poupy notamment), un hôte encore plus fumé que ses invités, qui est encore plus à l’ouest que d’habitude, qui oublie systématiquement qu’il est deal, et qui refuse de distribuer avant de quitter la table, affichant même le verso intime de son anatomie à l’assemblée**, histoire de montrer qu’il n’est pas rancunier.

Accélérons pour résumer le dimanche, en faisant comme le vent plein sud qui a soufflé sur cette journée : une balade matinale très agréable avec Céline et Alex pour aller toper les chocolatines ; leur jolie trouvaille pour l’apéro avec le rosé pamplemousse ; une bonne orgie de fruits de mer pour le déjeuner composée d’huîtres, de moules cuisinées « à la bonne maman », de crevettes bouquets, de grillades (merci Alex et Aurél) et d’une belle salade de fruits préparée par Poupy ; un nouveau challenge de Céline (qui, vous l’aurez remarqué comme moi, ne se refuse décidément rien***) avec une violente réaction dermique, l’auteur des symptômes étant resté mystérieux ; une partie de Qwirkle pendant que Juliette sieste deux bonnes heures, elle qui s’était levée un peu plus tôt pour l’apéro (ça fatigue tant que ça, de sortir ses adversaires au pok ?) et nous pouvons refermer la page de ce weekend succulent, rempli de bonne bouffe, de bonnes bouteilles, de petites souffrances et de grands rires, partagé dans un coin qui m’est cher, avec des amis qui le sont tout autant.

Tom

* Penser un jour à réutiliser cette phrase. Au féminin.
** Mes excuses aux joueurs pour ce moment d’égarement, je sais pas, la pression, le vin, la fumette, la lune, tout ça…
*** J’espère qu’elle reviendra quand même.

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